Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

Le fondateur de l’Inset en garde à vue

Mouvement d’humeur - Inset

A la suite du débrayage des enseignants, les élèves de l’Institut secondaire de l’enseignement général et technique (Inset) ont paralysé la circulation sur l’ancienne route de Bonabéri pendant toute la matinée de lundi 12 janvier 2009.

 

Hier, mardi 13 janvier 2009, l’établissement secondaire privé laïc est pratiquement désert. Seuls quelques élèves et parents venus s’enquérir de l’avenir de cet établissement déambulent aussi bien dans l’enceinte de la cour que hors la barrière. La majorité des élèves est habillée en tenue de ville. «Aujourd’hui il n’y a pas cours. Nous sommes venus voir si les professeurs ont accepté de reprendre les cours. Depuis ce matin il se tient une succession de réunion», déclare Raoul de la classe 1ère F.  Dans la salle des professeurs, le principal Richard Ekwalla Mouné-Etia dirige une réunion avec le personnel administratif et le personnel enseignant. Il est question de remobiliser les enseignants pour reprendre les cours dès ce matin. «Il faut éviter à ses 300 élèves qui n’y sont pour rien de perdre leur année scolaire 2008-2009», souligne-t-il. Cette décision a été prise lors de la réunion tenue hier matin entre le délégué départemental des enseignements secondaires du Wouri, le sous-préfet de l’Arrondissement de Douala IV, Nlend Likeng qu’accompagnait son état-major et les responsables administratifs de l’Inset. Les autorités les ont rassuré qu’il avait la situation en main et que le travail pouvait reprendre sereinement.

Et pour cause, à la suite de la réunion de crise tenue dans l’après-midi de lundi dans les locaux de la sous-préfecture, en présence de toutes les parties prenantes, il a été décidé que devant l’incapacité de justifier la destination des frais de scolarité perçus jusqu’ici, M. Doualla Edjangue, le fondateur soit placé en garde à vue à la Compagnie de gendarmerie de Bonassama. Il lui a été exigé de trouver la somme de près de 5 millions Fcfa équivalant à deux mois de salaire du personnel et au frais des dossiers d’examens des élèves candidats au Bepc et Cap. Auquel cas il sera déféré devant le procureur de la république. Même les pressions venues de très haut n’ont pas fait fléchir les autorités en charge de l’affaire. Pour la suite de l’année scolaire, il a été décidé de la mise en place d’un comité de gestion de quatre personnes qui sera composé des représentants du Minesec du Littoral, Le secrétariat à l’éducation privée laïc, et le principal de cet établissement. Mais aussi le sous-préfet de Douala V menace de fermer cet établissement en fin d’année devant la récurrence de cette crise qu’on dit cet établissement connaître depuis cinq années scolaires.

En effet, après avoir perçu uniquement le salaire du mois d’octobre depuis la rentrée de septembre 2009, la quasi-totalité des enseignants ont décidé d’arrêter de dispenser les cours depuis une semaine. «En réalité les enseignants ont fait beaucoup de concession au fondateur, mais ce dernier a décidé d’aller au casse-pipe. Pourtant les frais d’inscriptions pouvaient payer les enseignants jusqu’au mois de février. Mais allez donc savoir pourquoi il n’a pas été en mesure de payer son personnel», déclare le principal. Les élèves, dans la peur de perdre leur année scolaire, ont décidé d’attirer l’attention de l’opinion publique. C’est ainsi que les élèves ont décidé de descendre dans la rue qu’ils ont barricadé après avoir mis à sac les salles de classes, vandalisant les ateliers et les laboratoires. L’ordre n’est revenu qu’après la descente sur le terrain du sous-préfet et des éléments de la gendarmerie. La situation est si critique que le fondateur n’arrive même pas à justifier les entrées et les dépenses. Le comptable interpellé dire avoir abandonné ces fonctions depuis le mois de novembre parce que le fondateur a refuse d’appliquer les plans de gestion proposés pour concentrer tout sur sa seule personne.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article