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Sport – Coupe du monde 2010
Afrique du Sud
Au pays de Nelson Mandela le mercure monte allègrement au fil des jours. Aucun acte n’est plus posé s’il ne contribue à la réussite de cet événement mondial. Highway Africa 2009 n’a pas dérogé à la règle.
La plus grande rencontre des journalistes et médias de l’Afrique, Highway Africa 2009 s’est achevé le mardi 8 septembre 2009 après quatre jours d’intenses travaux. Pendant lesquels, 570 participants venant de 43 pays ont échangé autour du thème : «La couverture de l’Afrique en 2010, développement et démocratie» par des débats riches et passionnés. Pour Chris Kabwato, directeur exécutif de Highway Africa 2009 : «ce thème et ses sous- thèmes ont été choisis parce que ce sont les questions brûlantes du moment. L’objectif était de concentrer les débats sur le contenu de l’information plutôt que sur les nouvelles technologies utilisées dans les médias au service de l’info.» La couverture médiatique de la prochaine Coupe du monde 2010 que l’Afrique va accueillir pour la première fois, à travers l’Afrique du Sud a occupé une place prépondérante pendant Highway Africa 2009.
Dimanche 6 septembre 2009, le bal est ouvert avec la visite organisée à Port Elizabeth du Nelson Mandela Bay stadium par la société de téléphonie mobile Mtn. Les participants du Highway Africa 2009 ont été transportés par bus de Grahamstown pour la ville de port Elizabeth. Après deux heures de route et une visite guidée du Nelson Mandela Bay stadium, un cocktail sera offert dans la salle de presse dudit stade. C’est alors que débutent les allocutions. Le maître de cérémonie Putco Mafani a d’abord ravit le public avec une imitation de Nelson Mandela. Dominic Bonnesse, l’architecte des plans du stade va faire la description de ce stade et de ses atouts. Le discours le plus apprécié fut celui de Danny Jordam, président du Comité d’organisation de la coupe du monde. Dans une présentation vivante, il a rappelé les étapes parcourues jusqu’à la nomination de l’Afrique du Sud pour la Coupe du monde 2010. Il sera aussi projeté les images les plus récentes de l’état de construction des dix stades de la coupe du monde 2010. On pourra constater que dans l’ensemble les constructions sont terminées à 90%, «il ne reste que la verdure extérieure des stades», affirme Putco Mafani.
Et Danny Jordan de s’offusquer de ce que les journalistes en général et africains en particulier ne relèvent pas la particularité des dix stades de la Coupe du monde 2010 qui sont les meilleurs au monde, aussi bien sur le plan architectural que sur le plan de la capacitation et même de la flexibilité. On appréciera par exemple celui du Durban stadium, une arche longue de 350m en forme de Y comme la lettre qui barre le drapeau de l’Afrique du sud, symbole de l’unité d’une nation longtemps divisée. Durban Stadium sera l'un des plus éblouissant stade dans la Coupe du monde 2010, avec une vue sur l'océan Indien. Le stade a une capacité de 70 000 places, et peut être étendu à 85 000 places pour des événements comme les Jeux olympiques ou les Jeux du Commonwealth. Les spectateurs, les plus audacieux pourront traverser le stade par un passage aérien sur le toit du stade en gravissant 550 marches raides sur 116m.
