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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Abandonné par son employé après un accident

Accident de travail - Zone portuaire

A la suite d’un accident de travail au cours de laquelle, le pied de Jean-marie Tchoupe  a été écrabouillé, Ferdinand Mbarga, le Pdg de la Sonac est accusé par la famille de la victime d’avoir abandonné l’accidenté.

 

Ce mardi 21 juillet 2009, Jean-Marie Tchoupé devrait subir une intervention chirurgicale qui doit l’amputer d’un troisième orteil du pied droit à l’hôpital de la garnison militaire de Douala-Bonanjo. Pour cela, la famille devra débourser 300 000 Fcfa qu’elle n’arrive toujours pas à collecter. Ferdinand Mbarga, le patron de la victime n’entend plus débourser le moindre sou pour les soins de son  employé accidenté. Prise au dépourvu, la famille a multiplié des démarches auprès des plus hautes autorités administratives et des forces du maintien de l’ordre de la région pour ramener Ferdinand Mbarga à des meilleurs sentiments, sans aucune suite favorable. En attendant que les bonnes volontés se manifestent et volent au secours de l’accidenté, cette famille en détresse et dans le dénuement ne sait plus à quel saint se vouer.

C’est le 16 avril dernier, aux environs de 16 heures au lieu dit Port Gabon dans la zone portuaire Sud, que Jean-Marie Tchoupé a été victime de son accident de trvail. Une grue louée par la Sonac effectue la manipulation du fret de plusieurs centaines de kilogrammes. Pendant la manoeuvre, une charge retombe malencontreusement et échoue sur le pied d’un agent au sol, le nommé Jean-Marie Tchoupé. Ce dernier s’en tire avec le pied droit écrabouillé. Transporté aussitôt à l’hôpital de la garnison, le pied a été partiellement reconstitué, mais la gangrène va entraîner l’amputation d’un orteil. Le certificat médical établi par le médecin parle d’une incapacité temporaire de travail (Itt) de 6 mois. La facture de cette première intervention coûte 448 950 Fcfa que paye Ferdinand Mbarga, le Pdg de la Sonac, une société spécialisée dans la consignation, l’aconage, l’assistance maritime internationale au terminal zonal Ava du Pad  et dans le transport maritime des marchandises et personnes sur la ligne Douala-Bata avec ses deux bateaux Ramadan III et IV.

 

Le désespoir

Par la suite, le patron de la Sonac abandonne son employé. La famille sollicite avec l’entregent des officiers supérieurs de la gendarmerie la Brigade du Port Sud qui se saisit de l’affaire. Elle va d’emblée déplorer le fait que cette accident n’a jamais été déclaré afin qu’une enquête soit ouverte pour faire la lumière sur les circonstances qui l’ont entouré. Elle contraint ainsi Ferdinand Mbarga, le 22 avril 2009, à payer une deuxième facture des soins d’un montant de 126 000 Fcfa. Depuis lors, le patron de la Sonac a pris la clé des champ reefusant de prendre en charge les frais des soins de son employé toujours interné à l’hôpital d la garnison. Malgré une relative amélioration, la gangrène envahit progressivement les blessures. C’est ainsi qu’une deuxième intervention chirurgicale entraîne l’amputation d’un deuxième orteil, pour laquelle, la famille a déboursé le somme de 172 500 Fcfa. Résidant à Edéa, elle s’emploie malgré cette distance à fournir une assistance physique au malade pour tous ses déplacements et ses besoins de vie. Les derniers contrôles de routine viennent de conduire au dépistage d’une autre gangrène sur un troisième orteil et nécessite une amputation urgente. Le coût de l’opération est fixé à 300 000 Fcfa. Toutes les démarches auprès du patron de la Sonac se sont soldées par une fin de non recevoir.

Ce dernier se recroqueville sur le fait que l’affaire a été portée devant les tribunaux et qu’il serait judicieux d’attendre la décision de justice. Pourtant la famille dit n’avoir engagé aucune procédure judiciaire contre lui. Néanmoins, elle soupçonne le Pdg de Sonac d’être d’intelligence avec la Brigade de gendarmerie du port Sud qui a unilatéralement décidé de transférer le dossier devant le procureur de la République sachant que la procédure judiciaire prendrait du temps pour être mise en mouvement. Alors que la famille continue de prôner la conciliation et ne souhaite rien d’autre que la prise en charge de son parent. Le patron que nous avons joint au téléphone vendredi dernier nous a dit être dans l’indisponibilité de nous recevoir avant ce mardi parce qu’en partance pour un voyage. Sa version des faits reste donc toujours attendue. 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

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