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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Les employés de la Socapalm de la Kienké en grève

Société - Socapalm :

 

Les travailleurs des plantations de Kribi observent un arrêt de travail depuis l’arrestation de leur leader et porte-parole Agbor Mikael.

Entre les responsables de la Socapalm et les employés des plantations de Kribi, on est arrivé à la rupture dans le dialogue social. Cette rupture a été marquée par l’enlèvement, il y a deux semaines de Agbor Mikaël. « Il ne fait pas de doute qu’il a été enlevé par les forces de l’ordre, sous haute instruction des autorités de la ville de Kribi. D’autant plus que, nous avions observé bien avant son arrestation une descente d’identification des leaders par les éléments de la gendarmerie de Kribi. Et un matin, on le cherche et on ne le trouve pas », déclare un employé. Ce dernier est présenté comme le principal meneur des actions de revendications et de protestations enregistrées dans cette section depuis quelques mois déjà. Depuis quelques jours, ils sont fixés sur son sort. « C’est par la suite que nous avons appris qu’il est enfermé à la brigade de gendarmerie de Kribi », déclare Ebong, un ami.

Après ce « rapt », les employés par solidarité ont unanimement cessé tout travail. Les opérations de production, cueillette et de nettoyage qui étaient menées dans les palmeraies de la Kienké au quotidien sont aux arrêts. Paralysant ainsi tous les services de la société camerounaise de palmeraie de la Kienké. Par ailleurs, ils multiplient à longueur de journée des actions de protestations et de revendications. Transformant les palmeraies de la Kienké en un énorme brasier. Ils réclament sans condition la libération de leur collègue. « Avant toute négociation, les employés réclament d’abord la libération de Agbor Mikaël », clame un de ses collègues.

Il faut dire que la tension qui prévaut dans les palmeraies de la Kienké avait failli dégénérer en une bataille rangée à la mi-décembre dernière. Les populations de la Kienké majoritairement constituées des employés de la Socapalm avaient aussitôt décidé d’effectuer une descente à pied jusqu’à Kribi pour libérer le libérer. Elles avaient été très vite bloquées à l’entrée de la ville par les forces de  l’ordre, les autorités judiciaires et les autorités administratives de la ville conduites par le préfet de l’Océan Jean-François Vilon. Les contestataires avaient décidé de passer en force et il avait fallu tout le talent oratoire du Procureur de la république et les subtilités du préfet de l’Océan pour convaincre les ouvriers de rebrousser chemin. Ceci après plus de quatre heures de négociation, parsemées de jeu de questions réponses et au finish la promesse de libérer leur camarade.

Après deux jours d’attente vaine de sa libération, c’est alors que les ouvriers ont mis définitivement un arrêt au travail. « Nous allons rester comme cela jusqu’à ce que Agbor sorte des cellules et qu’on examine nos réclamations », estime un gréviste. Outre la libération de Agbor, les ouvriers estiment que le prix du régime est mal payé. D’une part 18 Fcfa et d’autre part 30 Fcfa. Les ouvriers estiment pour leur part que payer à 50 Fcfa serait un pas décisif dans la résolution de la crise. « Nous ne pouvons plus accepter d’être mal payé comme cela et cela au prix de nos vies. Certains d’entre nous sont déformés par les faucilles qui servent à couper les noix. Ils marchent inclinés et cela pour 18 ou 30 Fcfa ? Non ! Nous voulons un environnement salubre, de l’eau, le transport. En bref, nous réclamons les conditions de travail et de vie humaines. L’esclavage est aboli depuis des siècles », estime Goufor.

De notre correspondant à Kribi, Sévère Kamen

 

Focal

Les employés exclus des pourparlers

Le Préfet du département de l’Océan représenté par le premier adjoint préfectoral, Placide Kunz Ndobo a tenu une réunion de concertation vendredi 28 décembre dernier. Seuls les responsables de la Socapalm, les contractuels et les autorités de la ville de Kribi avaient été admis à franchir l’énorme portail qui abritait le lieu de la réunion. Au grand dam des ouvriers qui ont été stoppés par des vigiles de la société. Pour les ouvriers restés hors du portail,  « cette réunion est une mascarade que font les autorités de Kribi pour protéger Socapalm comme ils le font toujours quand on les a bien reçu », martèle le poing levé vers ses patrons Goufor, avant d’ajouter « nous ne céderons pas ». Comme lui, tous les employés ont décidé d’être unanime  et de sortir vainqueurs dans cette guerre d’usure qui oppose ouvriers, contractuels et patrons. Mais pendant ce temps, c’est le consommateur qui paye les pots cassés avec l’envolée des prix d’huile de palme sur le marché. Il était au moins de 1000 Fcfa le litre pendant les fêtes de fin d’année.

 

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