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Dossier 10
Affaire Mapouro- Bamkoui
Une requête en réparation a été déposée par les ayants droits auprès du chef service provincial de la sûreté national du Littoral.
L’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon a été inhumé le 13 décembre 2008 dans son village d’origine Nkoussam par Foumbam. Les ayants droits très déçus par l’implication de la police, ont par l’intermédiaire de Me Jeanne Gisette Maré, avocat au barreau du Cameroun qui est le quatrième conseils constitué par la famille éplorée, saisi les autorités policières, administratives et judiciaires pour se plaindre de ce que les honneurs n’ont pas été rendus à leur défunt fils et frère. Ceci en toute violation flagrante de ce que prescrit le décret N°2001/065 du 12 mars 2001 portant statut du corps des fonctionnaires de la sûreté nationale. Il dispose en son article 141 alinéa 3 que «les honneurs sont rendus à la dépouille mortelle [d’un fonctionnaire de la sûreté nationale] au moment de la levée de corps et de l’inhumation, dans des conditions fixées par un texte par un texte particulier ». Et Me Clémence Tchamo qui coordonne ce quatuor de faire remarquer que « ce texte de loi ne fait aucune restriction ».
Curieusement, la famille constate que lors de la levée de corps, la police a exigé que les usages recommandent que seuls la sûreté nationale s’occupe de la dépouille mortelle du regretté, ce qu’elle a scrupuleusement respecté. Et n’a pu accéder au corps que lorsque le cercueil zingué a été exposé à la véranda de la chapelle ardente de la morgue de la garnison militaire. Toutefois, elle s’étonne que conformément aux statuts du corps des fonctionnaires de la sûreté nationale et aux multiples pratiques dont ils ont connaissance, «il s’attendaient aussi à ce que les honneurs soient rendus à ce jeune policier décédé dans des circonstances horribles», mais grande a été leur surprise de constater q’après la morgue le véhicule de la police qui transportait la dépouille mortelle s’est dirigé à Maképé au domicile familial du défunt et non au groupement d’intervention (Gmi N°2) pour un ultime hommage conformément aux textes n vigueur et tel qu’il avait été précédemment indiqué à la famille.
Une plainte en perspective
Par ailleurs, ce manquement a été par ailleurs été observé à Foumban, lieu de l’inhumation de l’inspecteur de police Hervé Mapouro. Avec une faible participation des ses collègues qui auraient selon certains indiscrétions reçu l’interdiction formelle de faire le voyage. Au point que ceux qui ont fait le déplacement de Foumban se comptait sur les doigts d’une main et était suffisamment discret. La famille estime que leur fils et frère ne méritait pas de son corps d’arme autant de discrimination. Et pour cause « le passage de feu Mapouro Hervé Michel au sein dudit corps a été toujours glorieux car jamais, il n’a été blâmé encore moins traduit au conseil de discipline » et que « les circonstance dramatiques dans lesquelles sieur Mapouro a trouvé la mort militent à ce que des honneurs lui soient rendus même à posteriori conforment au statut spécial de la police». Ce qui justifie que «la peine de cette famille éprouvée est aujourd’hui très grande». Raison pour laquelle, elle sollicite votre prompte réaction pour réparer ce préjudice : «Bien vouloir réparer ce manquement grave en organisant des honneurs mérités au défunt Mapouro conformément aux statuts de la police camerounaise». En revanche, la famille demande qu’à défaut de ces honneur que les autorités de la sûreté nationale leur transmette les éléments fondant un tel refus. Auquel cas, les avocats de la partie civile menacent de poursuivre l’Etat conformément au nouveau code de procédure «afin d’engager la responsabilité de l’administration compétente pour avoir failli à son obligation», affirme Me Clémence Tchamo.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que tous les policiers de la section à laquelle appartenait Mapouro au commissariat de l’aéroport international de Douala sont entrain d’être affectés dans les différentes unités de la police de la ville.
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager