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L’Archidiocèse de Douala qu’avait hérité Mgr Christian Tumi en 1991

HISTORIQUE           

Le Cardinal Tumi est nommé Archevêque métropolitain de Douala alors que la ville est secouée par des batailles ethnico-tribales de succession de son prédécesseurs

 

Au moment où la province ecclésiastique de Douala s`apprête à faire ses adieux mérité au tout 1er Cardinal de l’Eglise catholique romaine du Cameroun, rappelons que le Diocèse de Douala, siège de la province ecclésiastique est le plus petit et le plus peuplé des six de la province ecclésiastique éponyme. Mais aussi le plus difficile à gérer au regard des contingentes extrareligieuses. Son territoire recouvre la métropole économique du Cameroun avec une extension sur la paroisse de Yingui (dans le département du Nkam), la seule située hors de la ville de Douala. Sa superficie est de 23 000 Km2 pour plus de 3 000 000 d’habitants et un peu plus de 700.000 fidèles catholiques répartis dans 42 paroisses dirigées par plus de 120 prêtres et plus de 200 catéchistes. Le clergé diocésain est aidé dans sa tâche par les Pères du Saint-Esprit, les Jésuites, les Xavériens, les prêtres Fidei Donum et même les Pallotins.

Pour la petite histoire, l’Archidiocèse de Douala est écrite par les premiers missionnaires Pallotins allemands. Ce sont les Pères Vieter, Walter, le séminariste Kloster Neckt, les Frères Hierl, Ulrich, Hermann, Mohr et Hofer. Dès leur installation à Douala le 25 octobre 1890, ils se sont aussitôt lancés à la construction de nombreuses églises sur le littoral camerounais. C’est ainsi que voient le jour, les églises de Mariembreg (1890); Kribi et Edéa (1891); Douala (1898); Grand-Batanga (1900); Ngo-Vayang (1909); Déido (1913) et comme poste secondaire de Douala, celui de Dibombari. A Douala, les Pallotins s’installent sur l'autre extrémité du plateau Akwa sur l'axe le reliant au plateau Joss. Après la deuxième guerre mondiale, les spiritains français remplacent les missionnaires allemands en 1916. Ils construisent la Cathédrale Saints Pierre et Paul à côté de la première église de Douala. Les travaux débutent vers la fin des années 1930 et l’inauguration à lieu en 1936.

Aujourd’hui la Cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala est le siège de la province ecclésiastique métropolitaine de Douala. Cette dernière couvre les régions du Littoral, de l`Ouest et une partie du Centre. En effet, elle rassemble désormais six diocèses. Par ordre d’ancienneté Douala, Nkongsamba, Bafoussam, Edéa, Eséka, et la plus récente, le diocèse de Bafang. L’Archidiocèse de Douala, est l`une des plus anciennes du pays. Devenu Préfecture apostolique à la suite de la division du Vicariat de Yaoundé le 31 mars 1931, elle va subir plusieurs évolutions historiques. Vicariat apostolique en 1932, elle va devenir diocèse autonome le 14 septembre 1955. Il est dirigé par Mgr Pierre Bonneau avec comme Evêque auxiliaire Mgr Mongo, le deuxième camerounais après Mgr Paul Etoga. Il sera même le premier Evêque résidentiel puisqu’il succède à Mgr Bonneau, décédé en 1957. Le 12 décembre 1969, ce sera la nomination de Mgr Simon Tonye comme coadjuteur de Mgr Mongo. Ce dernier démissionne quelques années après pour des raisons de santé et se retire à la paroisse Christ-roi de Logbikoy près du rocher de Ngok-Lituba où il mourut le 17 mars 1988. Son coadjuteur, Mgr Simon Tonye lui succède donc immédiatement comme Evêque titulaire.

 

Des batailles ethnico-tribales permanentes

C’est le 18 mars 1982 que le Diocèse de Douala est érigé en Archidiocèse et Mgr Simon Tonye en devient le 1er Archevêque. Le 22 mars 1983, il éclate pour donner naissance à deux Diocèses (Edéa et Eséka). A la suite de la démission de Mgr Simon Tonye, c’est alors que Mgr Christian Tumi, élevé Cardinal par Jean Paul II le 28 juin 1988 après huit ans d’épiscopat lui succède à la tête de l’Archidiocèse et la province ecclésiastique en 1991. Venant mettre fin à des batailles ethniques et tribales des prélats. En février 1999, un Evêque auxiliaire en la personne de Mgr Dieudonné Bogmis est nommé auprès du Cardinal Christian Tumi. Sa nomination comme Evêque du diocèse d’Eseka en décembre 2004 va susciter des guéguerres de positionnement au sein du clergé. Une guéguerre aux allures tribales comme celle que le régime va entretenir avant la mutation du Cardinal Christian Tumi à Douala. Elle va s’exacerber en décembre 2005 après le refus de Rome de valider la démission sollicitée en janvier 2005 par le cardinal Christian Tumi. Cette succession est déjà enclenchée avec la nomination le 3 novembre 2007, par le Pape Benoît XVI de Mgr Samuel Kleda comme Archevêque coadjuteur de Mgr Christian Tumi. Ce qui va le permettre de remplacer valablement Son Eminence le Cardinal Tumi, et deviendra le 3è Archevêque métropolitain de Douala.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

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