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Succession
Après avoir conclu une paix des braves pendant neuf ans, à la suite d’un conseil familial de conciliation consigné dans le rapport du 4 novembre 2000, les vieux démons refont surface. Gaston Soppo Priso, l’un des sept enfants cohéritiers a esté en justice le 6 juillet courant ses deux de ses frères, les nommés Jean Paul Soppo Priso et Violette Soppo Priso épouse Pensy respectivement gérants de la société Union générale immobilière du Cameroun (Ugic) et la société Union générale immobilière de Douala (Ugid). «Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa», estime l’accusateur qui les soupçonne « d’abus de biens sociaux, d’abus de position dominante, de l’appropriation de l’indû, de la tromperie envers les associés, du délaissement d’incapable, du délit d’initié ».
Selon Gaston Soppo Priso, son frère et sa sœur se sont« accaparés les sociétés Ugic et Ugid qu’ils gèrent à leur guise sans rendre compte depuis plus de 13 ans ». A l’en croire, les concernés n’ont jamais convoqué une assemblée générale, ni communiqué les états financiers de l’entreprise, comme l’exige l’ordonnance n° 1778 rendu le 4 juillet 1996 par le tribunal de première instance de Douala. Pourtant par arrêt définitif n° 135-C, rendu le 16 mai 2003 par la Cour d’appel du Littoral, il y est aussi bénéficiaire en co-division avec ses autres frères (Laurette Soppo Priso épouse Sosso Kollé, Hervé Soppo Priso, Serge Soppo Priso) des actions détenus majoritairement à plus de 90% par leur défunt père.
Besoins
Pis encore, Gaston Soppo Priso, résident à Grenoble en France déplore le fait qu’il a jamais reçu de dividendes, pourtant un arrêt avant dire droit n° 176/CC du 15 septembre 2000 rendu par la Cour d’appel du Littoral a ordonné de lui allouer la somme de 60 millions Fcfa à titre de frais médicaux pour lui permettre de faire face à son état de santé. Car, il est paralysé à plus de 80% par la myopathie, maladie qui le ronge depuis une trentaine d’années et l’empêche de se déplacer, avec obligation pour lui d’être en permanence assisté pour ses besoins de la vie courante. Sans raison apparente, les liquidateurs ne se sont pas exécutés, encore moins les gérants des différents sociétés. Au regard de cette situation difficile, il accuse son frère et sa sœur de ne lui avoir apporté aucun soutien financier sur les revenus qu’il est en droit d’attendre des dividendes des ces entreprises.
Or, Gaston relève que son frère Jean Paul a spolié le Groupe Ugic, notamment, du fait que «sans qualité ni droit, il a vendu clandestinement certaines actions de cette société au Groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.» Mais aussi qu’il a créé une entreprise personnelle Immofi SA au capital de 30 millions Fcfa qui gère subrepticement ses avoirs. Non sans relever que l’ordonnance désignant Jean Paul Soppo Priso administrateur judiciaire ne lui confiait qu’une seule année, et n’a jamais été renouvelé. Ce qui l’obligeait par conséquent d’agir en collégialité avec d’autres cohéritiers.
On se souvient que la déchirure des ayant-droits de la succession Soppo Priso, au lendemain du décès de leur père en 1996, avait favorisé la spoliation du patrimoine que leur avait légué leur géniteur par des tiers. Ce qui rend difficile l’inventaire des biens devant aboutir au partage entre héritiers.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager