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ARCHIDIOCESE DE DOUALA
L’œuvre pastorale du Cardinal Christian Tumi a permis à l’Archidiocèse de Douala de redorer son blason. Il a permis de concilier la mission évangélique et humanitaire de l’église.
Des 1991 à son arrivée comme archevêque métropolitaine de Douala à sa mise en retraite en 2009, les prêtres et laïcs sont unanimes qu’au cours de sa pastorale, l'église catholique romaine s'est rapidement développée, enrichie d'institutions et de centres de formation, d'écoles maternelles et de dispensaires. Avant son mort, le feu Cardinal Christian W. Tumi nous avait confié qu’il est grandement satisfait de ses réalisations. D’emblée, l’un des motifs de fierté du prélat, c’est le nombre de prêtres qu’il a ordonnés à Douala. «La fierté d’un évêque, c’est d’avoir un clergé assez jeune. J’ai ordonné la majorité des prêtres de ce diocèse », confiait-il. Mais aussi de la bonne relation entre le Diocèse de Douala et les autres Diocèses de la province ecclésiastique de Douala. C’est ainsi que sous sa pastorale, le Diocèse de Douala avait donné une voiture au séminaire de Mbanga. L’autre motif de satisfaction est inéluctable d’être décédé dans la résidence de retraite qu’il occupait. C’est une petite villa construite dans l’archevêché et dont il avait engagé les travaux avant sa mise en retraite et que son successeur Mgr Samuel Kléda a achevé comme maitre d’ouvrage en 2010.
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315 millions FCFA pour achever ses oeuvres
Mais avant, le Cardinal Tumi s’est illustré pendant ses 18 ans à l’Archidiocèse de Douala comme un accélérateur de développement tellement ses réalisations son nombreuse. On se souvient que dans la perspective de son imminente mise à la retraite en 2007, il va lancer une quête collective dans l’ensemble de l’Archidiocèse de Douala afin de parachever les œuvres et bien d’autres en chantier. A cet effet, une grande Kermesse sera organisée dans le but de récolter les fonds 315 millions FCFA au profit des œuvres socio-caritatives (construction de deux hôpitaux et dispensaires, réfection et construction des écoles, …). Même si plusieurs de ses chantiers ont été achevés avec comme maitre d’ouvrage son successeur Mgr Samuel Kléda, une cartographie de l’offre socio-caritative de l’Archidiocèse de Douala au moment du passage de témoin était constituée de 51 écoles primaires et maternelles, 13 collèges d’enseignement secondaire (général et technique), 15 structures sanitaires parmi lesquelles trois centres spécialisés de soins de santé mental, d’accompagnement des personnes porteurs du Vih/Sida, des endémies telles que la lèpre et la prise en charge gratuite de la tuberculose. Mais surtout de 02 dispensaires qui ont été élevés en 2006 au rang d’hôpitaux. Il s’agit de l’hôpital Saint-Albert le Grand de Bonabéri et l’hôpital de Notre-Dame de Logpom dont il faut encore relever les plateaux techniques pour répondre au nouveau statut. Mais aussi de plusieurs dizaines de centres de réinsertion sociale des jeunes issus des couches défavorisées.
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1,5 milliards FCFA d’investissement
il n’en demeure pas moins qu’à son actif on peut citer, la signature très controversée avec une société de pari en 2002 du contrat du bail amphithéâtrique de 38 millions FCFA d’une parcelle de terrain en face de la poste d’Akwa pour érigé un immeuble de 5 étages qui devra être restitué à l’Archidiocèse au bout de 60 ans. On peut aussi citer la modernisation infrastructurelle et managériale de la Maison Catholique de la Communication Sociale (Macacos) qui comprend une Maison d’édition et une imprimerie en quadrichromie, la construction des immeubles d’habitations pour les prêtres du Diocèse de Douala, une salle de fête de 500 places au sein du Diocèse de Douala, la création de l’Université catholique Saint-Jérôme et l’internat de Notre Dame de Yassa. Dans un contexte de crise économique où le Camerounais moyen n’a toujours pas l’accès facile aux soins de première nécessité et à l’éducation de sa progéniture, le Cardinal Tumi dans la mission de l’église de s’occuper de l’homme et de tout homme, a engagé depuis pendant ses dix dernières années des projets importants dans le domaine de la santé et de l’éducation avec l’aide des fidèles, de ses amis et des bailleurs de fonds. Le but est de rapprocher ses services élémentaires du quotidien à toutes les couches sociales et à des coûts accessibles à toutes les bourses. Dans ce développement social du diocèse, il a ainsi déjà investi près de 1,5 milliards FCFA. Ce qui a permis de passer de 07 structures sanitaires à quinze 15. A l’instar du dispensaire de la maternité Notre-Dame de l’Amour, la réhabilitation du Centre médico-social de la Cité sic, l’extension des capacités de la maternité de St-Paul de Nylon. Et de construire plusieurs établissements à l’instar du collège Notre-Dame des Nations de Yassa. La liste est loin d’être exhaustive.
Mathieu Nathanaël NJOG