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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Les populations bénéficiaires attendent toujours de jouir des avantages

Télécommunication – Boucles optiques de Douala et Yaoundé     

Après la construction de celle de Douala, la livraison de celle de Yaoundé est annoncée pour fin 2012. Mais l’interrogation reste entière à qui profite les boucles optiques ?

 

L’annonce a été faite par le ministre des Postes et Télécommunications, Jean Pierre Biyiti Bi Essam, dans une interview accordée au site internet du ministère des Télécommunications : «avant la fin de l’année, Yaoundé aura sa boucle optique.» En un mot comme en mille, il est désormais clair que d’ici à la fin de l’année 2012, la capitale politique du Cameroun disposera de sa boucle en fibre optique comme avant elle, la ville de Douala. Selon la même source, cette boucle aura un linéaire de 23,231Km. Selon les informations des services techniques du Ministère des Postes et Télécommunications, cela va porter le linéaire total de la ville de Yaoundé à 67,681 Km ; soit 23,231 km de nouvelles canalisations et 44,450 km de canalisations déjà existantes.

Et le Ministre Jean Pierre Biyiti Bi Essam de préciser que : «toute la ville de Yaoundé sera quadrillée par la fibre optique. C’est un peu comme le réseau routier. Avec la ville qui évolue, les besoins qui augmentent avec le parc automobile qui va croissant, les pouvoirs publics se voient obligés d’étendre le réseau routier pour fluidifier la circulation. C’est la même chose avec le réseau à fibre optique, le parc informatique augmente, donc, il faut densifier le réseau pour éviter les embouteillages.» Et d’ajouter que : «Ce sera une boucle optique comme son nom l’indique même. En ceci qu’elle va déjà relier tous les centraux téléphoniques et connecter les quartiers qui n’en disposaient pas jusqu’ici.»

Les travaux n’ont pas encore démarré. Le lancement des travaux du chantier sont prévus dans les prochaines semaines. L’entreprise qui va exécuter les travaux « disposera de six mois pour la réalisation » précise Biyiti Bi Essam. Il s’agit de l’entreprise chinoise Huawei. Tout comme à Douala, le déploiement de la boucle optique de Yaoundé coûtera environ 3 milliards de Fcfa sur financement FST (Fonds spécial des Télécommunications). Curieux ! Lorsqu’on sait que la boucle de la ville de Douala a coûté 3.125.613.553 de FCFA pour un linéaire de 50 km. Comme il l’avait dit au cours de la cérémonie de lancement des travaux de construction de la boucle optique de Douala et même lors de sa mise en service, les populations bénéficiaires vont jouir d’une plus value en terme des toutes dernières avancées de la Société de l’information, parce que la boucle optique ouvre en effet la porte à la Smart Society.

En somme, la boucle optique de Yaoundé permettra à l’utilisateur de l’internet de disposer : «d’une connexion plus rapide, car la conduite à bon port de ce programme permettra à coup sûr de faire baisser le prix du Mégabit qui sera répercuté sur le prix de détail, au grand bénéfice des populations. L’augmentation des débits grâce au maillage du territoire en fibre optique, entrainera inéluctablement une amélioration de la qualité de services», affirme le Minpostel. Parce qu’«elle permettra aux opérateurs et exploitants de réseaux de télécommunications d’offrir les services et applications à très haut débit, aussi bien sur les terminaux fixes que sur les terminaux mobiles», soutiennent les services techniques.

Seulement depuis la livraison de la boucle optique de Douala le 13 décembre 2011, les usagers ne palpent pas toujours les avantages qu’on les a fait miroiter : «une connexion de grande qualité et à des prix abordables.» Difficile de dire avec exactitude une seule amélioration palpable, mesurable que la boucle optique a apportée aux usagers. Puisque le prix de la connexion dans les cybercafés n’ont pas augmenté, encore moins la vitesse de navigation. Au contraire, les usagers sont confrontés à de coupures intempestives de plusieurs heures voire de plusieurs heures sans explications aucune. Pis encore, la connexion internet qu’offre Camtel qui l’opératrice mère. On est à se demander si ce n’est qu’aux opérateurs de télécommunications et les grandes entreprises (banques…) qui ont pu ressentir les retombées techniques de cette boucle optique. Pourtant eux-mêmes font très souvent recours à une technologie comme le Wimax. Ce qui frise même un sentiment de boycott des opérateurs de téléphonie mobiles et opérateurs offrant des services connexes.

André Som

 

Encadré

Le gargarisme du Minpostel

Pourtant à en croire à Raphaël Nlend, le Directeur de la planification et du développement au ministère des postes et télécommunications, le réseau ainsi mis en place avec l’expertise technique du Groupement Huawei Technologies Co Ltd, devrait offrir «des capacités variant entre 2Mbps et 10Gbps, ainsi que de la fibre noire de 92 brins qui serviront à l’’interconnexion des nœuds des réseaux des opérations, des entreprises et des organisations. En même temps qu’il dotera les ménages en accès internet haut débit et en service triple play, c’est-à-dire voix, données, images ». Et d’ajouter que «c’est ici que sera acheminé tout le trafic des communications de certains pays de la sous-région qui n’ont pas de façade maritime.» Selon le ministre des postes et télécommunications, la boucle optique de Douala, fait de la ville de Douala la plaque tournante des télécommunications en Afrique Centrale, un hub numérique. Le dernier exemple est l’acheminement du trafic de la République du Tchad via le Sat-3 installée à Douala. En plus de cela, le gouvernement s’est engagé progressivement d’étendre la boucle optique dans tous les chefs lieux des régions, et  l’amélioration du réseau SAT 3 de câbles sous-marins sur notre façade Atlantique. Il s’agit en fait de la mise en place de nouveaux points d’atterrissement, notamment à Limbe, avec le WACS (West African Cable System), et, à Kribi, avec le projet ACE (African Coast to Europe).

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