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Commandement – Conférence des gouverneurs de régions
Le ministre de l’administration territoriale a invité les gouverneurs de régions à veiller sur une éventuelle montée de l’insécurité. La peur de la contagion des soulèvements Maghrébines et les échéances électorales à venir mettent le gouvernement sur le qui-vive.
L’adage est bien connu « qui veut la paix prépare la guerre.» Mafafa Amidou Yaya, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation est plus que jamais inscrit dans cette option. La première conférence semestrielle 2011 des gouverneurs de régions en témoigne. Elle était placée sous le thème : «Ordre public, sécurité, protection des personnes et des biens, enjeux et nouveaux défis». Et comme si cela ne suffisait pas, pour la première fois, ont pris part à ces assises, les deuxièmes personnalités des institutions chargées de la sûreté, de la sécurité et des forces armées. A savoir le Secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, Jean-Baptiste Bokam. Le Secrétaire général de la Délégation générale à la sûreté nationale, le commissaire divisionnaire, Victor Ndoki, le Commandant des Corps des Sapeurs-pompiers et le Général Baba Soulé. Parmi les communications, l’une a notamment porté sur les forces de police et la protection des personnes et les biens. Et il a demandé aux différents corps des forces armées et police de faire preuve d’une étroite collaboration.
Le Minatd a beaucoup insisté sur la question de l’insécurité, malgré que de ses assises, les gouverneurs l’aient rassuré de ce que l’ordre, la paix et la sécurité règnent, mais qu’en plus, ils ont tous la maîtrise de la situation. C’est que Marafa Amidou Yaya ne se fait pas d’illusion sur le fait que cette quiétude peut se dégrader à tout moment. Et notamment dans les semaines à venir, où en se référant à la dégradation du climat social en Afrique du Nord, il n’exclut pas qu’il y a dans l’inflation des prix des denrées de première nécessité, la prolifération des sociétés de gardiennage, l’environnement politique en prélude à l’élection présidentielle, avec la querelle qui est maintenue autour de la crédibilité d’Elecam et des inscriptions sur les listes électorales, la matérialisation des limites de certaines unités administratives, la désignation des chefs traditionnels et la sécurisation des frontières nationales…quelques ingrédients de la perturbation de l’ordre social au Cameroun. Même si, en ce moment, le Cameroun connaît une période de quiétude, ce qui a valu des félicitations aux gouverneurs des provinces.
D’ailleurs tant dans son allocution d’ouverture que de clôture, Marafa Hamidou Yaya, l’a mentionné. «En dépit de la persistance de quelques poches d’insécurité, du reste isolées et au demeurant maîtrisables fort heureusement et, malgré les difficultés réelles et les entraves certaines auxquelles font face les responsables de tous ordres et de tous corps chargés de ces questions, l’ordre, la paix et la sécurité règnent sur l’ensemble du territoire national, de même que l’état d’esprit des populations est globalement bon». Toutefois, il a recommandé aux gouverneurs de régions de rester sur leurs gardes. «Je vous engage cependant à persévérer dans cet effort, à redoubler encore de vigilance, notamment en cette veille d’importantes échéances politiques», prescrit le ministre. Et ajoute : «aujourd’hui, plus qu’hier, face aux mutations de la société, face aux exigences de plus de sécurité, de plus de liberté, de plus de droits des citoyens, cette mission devient complexe et ne peut plus s’exercer dans la routine, ni dans l’amateurisme». En outre, parmi les défis prioritaires figurent en bonne place la sécurisation de la nationalité et l’exercice optimale de la citoyenneté camerounaise. Cela cache mal qu’on s’achemine allégrement vers la notion de «camerounité.»
André Som