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L’analyse de l’autopsie confisquée

Dossier 12
Affaire Mapouro – Bamkoui

Les résultats n’ont toujours pas été transmis à la famille au moment où démarrent les obsèques ce jour. Elle prépare la riposte et accuse le dilatoire des membres de la commission mixte d’enquêtes.

La famille de l’inspecteur de police Mapouro est aux abois. Elle déplore le comportement des membres de la commission mixte d’enquête qui ressemble manifestement à une volonté d’édulcorer la vérité. Et pour cause, toutes leurs tentatives d’accéder au rapport d’autopsie ont été vaines. Six jours après que l’acte médical ait été effectué. Pis encore, aucune raison ne leur a été donnée. Ce qui rajoute à leurs suspicions. Le collège d’avocats constitué des Mes  Tchamo Mafetgo Clémence, Ndogmo Tapet Thérèse et Tcheugueu Louis Bernard, outré par ce retard a adressé en date du 9 décembre 2008 une demande d’accéder au rapport de l’autopsie au Colonel André Ngalao, Commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Douala et président de la Commission mixte d’enquête. Les avocats de la famille éplorée, déplorent aussi le fait que depuis le mardi 9 décembre 2008, ils n’arrivent pas à mettre la main sur le commissaire du gouvernement: «C’est une communication qui devrait se faire de manière automatique et n’avait pas à attendre une interpellation quelconque. Ceci pour respecter le principe du contradictoire, malheureusement cela n’a pas été le cas. C’est la même chose lorsqu’il fallait faire l’autopsie. On nous a toujours fait balader», affirme Me Tchamo Clémence.

 

Les récriminations

Rendu au tribunal militaire pour en savoir davantage sur la rétention des résultats d’autopsie, nous apprendrons des pénates du commissaire du gouvernement qu’il serait malade. Certaines sources font états de ce que depuis la dernière semaine de novembre 2008, le colonel André Ngalao serait très malade. Et qu’il arrivait déjà au bureau péniblement au point de ne pas être à l’audience lors de la dernière session de novembre dernier. Qu’à cela ne tienne, les avocats de la famille du défunt estiment que cette justification d’absence ne suffit pas. «Nous sommes aux trousses du commissaires du gouvernement que nous devront retrouver avant la mise en bière [Ndlr : qui a lieu ce jeudi 11 décembre 2008]. Car il ne saurait bloquer le fonctionner de l’administration dans une si brûlante affaire, puisqu’il y a le principe de la continuité du service public », déclare Me Ndogmo Thérèse. En outre, les avocats déplorent le fait que le commissaire principal Minkoa Ngah Vincent, le chef de la division régional de la police judiciaire,  et le lieutenant colonel Elias Ntongue, commandant en second de la légion de gendarmerie du Littoral qui sont les deux autres membres de la commission mixte d’enquête, approchés, les ont renvoyé voir le commissaire du gouvernement, seul habilité à détenir ce rapport en sa qualité de président de la commission.

Pour la famille et leurs avocats, ils sont convaincus que cette absence du colonel André Ngalao tient lieu de la volonté manifeste d’éviter qu’ils apprécient cette analyse médicale avant les obsèques qui ont lieu les 12, 13 et 14 décembre 2008. Mais ils affichent leur détermination si la nécessité l’impose d’exiger une contre expertise même après l’inhumation. «Dans le cas contraire nous serions obligé d’exiger l’exhumation du corps pour effectuer la contre-expertise », soutient Me Ndongmo Thérèse. Et Me Tchamo Clémence de révéler que « cela semble à un piège afin qu’on accuse la famille d’avoir manipuler le corps et permettre qu’à l’avenir on ne tienne pas compte de l’éventuel contre expertise que nous pourrions réclamer». Par ailleurs, les avocats relèvent quatre légèretés dont se rend coupable la commission d’enquête : - Celle de la non garde à vue de  Bamkoui Emile dès la révélation du meurtre. – Celle de la non scellée du domicile de Bamkoui, lieu de commission du crime pour les besoins de sauvegarde des preuves matérielles. – Celle du retard pris pour l’exécution de l’autopsie. – Celle de la rétention du rapport d’autopsie ne serait que pour lecture.

Mathieu Nathanaël NJOG

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