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Politique - Elections
En marge des obsèques de la mère de Mila Assouté, le parti de l’ancien moderniste du Rdpc a tenu une assemblée générale extraordinaire pour renouveler l’instance dirigeante.
L’assemblée générale extraordinaire du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun (Rdmc) s’est tenue le 2 novembre 2009 dans la salle des actes de la mairie de Santchou. L’événement a eu lieu en marge des obsèques de la mère de son président national Mila Assouté, feue Régine Madoné décédée le 29 septembre 2009. C’était à l’initiative du vice-président du parti, Siméon Kuissu. Selon lui, plusieurs raisons ont motivé ces assises. « Les militants sont venus de la France, de l’Allemagne, des régions du Cameroun pour les obsèques de la mère de leur président. L’occasion était trop belle pour tenir l’assemblée générale du parti. Il ne manquait que la présence du président. La deuxième raison, c’est que ça rentrait dans l’actualité puisque, d’une part, le parti a fait l’objet d’une attaque récente plus ou moins téléguidée par le pouvoir Rdpc, probablement. Il veut faire au Rdmc ce qu’il a fait à l’Upc et au Sdf. C’est-à-dire diviser le parti, créer des diversions et des faux dirigeants pour nuire au parti. D’autre part, notre pays va faire face à des échéances électorales décisives.» Selon certaines sources, l’argument selon lequel le Rdmc a fait l’objet d’une tentative de démembrement par le pouvoir en place ne fait en effet pas d’amalgame quand on sait qu’un membre du parti, Joseph Makondo, associé à des personnes étrangères au parti s’est prévalu de la direction du parti le 26 octobre 2009 au grand dam de son président légitime, Mila Assouté.
L’événement a donc mobilisé les délégués du parti de la diaspora et des différentes régions du pays, le secrétaire national Derek Dzeka Tangwa et des sympathisants. A l’issue des travaux, plusieurs résolutions ont été adoptées. Entre autres, il a été convenu que seul le président national du parti est habileté à convoquer le congrès et l’assemblée générale du parti, ceci en réponse à certaines urgences en attendant une commission pour le toilettage des statuts du parti. Joseph Makondo, pour cause d’acte d’indiscipline a été suspendu du parti jusqu’à nouvel ordre. Il a été mis sur pied, un conseil des forces pour la modernité du Cameroun. Il s’agit d’un organe qui doit appuyer le conseil politique dans son fonctionnement. Il est composé d’un groupe d’experts dotés de compétences diverses qui assistent le président national dans la conception des politiques de gestion. Il devra définir clairement le rôle du leader du Rdmc et clarifier l’opinion publique sur les agissements de Joseph Makondo et de Martial Baniaken Machia, « thuriféraires » du régime Rdpc. Les participants ont aussi et surtout procédé à l’élection du président national du parti. La seule candidature présentée a été celle de Mila Assouté, malgré l’absence de ce dernier. Sur 120 inscrits, 113 ont exprimé leurs suffrages. 111 ont voté pour Mila Assouté, soit à plus de 99%. On a enregistré 7 abstentions et 2 bulletins nuls.
Azap NDONGO à Santchou, article publié dans Le Messager