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Justice
Le feuilleton de l’affaire concernant l’ex-Minéfi, Polycarpe Abah Abah, n’est prêt de s’achever. L’audience prévue hier à la Chambre de contrôle de l’information judiciaire de la Cour d’appel du Centre a accouché d’une souris. Une fois de plus, l’affaire a été renvoyée au 17 novembre prochain, pour les mêmes motifs. Les avocats de la partie défenderesse, leur client et autres parties, ne sont toujours pas notifiés. « Pour nous, cet appel du parquet est un simple dilatoire. Pendant les 18 mois d’enquête préliminaire et d’information judiciaire, le ministère public n’a présenté aucune preuve concernant la culpabilité de Polycarpe Abah Abah. Sur les dix chefs pour lesquels notre client était initialement incriminé, le juge d’instruction n’a retenu que quatre. Mais le ministère public a trouvé moyen de relever appel sur deux des six chefs d’accusation rejetés », se plaint l’un des membres du collège des avocats d’Abah Abah. Le dossier qui est resté pendant devant la Chambre de contrôle de l’information judiciaire de la Cour d’appel du Centre a été appelé le 20 octobre avant d’être renvoyé pour hier, 03 novembre.
Près de deux semaines après, la requête tarde toujours à être notifiée. C’est ainsi qu’au cours de l’audience d’hier, le tribunal n’a pas perdu du temps sur le dossier et a renvoyé les différentes parties à mieux se pourvoir. Les avocats de l’ex-Minéfi, Polycarpe Abah Abah qui avaient flairé le mauvais jeu et prédit une certaine forme d’enlisement de cette affaire, accusent le coup. A les croire, tout est organisé pour que l’on maintienne leur client, le plus de temps possible en détention préventive, en violation flagrante de la loi. « L’affaire risque perdurer pendant longtemps encore avant que le contentieux sur l’appel du parquet ne soit vidé », explique un avocat. Il soupçonne une main noire qui serait tapie dans l’ombre. Selon lui, un magistrat rencontré fixe même l’échéance dans six mois. Y a-t-il lieu de craindre que la Cour ne se presse pas pour engager le jugement au fond de cette affaire qui est attendue de tous ?
Souley ONOHIOLO, article publié dans Le Messager