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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Lissom Lissom, Forever

Nécrologie

Le confrère de Cameroon tribune décédé le 30 octobre 2009 sera inhumé le 15 novembre 2009.

 

«Après neuf mois de combat d’une douleur à la poitrine, Benjamin sera vaincu. Et ce n’est que neuf jours plus tôt que les médecins vont découvrir qu’il avait une masse pondérale qui s’était développée entre le cœur et le foie qu’ils ont qualifié de cancer ». Ainsi raconte, éplorée,  Claude son épouse. Cette dernière, qu’il comblait toujours d’éloges et dont il parlait avec beaucoup d’égard. Elle lui est restée très présente dans les moments de joie et de souffrance. C’est une épouse très affectée par le décès de son époux qui essaie autant que les forces le lui permettent encore, d’accueillir les amis et visiteurs qui viennent partager la compassion d’une famille de quatre enfants qu’elle devra désormais élever toute seule en jouant le double rôle de père et de mère.

Depuis le début d’année, Benjamin a eu une présence intermittente à son lieu de travail. Malgré la grande douleur qu’il ressentait dans la cage thoracique, il ne cessait de faire des efforts pour reprendre de temps en temps le travail, et particulièrement le terrain qu’il aimait tant. Ecumant notamment les palais de justice où aucun couloir, ni bureau de magistrat ou d’avocat ne lui était inconnu. Alors qu’il espérait reprendre du service dans les semaines à venir, il a fini par succomber à un vilain cancer qui s’est  soigneusement caché pour ne se dévoiler qu’au  dernier moment. Vendredi 30 octobre dernier ; il s’éteint à l’hôpital général de Douala en début d’après-midi. La nouvelle se repand dans la ville et dans les milieux de la presse comme une traînée de poudre. C’est la grande consternation.

La confrérie apprend alors les conséquences de notre manque de solidarité, car pendant toute sa maladie, à l’exception d’une maigre poignée qui ne ferait pas les doigts d’une main, il a été abandonné à son triste sort. Même lorsque l’on découvre qu’il est atteint d’un cancer et qu’il est contraint à une évacuation, les confrères n’ont pas été là pour palier à une couverture sociale et médicale dont ne bénéficient toujours pas les professionnels des médias. «Ce que je voudrais constater, pour le déplorer, c'est ce manque de solidarité qui caractérise notre milieu », lance Cyriaque Ebolé Bola dans un échange en ligne. Avant de poursuivre «Dans quelques jours, certains parmi nous iront enterrer Lissom. Et après ? Et après, chacun reprendra ses activités normales et la vie va continuer. A-t-on pensé à la veuve et aux orphelins ? Pouvons-nous, pour une fois, nous engager fermement à les accompagner dans leur nouveau quotidien, qui comme je l'imagine, risque d'être au moins triste ? Pouvons-nous, au-delà des larmes, pérenniser l'œuvre de ceux qui ont marqué la profession…?
Je voudrais juste que ce triste événement soit, pour nous, l'occasion de nous pencher sur notre condition et ce qui peut survivre à notre œuvre sur terre.»
Effectivement le programme des obsèques a été arrêté par la famille, ce sera les 13 t 14 novembre prochains, respectivement avec la levée de corps et la veillée à son domicile, puis le lendemain l’inhumation à Douala.

A 52 ans, Benjamin Lissom Lissom, qui gardait la mine éternellement jeune, réclamait près de 25 ans de métier. Il range sa plume en laissant derrière lui un héritage énorme dans une profession où il parlait avec autorité. Outre le fait d’avoir parrainé l’entrée de plusieurs journalistes dans  la presse, il est de ceux qui ont marqué d’une empreinte indélébile les chroniques judiciaires dans la presse écrite. Médias écrits où il a occupé les plus hautes fonctions dans une rédaction, non sans avoir été directeur de publication d’un journal spécialisé dans les faits de palais. Cette grande expérience l’a conduit dans plusieurs rédactions. Du journal Le Combattant où il a fait ses débuts, en passant par Le Messager, Dikalo (Bleu), Challenge Hebdo, la Détente pour finir au quotidien à capitaux publics Cameroon tribune.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

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