Les défis
Le lundi 7 septembre, une discussion sur l’organisation de la Coupe du monde 2010 a permis à un panel d’intervenants (Comité d’organisation et les sociétés sponsors tels que Mtn) d’échanger avec les participants sur la manière dont il est impératif que les journalistes et les médias africains devront contribuer à la réussite de cette Coupe du monde 2010. Surtout que 18 000 journalistes sont attendus et 43 000 touristes. «Vous allez porter l’image de l’Afrique et de l’Afrique du Sud dans le monde entier. Il y a ceux qui viendront en visiteurs et ceux qui viendront avec conviction, lequel êtes vous? », Danny Jordan a ainsi interpellé les journalistes. Les questions sur les problèmes de sécurité seront aussi revenues lors des interventions. Le Co a tenu à dédramatiser ce qu’elle a qualifié d’une psychose entretenue par une certaine presse européenne. Tout en rappelant que l’Afrique du sud n’est pas le pays où l’insécurité bat le plus les records dans le monde. «Il n’y a pas plus d’insécurité en Afrique du sud qu’aux Etats-Unis qui a accueilli la Coupe du monde 94», rappellera un membre du CO. Au sortir de la Coupe des confédérations de décembre 2008, Sepp Blatter le président de la Fifa a dit qu’il était satisfait de l’état d’avancement des préparatifs du comité d’organisation de la Coupe du monde 2010 et que les problèmes d’insécurité et transport sur lesquels des réserves avaient été émises ne sont pas insurmontables. A cet effet, le gouvernement sud-africain a débloqué 1,3 milliard de Ran (environ 65 milliards de francs cfa) pour résoudre ses problèmes. 42 000 policiers d’élites sont entrain d’être formées à cet effet pour garantir la sécurité dans et en dehors des stades.
Pendant deux jours, parmi la quarantaine des séminaires et ateliers, Mtn et la fondation de l’Agence France presse (Afp) ont organisé deux sessions sur le challenge de la couverture de la Coupe du monde 2010. Les questions soulevés ont porté sur : - Comment l’Afrique relayera-t-elle l’histoire de la Coupe du Monde 2010? - Quelle technologie les médias déploieront-elles pour la rapporter et la diffuser ? - Quelles sont les moyens qui seront mis pour permettre aux journalistes de relayer de manière adéquate cet évènement? - Comment l’identité des politiques impacte-t-elle sur le format dans lequel 2010 sera diffusée par les médias? - Quelle infrastructure numérique est mise en place pour la diffuser ? - Quelles stratégies sont mises en place pour permettre aux journalistes des radios et télévision de diffuser 2010 sur le continent? - Quels programmes de formation devraient être développer par les organisations des média pour équiper les professionnels des medias pour assurer la meilleure couverture? - Quelle sera l’influence de la blogosphère africaine et autres nouvelles plateformes médiatiques pour garantir une couverture vibrante de 2010? - Quelles autres informations pourront être traitées autour de la Coupe du monde 2010?
La fibre optique
A toutes ses interrogations, des débuts de solutions ont été apportés. Les organisateurs ont promis de multiplier des séminaires pour le renforcement des capacités des journalistes et des médias digitaux. Mtn, la première entreprise africaine à sponsoriser une Coupe du monde dit s’employer pour faire vivre ce plus grand spectacle du monde à la majorité des africains. En offrant aux abonnés des services qui permettront à ceux qui n’auront pas pu obtenir un ticket de suivre les matches à partir de leur téléphone mobile, mais aussi des alertes de but en temps réel. «Il reste beaucoup à faire pour que cet objectif soit réalisé», reconnaîtront les responsables de Mtn. Notamment le déploiement de la fibre optique dans les différents pays où elle est installée. Pour Danny Jordan, «nous ne nous imaginons pas ce que va vivre l’Afrique en 2010 avec l’organisation de la coupe du monde. Il n’est pas évident nous allons encore vivre cela dans nos années de vie. La coupe du monde 2010 n’est pas une affaire de l’Afrique du sud uniquement mais de toute l’Afrique.» Le compte à rebours est déclenché. Le décompte se fait sur les tableaux électroniques posés sur tous les coins et recoins de l’Afrique du sud. Nous sommes aujourd’hui à 269 jours du début de la coupe du monde 2010. Et le recrutement des volontaires a été clos hier dimanche 13 septembre 2009. Le Cameroun sera-t-il à la pointe de cette technologie au moment opportun ?
Mathieu Nathanaël NJOG, à Grahamstown en Afrique du sud