Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

Le préfet confisque deux véhicules du projet du port de Kribi

 Abus d’autorité - Océan

Les chauffeurs en charge de ces engins ont été jetés en cellule.

 

Les dirigeants de la société NR Apro, une société installée à Yaoundé, ne savent plus à quel saint se vouer. Mardi 27 octobre 2009, deux des chauffeurs de cette entreprise ont été victimes de brutalités policières et administratives dans la ville de Kribi et l’un a été placé en garde à vue dans les geôles de la brigade de gendarmerie de Kribi. Il est accusé de refus d’obtempérer aux ordres des autorités administratives de la ville. Pour comprendre cette histoire, il faut remonter au 10 octobre dernier quand les responsables de la société NR Apro sont approchés par la société Matinda Corporation, la société chargée du bornage du site du projet de construction du port en eau profonde de Kribi. «Les responsables de cette société ont pris en location nos véhicules avec mise à disposition des chauffeurs. Les termes du contrat stipulent qu’ils sont à la charge de mon entreprise», explique Martin Fongang, le patron de NR Apro. «Pour des raisons de sécurité et de rapidité, le préfet et les responsables de Matinda corp nous ont demandé de garer les véhicules à la préfecture de Kribi. Ce que nous faisons depuis que nous sommes arrivés dans la ville», affirme Valentin, l’un des chauffeurs.

Tout se passait bien jusqu’au mardi 27 octobre. «Lorsque revenus garer les véhicules, le commandant de la brigade routière et le sous-préfet de Kribi nous ont demandé de leur remettre les clés et les dossiers du véhicule sur instruction du préfet avant d’aller nous coucher. Nous avons dit que cela ne faisait pas partie du contrat», raconte Valentin. C’est à la suite de ce refus que les deux hommes sont brutalisés et les clés arrachées. Informé, Fongang Martin joint l’adjoint au commandant de la brigade routière de Kribi auteur de ces voies de fait. « Il m’a dit qu’on ne peut pas garer le véhicule à la préfecture et aller avec les clés. J’ai demandé qu’on les laisse donc aller garer ailleurs même s’il faut payer, le commandant m’a dit qu’il ne reçoit pas d’instructions de moi», déclare Fongang Martin qui va ensuite appeler les responsables de la société Matinda Corp qui vont aussi s’insurger contre cet abus d’autorité et demander de ne pas remettre les clés. «Trop tard, les chauffeurs avaient été dessaisis des clés et c’était les dossiers que les autorités s’attelaient à récupérer», poursuit Fongang.

 

Sabotage ?

C’est face à cette opposition que Fondjo Etienne est jeté en cellule par le préfet « pour une garde à vue administrative de trois jours». Mercredi matin, ce sont deux chauffeurs recrutés par le préfet de l’Océan qui ont conduit les véhicules appartenant à la société NR Apro. A la brigade routière de Kribi, on réfute cette version des faits. « Le commandant a juste été requis par le préfet de l’Océan pour intervention et il ne pouvait pas refuser. Il n’a rien à y voir», justifie un gendarme. Avant de poursuivre : «Les autorités disent qu’elles ont constaté que les chauffeurs faisaient des abus. Je ne sais pas lesquels, le préfet a juste requis le commandant pour prêter main forte au sous-préfet de Kribi dans l’exécution de ses injonctions». Les chauffeurs de NR Apro répliquent à ces accusations. «C’est faux. Le véritable problème n’est pas la sécurité, mais le fait que les autorités administratives ont parfois envie de s’en servir à  d’autres fins. Puisque quelques jours plus tôt, ils nous avaient réquisitionné de force pour aller remorquer des véhicules», soutient un des chauffeurs. Dans la ville, cet incident de trop ne surprend plus les populations et les responsables des services publics du département dont certains sont souvent victimes de cet abus d’autorité du préfet de l’Océan, Jean François Vilon. Des sources proches du Port de Kribi insinuent que cela s’apparente à un début du sabotage des travaux du port en eau profonde de Kribi.

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article