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Où est passée Madame Bamkoui Danielle ?

Affaire Bamkoui

Depuis la mi-novembre 2008, la gardienne de la paix Danielle Mvoune à Ekoron n’a plus jamais repris du service au commissariat de l’aéroport international de Douala.

 

Le commissariat de l’aéroport international de Douala (Caid) connaît depuis fin décembre 2008 un vaste mouvement de son personnel. La quasi-totalité des éléments de ce commissariat a été muté dans les différents commissariats de la région de Littoral. La décision est du commissaire divisionnaire Joachim Mbida Nkili, le délégué régional à la sûreté nationale pour le Littoral. Après une première vague d’une quarantaine de départs et d’arrivées, mutée en fin décembre, la semaine dernière, une seconde vague de six nouveaux éléments a été affectée au commissariat de l’aéroport et deux autres éléments ont été mutés dans d’autres commissariats. Les raisons ne sont pas évoquées. Lors de notre passage à la délégation de la sûreté nationale pour le Littoral hier lundi 19 janvier 2009, le maître des lieux n’était pas à son bureau, il prenait part à la traditionnelle réunion de sécurité que préside tous les lundis le gouverneur dans ses services.

Le cas de la gardienne de la paix Danielle Bamkoui reste confus. Elle est pratiquement la seule rescapée de cette vaste opération de démantèlement du personnel du commissariat de l’aéroport international de Douala dont le patron est le commissaire principal Ella Menye. Pourtant depuis l’incident qui a coûté la vie à l’inspecteur Michel Hervé Mapouro dans la nuit de jeudi 13 au vendredi 14 novembre 2008, la gardienne de la paix Danielle Mvoune à Ekoron épouse Bamkoui n’a plus repris le service. «On considère qu’elle bénéficie d’une longue absence, certes irrégulière, mais qu’on essaie de comprendre. Tout d’abord pour la permettre de se mettre à la disposition de la justice puisqu’une procédure judiciaire est ouverte. Et d’autre part, pour sa sécurité le temps que les rancoeurs s’estompent», affirme sous anonymat un commissaire de police. La même source indique qu’il n’est pas stratégique de l’affecter en ce moment, surtout lorsqu’on sait qu’elle ne va pas travailler. Mais il ne fait aucun doute qu’elle sera aussi mutée, voire même affectée dans une autre ville. Il faudra attendre soit la fin de l’année scolaire, soit la fin de la procédure judiciaire de cette affaire qui frise un crime passionnel.

On sait que le lendemain, de ce meurtre, Danielle Bamkoui s’était réfugiée chez son oncle colonel de l’armée de l’air, résidant non loin de la base aérienne de Douala. Au camp des officier de la gendarmerie de Mboppi, le domicile du chef d’escadron Emile Bamkoui est resté fermé depuis son transfert à Yaoundé. Joint au téléphone, Danielle n’a pas cru bon de nous dévoiler son lieu de résidence actuelle, mais nous a avoué qu’elle était bel et bien à Douala. Certainement pour s’occuper de l’encadrement de leur progéniture si on en croit aux pleurs et cris des enfants que nous avons entendus en font sonore.

 

Mais quelques indiscrétions font état de ce que de manière officielle, ces affectations entre dans le mouvement logique du personnel de la sûreté nationale. D’autant plus que ce redéploiement vise à redynamiser le personnel et éviter que par routine, certains se sclérosent et ne soient plus efficace. Surtout que les commissariats de l’aéroport, du port, de l’émi-immigration pour ne citer ces quelques uns sont très « juteux» parce qu’ils offrent des facilités et des avantages. Ce qui justifie les convoitises que ces commissariats suscitent au sein du personnel de la sûreté nationale. Mais pour les policiers qui ont été mutés de l’aéroport, ils ne se font pas d’illusion sur le fait que l’importance de ce mouvement est liée à l’affaire du meurtre de Mapouro. «Surtout qu’on a beaucoup parlé qu’il y avait en trame de cette affaire une question de partage d’une importante quantité de Whiskys entre ceux qu’on accuse à tort ou à raison d’être des amants», déclare un inspecteur de police.

 

Focal

Le commandant Bamkoui bientôt à la barre

L’information judiciaire a été close par le juge d’instruction Jonas Hiehes du tribunal militaire de Yaoundé le mardi 23 décembre 2008. Ce jour là a eu lieu la confrontation entre l’épouse du commandant Bamkoui et Marthe Laure Njifon Chumom,  la sœur du défunt qui s’est constituée partie civile. Au sortir de cette phase, certaines indiscrétions ont laissé entendre que le juge d’instruction avait annoncé que la première audience aurait lieu à la fin du mois du janvier 2009. C’est l’expectative dans les différentes parties. Mais on ne sait toujours pas l’accusation qui a été retenue. Est-ce un crime passionnel comme s’accorde à approuver le couple Bamkoui ou un meurtre prémédité comme le soutien les ayants-droit de la famille Mapouro. Une chose est certaine, les circonstances de ce meurtre restent floues, le défunt n’ayant fait aucune confidence avant de rendre l’âme sur la barbarie qu’il a subie. Les seuls témoins vivant sont M et Mme Bamkoui. Un fait reste constant cependant, l'inspecteur Hervé Michel Mapouro, collègue de Mme Danielle Bamkoui a succombé des balles tirées par le commandant Bamkoui. Ce dernier affirme avoir retrouvé sa victime et son épouse dans la nuit du 13 au 14  novembre 2008 après minuit couché en tenue d’Adam et Eve dans la chambre d’amis dans son domicile au camp des officiers de la gendarmerie à Mboppi. En attendant, l’issu du procès qui n’est pas encore enrôlé, le chef d’escadron de gendarmerie Emile Joël Bamkoui a déjà fait les frais de ce drame très médiatique. Lui qui qui devait passer Lieutenant colonel le 1er janvier 2009 a été tout simplement retirer du tableau.


Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

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