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Afrique du sud – Escroquerie
Football
Antoine, joueur professionnel d’origine camerounais de la première league sud africaine de football est au centre d’une affaire de filouterie.
Depuis le mercredi 9 septembre 2009, Mlle Amanda Greybe, une fonctionnaire et un de ses complices sont tombés dans les mailles de la police sud-africaine. Elle a été prise la main dans le sac alors qu’elle tentait d’extorquer Antoine Patrice un footballeur camerounais de 21 ans, évoluant à Bay United, un club de la première league sud-africaine alors qu’il voulait prolonger son permis de travail au pays de Nelson Mandela.
Antoine Patrice, avait initialement fait une demande pour obtenir un permis de travail au bureau des services extérieurs du ministère des affaires intérieures, sis à la rue Anderson de Johannesburg. Au moment de remplir son formulaire, il a été approché par un autre camerounais qui va le proposer le concours d’une autre relation vers lequel il va le conduire à Yeoville. L’assurant que c’est un agent des services d’immigration qui pourrait faciliter l’obtention de ce sésame en 15 jours pour un montant de 3 500 Ran (environ 165 000 Fcfa).
Tout au long des 15 jours, le pseudo agent d’immigration devient inaccessible, à chaque coup de fil, il se rend indisponible prétextant toute sorte d’excuses. Et portant même ses prétentions à 4 500 Ran (environ 215 000 Fcfa). Antoine paie le reliquat, c’est alors qu’il va fondre dans la nature.
Dans son désarroi, le camerounais va rencontrer une autre victime de son bourreau, c’est alors qu’ils vont déposer un recours au poste de police Yeoville qui va ouvrir les recherches. Mis aux arrêts, le pseudo-rabatteur, de 36 ans, va alors dénoncer dame Amanda Greybe, 38 ans, fonctionnaire en service au bureau d’immigration de L’East Rand. Le ministère des affaires intérieures et la police de Springs vont alors mettre en place un traquenard qui va permettre de prendre la fonctionnaire dans le mil à son lieu de travail dans Springs sur l'East Rand. A travers un coup de fil téléphonique, ils sollicitent le même service et elle réclame la somme de 5 000 Ran (250 000 Fcfa) pour leur livrer le précieux sésame.
Une perquisition à son domicile a permis de trouver des objets compromettant et qui ont conforté les fins limiers sur ses activités de fabrication frauduleuse des titres de séjour et de travail. Les deux complices ont été inculpés pour fraude. Le porte-parole de la police de Springs qui s’est voulu peut disert a tout simplement reconnu que «son domicile ressemblait à une transposition des services d’immigration.» Avant de poursuivre que «La police s’est engager à opérer davantage d'arrestations dans ce milieu poreux.» Pour sa part, Cleo Mosana, porte parole du ministère des affaires intérieures, a déclaré que : «Nous nous sommes engagés à éradiquer la corruption dans ce département ministériel. Nous demandons instamment au public de signaler les fonctionnaires corrompus afin que nous puissions arrêter un plus grand nombre.»
M. N. NJOG, à Johannesburg