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Dossier 11
Affaire Mapouro – Bamkoui
Après les résultats de l’autopsie et l’inhumation de l’inspecteur de police Hervé Mapouro, le dossier judiciaire a été remis au tribunal militaire de Yaoundé qui est à pied d’œuvre.
La procédure judiciaire dans l’affaire qui oppose la famille Mapouro au commandant Bamkoui Emile a été remise sur la sellette. La juridiction choisie pour statuer sur cette affaire de meurtre est le tribunal militaire de Yaoundé. Une décision prise pour éviter de confier ce procès à l’une des juridictions militaires placées sous l’autorité de la 2ème région militaire qui a compétence sur les régions du Littoral, Sud-Ouest, Ouest et Nord-Ouest. On dit vouloir éviter toute complaisance. Après le transfert des résultats de l’autopsie de la dépouille de Mapouro, le tribunal militaire de Yaoundé a commis une mission qui a séjournée à Douala depuis le lundi 15 au mercredi 17 décembre 2008. Elle était conduite par le commissaire du gouvernement près du tribunal de Yaoundé et l’un des juges d’instruction de cette même juridiction. Ils ont mis à profit leur séjour pour ouvrir l’information judiciaire.
Pendant leur séjour, ils ont entendu un maximum de témoins cités de près ou de loin dans l’affaire du meurtre de l’inspecteur Mapouro. A en croire nos sources, ils ont mis tout en œuvre pour que leur passage à Douala reste le plus discret possible. C’est ainsi qu’après avoir pris leur quartier au tribunal militaire de Douala où le colonel André Ngalao, commissaire du gouvernement de céans est absent depuis plusieurs semaines pour cause de maladie, ils ont procédé à la convocation individuelle et directe à l’aide des contacts de la téléphonie mobile des personnes ciblées. Ainsi, Mme Mvoune à Ekoron Danielle épouse Bamkoui ; le lieutenant colonel et l’adjudant, voisins du commandant Bamkoui, qui étaient les premiers à arriver sur les lieux du drame ; Mathurin (gendarme) et Raoul les deux frères de Mapouro qui ont été les premiers que le défunt Mapouro a fait venir à son chevet ont été entendu par les magistrats venus du tribunal militaire de Yaoundé.
Seulement lorsque la mission s’est rendue compte que leur présence était signalée, notamment, avec la tentative des avocats de les rencontrer, ils ont aussitôt écourté leur mission. Certaines des personnes convoquées n’ont pu être auditionné. Ils ont été renvoyés avec l’indication de se mettre à disposition pour répondre à toutes éventuelles convocations qui auront lieu dans les prochains jours à Yaoundé. Cette volonté manifeste de ne pas permettre aux avocats d’assister leur client est considérée comme une violation de procédure que dénoncent les différents avocats constitués par les différentes parties au procès. «Nous avons l’impression d’être marginalisé dans cette procédure judiciaire. En toute violation de procédure, nous ne sommes toujours pas entrés en possession des résultats de l’autopsie que nous avons commandé et pas la justice», affirme Me Clémence Tchamo, avocat de la famille du défunt.
De même on signale une inspection furtive du domicile du comandant Bamkoui au camp de gendarmerie de Mboppi par les membres de cette mission.
Mathieu Nathanaël NJOG