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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Menace de pollution au large de la station balnéaire de Kribi

Pipeline Tchad-Cameroun 

 

Un déversement de pétrole d’un terminal de l’oléoduc conduisant le fuel sur le pipeline Tchad-Cameroun s’est produit dans la nuit de mercredi 21 à jeudi 22 avril 2010 au large de la station balnéaire de la ville Kribi au sud du Cameroun. Sale temps pour la biodiversité marine dan le monde.

 

L'incident a été révélé par la chaîne locale FM City radio émettant en modulation de fréquence sur 96,52 dans la mi-journée de jeudi 22 avril.  Un déversement de pétrole probablement non-accidentel, si on en croit les responsables de la Cotco est survenu en pleine mer et créant une véritable menace pour la station balnéaire de Kribi. Selon les responsables de la Cameroon oil transportation company (Cotco), la Compagnie pétrolière qui gère le pipeline pétrolier Tchad-Cameroun, il s’agit  d'"un incident en mer", survenu à l'occasion du chargement du fuel dans un tanker de la plate-forme de Cotco. L’origine serait mise sous le compte des mauvaises conditions climatiques. Un important vent aurait provoqué la déconnexion du flexible et le pétrole (brut léger) a coulé sur le tanker avant de s'écouler dans la mer.

Face à cette menace environnementale, le préfet de l’Océan François Vilon a aussitôt mis sur pied une cellule locale de crise qu’il dirigeait personnellement. Et en compagnie du commandant  la Base navale, et du renfort venu de la Base navale de Limbé, les mesures ont été vite prises pour sécuriser le périmètre maritime ainsi menacé. En effet, Pendant cette opération, les autorités ont organisé des patrouilles en mer et ont invité les populations installées le long de la côte à signaler toute trace de pétrole. Il a survolé la zone de l'incident vendredi en compagnie de son état-major, et ont à la suite de cette inspection affirmée que la quantité de pétrole (déversée) n'était pas très importante. D’ailleurs, la compagnie Cotco s’est aussitôt activée à disperser "la nappe de fuel" avec un "produit approprié" d’autant qu’elle représentait une véritable menace pour la station balnéaire puisque le Tanker était à 12 km de la côte à Kribi.

Il faut dire qu’il s'agit là du deuxième déversement de pétrole au Cameroun depuis la mise en service du pipeline Tchad-Cameroun en 2003, géré par la Cotco sans avoir de compte à rendre à quiconque, même pas au Comité camerounais de suivi du pipeline s’est indigné Valery Nodem, responsable du réseau de lutte contre la faim au Cameroun (Refula). Rappelons que  l'oléoduc Tchad-Cameroun, long de 1.050 kilomètres,  a été construit pour relier les champs pétrolifères de Doba, dans le sud-ouest tchadien, au terminal maritime camerounais de Kribi au sud Cameroun.

 

Marées noires en série !

La loi des séries. Comme un malheur ne vient jamais seul, l’on enregistrait ainsi une deuxième marée noire en moins d’une semaine. Après le golfe du Mexique, c’était autour du Cameroun, quelques jours après qu’un cargo chinois ait provoqué une autre catastrophe au large de la Grande Barrière de Corail. Le samedi 3 avril, le cargo chinois s’est échoué provoquant une nappe de pétrole de 3 kilomètres de long et étouffant la biodiversité marine. En Louisiane, aux Etats-Unis, on craint un rapprochement des nappes de fuel qu’une trentaine de navires tente de contenir… C’est dire qu’en moins d'un mois, ce sont trois marées noires qui ont souillé les eaux du globe. Celle sévissant actuellement dans le Golfe du Mexique est due à l'explosion qui a fait couler une plateforme pétrolière de la compagnie britannique BP, avant de partir en flammes. Malgré l’intervention acharnée de navires tentant d’éteindre l’incendie, la plateforme d’extraction de pétrole a sombré dans les eaux du Golfe provoquant une importante marée noire. Une nappe de 32 km2 dérive actuellement à une soixantaine de kilomètres au large de la Louisiane. D’autre part, sur les 126 employés présents sur la plateforme au moment du drame, 17 ont été blessés et 11 sont portés disparus. Pour résoudre la situation, BP étudie actuellement les deux possibilités qui s’offrent à elle : soit colmater les brèches avec du matériel existant, soit injecter du ciment dans les conduits ébréchés.  Sale temps pour la biodiversité marine !

 

André Som, article publié dans l'hebdomadaire Aurore Plus

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