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Afrique du sud – Highway Africa
Médias
Vivement que la 14ème édition de l’année 2010 soit encore plus grande, ont souhaité tous les participants à la clôture de ce forum continental des journalistes et médias.
La plus grande rencontre des journalistes et médias de l’Afrique, Highway Africa 2009, a mis la clé sous le paillasson mardi 8 septembre 2009 après quatre jours d’intenses travaux. Les participants ont échangé autour du thème : «La couverture de l’Afrique en 2010, développement et démocratie». Les débats ont été riches et passionnés. Pour Chris Kabwato, directeur exécutif de Highway Africa 2009 : «ce thème et ses sous- thèmes ont été choisis parce que ce sont les questions brûlantes du moment. L’objectif était de concentrer les débats sur le contenu de l’information plutôt que sur les nouvelles technologies utilisées dans les médias pour diffuser l’info.» A cet effet, les délégués des différents pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie se sont appesantis sur comment couvrir le développement et la démocratie en Afrique. Surtout qu’en 2010, l’Afrique du Sud accueillera la coupe du monde de football de la Fifa pour la première fois. «Il est impératif que le journalisme et les médias africains définissent comment l’histoire de 2010 sera contée», a interpellé les membres du comité local d’organisation de la coupe du monde 2010. Car, la Highway Africa conférence 2009 a été une célébration et une interrogation du journalisme et des médias sur leur rôle dans le sport, l’identité et l’avenir du continent.
Sur les questions soulevées, il a été prescrit aux professionnels des médias de veiller à séparer les faits et lds opinions ; les faits et des réalités ; mettre l’accent sur la création des emplois et la réduction de la pauvreté ; au milieu de vie et aux conditions de vie des populations. Les participants sont arrivés à la conclusion qu’il ne peut y avoir de démocratie sans développement économique. «Car la priorisation des dépenses peut être mal perçue au regard des attentes», souligne un panéliste. Pour atteindre cet objectif, les participants devront mettre à profit les outils du numérique pour poursuivre les échanges. Car, au-delà d’une conférence, Highway Africa est une tentative pour construire un réseau d’échanges entre professionnels de l’information.
Impact des langues et Tic
A cet effet les participants ont eu droit à un renforcement des capacités avec l’intervention des experts pour les accompagner dans l’instauration des processus de démocratie solide pour un développement efficient. Mais aussi à oeuvrer à l’intégration et à la protection des femmes dans les cercles de décision, mais aussi dans la lutte contre les pandémies. L’impact des radios communautaires et du journalisme citoyen utilisant les Tic démontent progressivement le monopole des grands médias sur les informations en publiant en temps réel et en atteignant une audience mondiale via Internet. L'impact de leur travail commence juste à être senti par des journalistes professionnels du fait des sujets d'actualité qu'ils couvrent.
Pour cette raison, l’un de ses véritables problèmes et principaux challenges à relever dans les années à venir est la barrière linguistique entre les langues officielles parlées en Afrique. «Jusqu'à présent nous n’avons pas vraiment réussi à provoquer un dialogue entre ceux qui parlent français et ceux qui parlent anglais », affirme Chris Kabwato. Toutefois, il dit que cela fait partir des chantiers de l’avenir. «Mais je suis confiant que nous y arriverons grâce à notre collaboration avec l’ambassade de France et l’Organisation international de la francophonie, qui font partir des partenaires dont l’apport est important dans l’organisation de ce rendez-vous continental annuel», rassure-t-il.
En effet, ces deux partenariats ont été encore plus renforcés cette année, avec un apport important de matériels dans les deux langues. Notamment l’aspect traduction. «Mais l’objectif est d’arriver à produire l’ensemble de notre documentation en anglais et en français », soutient Kabwato. En outre, reconnaît-il, «il serait aussi nécessaire d’avoir au moins un francophone dans le comité d’organisation de Highway Africa. À ce moment là, les choses commenceront vraiment à changer.». Au delà de la communauté francophone, Highway Africa accueille également quelques représentants de l’Afrique lusophone sans oublier les représentants d’Afrique de l’Est et leurs délicieuses langues officielles locales, telle que le Swahili.
En tout cas, si Higway Africa est l’autoroute continentale pour la contribution des journalistes et des médias à une Afrique meilleur, il faut rappeler que 570 participants venus de 43 pays l’ont emprunté cette année pour améliorer les contenus des nouveaux médias, pour apporter une contribution efficace à l’éducation et à la formation des populations.
Mathieu Nathanaël NJOG, à Grahamstown en Afrique du sud