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Le secteur informel nourrit 90 % de la population active

Le poids de l’économie

 

Le constat en a été fait à l’occasion de la troisième édition 2007 des dîners-débats du Gicam sur le thème : “ L’économie informelle au Cameroun.

 

La dizaine d’enquêtes menées par l’Institut national de la statistique (Ins) permet de mesurer les efforts du secteur informel dans son évolution, sa contribution au Pib et à la croissance économique. Elle permet aussi de situer la place et le rôle de ce secteur dans l’appareil productif. Les dernières statistiques de ce secteur datent de 2005. Eles révèlent que dans les secteurs institutionnels, l’économie informelle avec 90,4 % d’actifs occupés (dont 55,2 % du secteur agricole), fournit le plus d’opportunités d’insertion économique ; même si on reconnaît que les conditions de travail y sont précaires. Le secteur public suit avec 4,9 % et le privé formel avec 4,7 %. “ Il est aussi important de noter que les personnes qui exercent dans le secteur informel considèrent cette situation comme transitoire et espèrent trouver plus tard dans le secteur public ou privé formel, un emploi durable et mieux rémunéré ”, souligne Joseph Tedou, directeur général de l’Ins. Une analyse plus pointilleuse par secteurs d’activité relève que le secteur primaire, avec 55,7 % d'actifs occupés, reste le plus grand pourvoyeur d'empois. Le tertiaire vient en seconde position avec 31,9 % (dont 10,4 % pour le commerce et 19,8 % pour l'administration et les autres services). Le secteur secondaire se classe en dernière position avec 14,1 % d’emplois. En prenant par catégories socioprofessionnelles, les cadres n’occupent que 4,2 % d’emplois ; les employés et ouvriers 8 %. Le gros des effectifs se retrouve parmi les travailleurs indépendants (surtout du secteur informel) et les aides familiaux avec respectivement 53 % et 26,8 %.

 

Informelle, activité légale

Dans l’appareil de production, il ressort que le commerce, qui réalise 47 % du chiffre d’affaires du secteur informel, ne dégage que 21,4 % de la production totale. A l’opposé, les services génèrent 29,4 % du chiffre d’affaires, mais représentent près de 42% de la production. Enfin, le secteur de l’industrie, avec 23,5 %, présente le plus bas volume d’affaires, tout en dégageant une production importante représentant 36,9 % de la production totale. La valeur ajoutée est presque égalitairement créée par les trois secteurs : l’industrie (35,5 %), le commerce (29,7 %) et les services (34,8 %). “ Si les activités commerciales sont les plus rentables, comparativement à leur production, le secteur des services est celui qui crée le plus de richesses ”, déduit Joseph Tedou.

On note que les performances économiques de l’ensemble des activités informelles sont diverses et variées. Elles nourrissent 90 % de la population active occupée du territoire économique. Ces efforts de création d’emplois sont contrastés par leur contribution à la formation du Pib qui est de 29 %. Il est alors à noter que le secteur informel ne recase pas des inciviques, mieux des activités illégales, puisqu’elles paient certains impôts spécifiques. “ La grande majorité des activités du secteur informel fournit des biens et services dont la production et la distribution sont parfaitement légales. Ceci s’oppose aux activités criminelles ou de production illégale, c'est-à-dire aux activités interdites par la loi”, indique Joseph Tedou.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 08-10-2007

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