Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

Les chefs d’entreprises dénoncent

Loi de finances 2008

 

Le Gicam a relu la boussole économique pour l’exercice budgetaire 2008. Ils s’offusquent que leurs préoccupations n’aient pas été prises en compte.

 

Selon une enquête du Gicam, 38,7% de chefs d’entreprises s’attendent à une baisse de leur activité au cours des prochains mois contre 35% qui espèrent une reprise. Par ailleurs 59% pensent qu’il serait risqué d’investir au Cameroun et 23% pensent que ce risque est très élevé. Ces inquiétudes rejoignent ceux publiées par la Banque mondiale dans le Doing Business 2008 où le Cameroun est classé 154è sur 178 pays, traduisant un environnement pas propice dans la pratique des affaires. Il est évident que pour améliorer cette situation et espérer conduire une économie vers les sentiers de la croissance à deux chiffres, tant espérée, cela exige une politique volontariste des pouvoirs publics. Or, la loi de finance 2008 qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale « est loin d’avoir répondu à toutes nos attentes, spécialement en matière d’incitation fiscales », affirme André Siaka.

C’est ainsi qu’à l’analyse de la loi de finances 2008, le patronat constate que le champ d’incitations fiscales dont bénéficiaient certaines entreprises, à l’instar des entreprises du secteur des télécommunications a été restreint. Ils vont devoir se contenter d’un régime du réinvestissement réduit à ses plus strictes proportions, puisque le taux de déduction d’impôt de suite du réinvestissement dans le secteur passe de 50% à 25% avec un plafonnement au ¼ du bénéfice, et sans possibilité de report sur des exercices ultérieurs. « Alors que nous avions salué la réinstauration du régime réinvestissement dans la loi de finances 2007, une telle mesure est, de notre point de vue, de nature à donner un signal négatif à tous ceux qui avaient commencé à croire en la volonté de notre législateur fiscale d’aller vers la mise en place fut-ce de manière progressive d’une fiscalité incitative », déplore André Siaka.

 

L’apaisement du Minefi

En réplique, Essimi Menye justifiera cette donne par l’urgence que l’Etat a de rentrer dans un investissement de plus de 10 milliards Fcfa consenti pour arrimer les télécommunications à la pointe de la technologie. Notamment avec l’instauration de la fibre optique. Toutefois, il fera remarquer outre ce cas, la loi de finances 2008 est marquée par une pose fiscale. Et ceci parce que le Cameroun est soumis à un programme économique arrêté par les bailleurs de fonds qui s’étend jusqu’en juin 2008. Le budget 2008 et la prévision de hausse de 1% par rapport au budget 2007 traduisent d’ailleurs la prudence du gouvernement et la morosité économique qui prévaut.

Toutefois, le ministre des finances prendra rendez-vous avec les milieux d’affaires dans la conception du programme économique triennal 2009-2012. Un programme ambitieux qui sera porté sur une croissance économique effective d’autant plus qu’il sera à l’image des plans quinquennaux qu’a connu le Cameroun. Il a promis de travailler en étroite collaboration avec le patronat qui est le regroupement des fabricants de richesse. Tout en se félicitant, ces derniers ont  par la voix du président du Gicam, souhaité que ce soit véritablement « un programme économique national, approprié au contexte national, écrit par les nationaux et pas une copie réécrite des programmes empruntés aux pays étrangers.» Car, le patronat est formel « Les entreprises attendent par conséquent le lancement effectif des projets structurants ainsi qu’un début de mise en œuvre des recommandations issues du Ciesp 2006 », insiste André Siaka.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Le statu quo

Pour ce qui est de l’exercice 2008, alors que le patronat réclame l’intégration «des recommandations qui sont portées dans le rapport final de la reforme fiscale et douanière », le ministre des finances annonce leurs prises en compte dans la conception du budget 2009. En revanche, Essimi Menye annonce la mise en place de quelques facilités dans l’application de la loi de finances 2008. Notamment, les procédures de paiement qui seront à la carte pour les grandes entreprises. Ou encore, à la mise en place des nouvelles équipes dans les services des douanes et l’instauration des contrôles fiscaux mixtes (douanes et impôts) pour rendre ses régies financières plus efficaces et moins ennuyeux pour le contribuable. Pour la correction des goulots d’étranglement observés à l’importation avec les délais de passage au Pad qui sont passés de 20,3 jours en 2007 contre 16,7 jours en 2006, tels que décriés par le comité Fal. A ce propos, il a annoncé que le contrat de la Sgs qui fait l’objet de plusieurs récriminations, était à la relecture du contrat. Et qu’il entrevoit la libéralisation du secteur avec l’entrée de deux nouvelles entreprises concurrentes.

De même il annonce de mener une lutte contre la contrefaçon en partenariat de la cellule de lutte contre le commerce illicite qui révèle que 200 containers disparaissent au port par mois. Mais surtout avec l’instauration d’une vignette qui sera estampillé sur les produits importés. Une méthode qui permettra de dépister les produits dédouanés et non dédouanés.

Mathieu Nathanaël NJOG

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article