Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

Le Guen et ses poulains au banc des accusés

CAN ORANGE 2010

Considérés comme l’un des favoris à la succession des pharaons, les deux premiers matches de poule des Lions indomptables laissent dubitatif même les inconditionnels.

 

L’Association des journalistes sportifs du Cameroun (Ajsc) en partenariat avec Orange Cameroun a mis en place un cadre travail dans les centres culturels français de Douala et Yaoundé pour permettre aux journalistes restés au pays d’être up to date dans le traitement des informations relatives à la Can Orange Angola 2010. A cet effet, la coordination Littoral de l’Ajsc anime quotidienne le centre de presse ainsi mis en place et dénommé « Café foot » en organisant les conférences de presse un jour avant et un jour après chaque match des Lions pendant les matches de poules.  Et après cette première phase de poules, les conférences de presse seront quotidiennes du 23 janvier au 1er février 2010 de 11heures à 12 heures. Il s’agit d’analyser les  chances et les performances des Lions, mais aussi de leurs adversaires.

Pour la première conférence de presse organisée le 10 janvier au lendemain de la défaite des Lions devant les Panthères du Gabon, les spécialistes invités étaient : Doumbé Bosso Emmanuel, entraîneur national adjoint des Espoirs ; Mackongo Timothée, ancien Lions et Francis Ketchemen, consultant (absent). Ils sont analysés la contre-performance des Lions avec beaucoup de réserve pour la suite de la compétition.

Pour la deuxième conférence de presse organisée le 16 janvier à la veille du match Cameroun – Zambie, les invités étaient : Youdom Jean Spliant, ancien entraineur adjoint des Lions ; Bassoua Isaac, ancien Lions ; et Monguè-Mouyeme Charles, consultant. Ils ont analysé les chances des Lions devant les Chipolopolos en référence à leur prestation contre le Gabon.

Pour la troisième conférence de presse organisé le 18 janvier au lendemain de la victoire à l’arrachée du Cameroun face à la Zambie (3-2), les invités étaient : Eugène Ekéké, ancienne gloire et manager de l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun ; Roger Feutmba, ancien Lions et Vassilios Esseme Olivier, entraineur du Tonnerre de Yaoundé. Ils ont tous fait le constat d’une victoire douloureuse qui n’augure pas un avenir meilleur pour le football camerounais.

Pour la quatrième conférence de presse organisée le 20 janvier à la veille du match capital Cameroun – Tunisie, les invités ont été : Franck Happi, consultant à Stv ; Casimir Mangue, Entraîneur de football, et Edgard Nuentsa, Agent de joueur licencié Fifa. De leurs interventions, il en ressort des attentes, mais surtout il se dégage un zeste de confiance.

Dans l’ensemble les aspects suivant ont fait l’objet des échanges :

I- La prestation

Tous les spécialistes invités jusqu’ici sont unanimes, le Cameroun n’a pas encore trouvé sa marque. Son jeu est poussif, lent et manque d’animation. Il manque de liant entre les compartiments et même de percutions dans les phases offensives. La défense s’est montrée très fébrile.

II- Les matches

Les spécialistes estiment que les deux premiers matches du Cameroun n’ont pas été facile parce que surpris par la tactique des adversaires. Le Gabon et la Zambie ont abordé chacun des matches conscients qu’ils étaient du même calibre que Le Cameroun. Conséquence, ils ont mis en place un système de jeu ultra défensif. Démontrant une solidarité dans le jeu, avec une organisation compact et très regroupé dans leur moitié de terrain. Laissant les ballons aux poulains de Paul Marie Le Guen qui n’arrivaient pas de développer leur jeu, malgré le taux de possession de balle élevé. Faisant ainsi preuve d’un manque de créativité et même de talent individuel parce que dépourvu d’un tripoteur capable de porter le ballon et créer le danger dans le camp adverse de manière faire douter la défense adverse et trouver des brèches. A contrario, ces sont les adversaires des Lions qui se sont montrés très souvent menaçant dans leurs contre-attaques, mettant la défense camerounaise en déroute dans quasiment chacune de leurs offensives.  Conséquence, le Cameroun courait toujours au score après avoir pris le but d’entre de jeu.

III- La tactique

Les spécialistes ont remarqué que les Lions ont disputé les deux rencontres dans une configuration identique avec un 4-3-3 pyramidale. Un jeu offensif très axial et suffisamment sur les côtés. Avec des défenseurs latéraux statiques, peu portés vers l’offensive du fait d’une absence  des dédoublements sur les couloirs. Un milieu de terrain complètement absent, peu créatif et pas suffisamment remuant. En outre même très souvent très indiscipliné dans le positionnement.  Conséquence, le compartiment offensif est très faiblement, voir très mal  alimenté en ballons.  Cela est mis sous le compte de l’utilisation de trois milieux à vocation défensive au milieu de terrain. Même si deux sont plus avancés pour densifier l’attaque, on note qu’au deux derniers sortis cela n’a pas conduit l’option escompté. Au contraire !

