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Fritz Ntonè Ntonè dans l’étau

AFFAIRE SMID          

Le Conseil de la communauté a donné quitus au Maire de la Ville de Douala de poursuivre les actions judiciaires en vue de défendre les intérêts de la cité capitale économique.

 

Une déclaration des grands conseillers de la Mairie de la Ville de Douala a sanctionné les travaux de la session ordinaire du 1er trimestre 2021 du Conseil de la communauté portant sur l’adoption du compte administratif de l’exercice clos au 31 décembre 2020. On peut y lire : «Après avoir pris connaissance de la situation qui prévaut à la Société Métropolitaine d’Investissement de Douala (SMID) dont les informations financières disponibles font état d’un  résultats déficitaire après deux ans d’activités, d’investissement à l’arrêt et sans perspective de reprise, d’une trésorerie inexistante, ainsi que des charges de fonctionnement disproportionnées, toute chose qui ont absorbé la totalité du capital initial et compromettent la continuité d’exploitation de cette société…».

Cette déclaration fait suite à une attitude de défiance que l’ex-Délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala, Fritz Ntonè Ntonè et certains souscripteurs ont eue à l’égard des autorités administratives, autorités judiciaires et la Mairie de la Ville de Douala, actionnaire de référence qui a est à l’initiative de la création de la SMID. En violation d’une décision des juridictions compétentes ayant désigné un administrateur provisoire pour faire l’audit de gestion, Fritz Ntonè Ntonè, PCA déchu et Fabrice Tchingo Petton, le nouveau DG de la SMID ont fait convoquer une Assemblée générale extraordinaire «sous maquis» le 25 mars 2021 au cours de laquelle, les travaux en visioconférence ont conduit à la modification des statuts de la SMID, la désignation des représentants des différentes entités des souscripteurs pour reconstituer le Conseil d’administration qui a, à son tour  tenue sa première session le 29 mars 2021.

Les 66 grands conseillers ainsi réuni lors des travaux du conseil de communauté ont relevé que la SMID présente «une situation financière quelque peu alarmante». Après avoir observé que la CUD y a insti la somme de 804 010 000 FCFA correspondant à 23%  3 495 080 000 FCFA levés à la suite de l’appel d’offre public à l’épargne lancé. Auxquels il faut ajouter le compte courant associé ouvert à travers une Convention de prêt de l’actionnariat de la CUD à la SMID d’un montant 1 669 110 000 FCFA. Une tricherie qui a fait déclarer qu’à l’issue de l’appel à l’épargne public lancé, il avait été levé seulement un montant de 5 414 790 000 de FCFA sur les 10 milliards de FCFA attendus. Ce qui représente un investissement global de la CUD d’un montant de 2 473 120 000 FCFA soit 70% du capital social de la SMID et 47,88% de ses capitaux permanents. Ce qui confirme si besoin en était encore que la Mairie de la Ville de Douala occupe la position d’actionnaire de  référence à la SMID.

Mieux encore, les grands conseillers indiquent que les informations en leur possession font ressortir une situation financière déficitaire pour un  résultat net de la SMID qui présente une perte de 341 099 972 FCFA au 31 décembre 2019. Par conséquence, les grands conseillers ont à l’unanimité pris une délibération demandant au Maire de la Ville de Douala la sauvegarde des intérêts de la CUD et mieux des petits épargnants qu’elle a entrainé dans cette aventure. Ce qui justifie que dans la déclaration du Conseil de la communauté, le Maire a été enjoint «de défendre sans concession dans le cadre des procédures judiciaires en cours, d’une part les intérêts de la Ville de Douala,… et d’autre part celles des petits souscripteurs qui avaient été convaincus par l’engagement de la Communauté Urbaine de Douala et qui se retrouve aujourd’hui sans perspective de retour sur investissement».

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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