Les spécialistes s’étonnent que Le Guen ne trouve pas dans son banc de touche une solution à ce handicap. Celui de jouer avec un véritable meneur de jeu avec derrière lui deux récupérateurs.  Or jusqu’à présent, celui qui remonte les ballons jusqu’ici est Alexandre Song qui est positionné devant la défense et loin du compartiment offensif.

Les spécialistes ont aussi noté que les remplacements effectués par Le Guen lors du match contre le Gabon n’ont pas porté leur fruit. Ce qui a été qualifié d’erreur dans les choix. En revanche, ils ont noté avec satisfaction que lors du match contre la Zambie, les remplacements se sont avérés judicieux. Dans l’ensemble,  ils pensent que cela pose le problème de la qualité des choix du coach sur les 22 sélectionnés de cette expédition Angolaise. Et certains se demandent pourquoi, il n’ose pas dans l’utilisation de joueurs dont on reconnaît qu’ils représentent un groupe plein de potentialité et de polyvalence. Notamment en ramenant Emana en meneur, en mettant des joueurs de percutions sur les côtés à l’instar de Alo’o Efoulou et en renforçant la charnière défensive, avec Mbia ou Chedjou à l’axe, Chedjou ou Mandjeck en latéral droit…

Tout compte fait, même s’il est vari qu’il faut au Cameroun un nul pour se qualifier, les spécialistes pensent qu’il ne serait pas judicieux aux Lions de jouer à la défensive car, ils n’ont pas les joueurs capables de jouer les contre-attaques. Les lions doivent être conquérants pour repousser les Tunisiens dans leur retranchement et les faire douter. Par ailleurs, les Lions doivent éviter de prendre le but en premier car la défense tunisienne est plus sereine que les deux précédentes équipes.

IV- Les Joueurs

Sur un plan individuel, seul Alexandre Song fait l’unanimité sur les deux rencontres. Avec dans une moindre mesure Chedjou et Binya qui ont fait une belle entrée lors du deuxième match. Idrissou et, Somen se sont rachetés au deuxième match. En revanche, Makoun, Nguemo, Song Bahanag, Njitap sont les grandes déceptions de ces deux premières sorties. Et les avis sont pour que à ce troisième match, certes déterminant, Le Guen ajuste son équipe et repose ses quatre là. On pense même que pour les cas de Song Bahanag et Njitap, au-delà du rendement, il y a l’argument physiologique. S’ils ont manqué de fraicheur dans les deux premiers matches, les spécialistes émettent des réserves sur leur capacité de récupération au regard de l’insuffisance de la préparation, de leur manque de compétitivité en club et vraisemblablement de leur âge. Ce qui pourra encore être un sérieux handicap pour les onze entrants.

V- Paul Marie Le Guen

D’emblée, il est critiqué pour son bluff sur la durée de la préparation. Quatre jours de préparation au détriment de ses piges de consultant à Canal + pour la première ligue anglaise étalent les lacunes de cette option. Pour cela il ne devra s’en prendre qu’à lui-même et assumé. Et dans une moindre mesure à ses employés (Minsep – Fécafoot) qui l’ont bu comme du petit lait incapable de le ramener à la raison. Certainement que si les Lions continuent dans cette mauvaise prestation avec une sortie au premier ou au deuxième tour, il sera mis sur le banc des accusés. Et sa tête sera mise à prix.

Les spécialistes n’ont pas supporté la justification de la contre-performance du Cameroun contre le Gabon lorsqu’il a mis cela sur le compte des joueurs qui n’ont pas joué à leur niveau en club. D’autant plus qu’il s’était appuyé sur le professionnalisme des clubs employeurs des joueurs pour écourter la préparation. Pour nos invités, c’était un manque de modestie, car le Cameroun n’est la seule sélection a compté des professionnels. Pis encore, il avait oublié que, outre le football anglais qui ne connaît pas de trêve, la plupart des professionnels camerounais étaient déjà en congé au Cameroun. Et à l’exception de Song Alexandre, Eto’o, Kameni, Nkoulou qui sont titulaires dans les équipes de hautes factures, les autres sont remplaçants, mieux évolue dans les équipes de bas de gamme.

Et pour les spécialistes, si Le Guen restait dans la logique de ne pas faire de la Can son challenge, ils s’attendaient alors qu’il donne plus de chance aux jeunes en faisant tourner son effectif dans un dosage homéopathique. Malheureusement, il a été trappé par la pression camerounaise des résultats immédiats sans aucune prospective d’avenir. Dans ces conditions, au Cameroun tout entier d’être conséquent, si on accepte de jouer des challenges à court terme.

 

Synthèse de Mathieu Nathanaël NJOG

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article