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Immigration
Les expulsions des étrangers supposés en situation irrégulière bat toujours leur plein au pays d’Obiang Nguema. La dernière en date est celle enregistrée le 20 février 2010 à Kribi. Malgré la libre circulation des biens et des personnes sur laquelle ont mis un point d’honneur les chefs d’Etats d’Afrique centrale à Bangui lors du 10è sommet tenu du 15 au 18 janvier 2010, avec la considération du passeport biométriques Cemac.
Rien ne va décidément plus entre le Cameroun et la Guinée équatoriale. Après la fermeture des frontières en janvier 2008, suite à des rapatriements massifs des Camerounais du pays d’Obiang Nguema, les autorités Equato-guinéennes poursuivent leur chasse aux étrangers. Pour le seul mois de février 2010, deux contingents constitués essentiellement de maliens et camerounais ont été refoulés du côté l’océan atlantique. Le premier était de 12 étrangers (7 maliens et 5 camerounais) accueilli le 1er février du côté de Campos par le sous-préfet de cette unité administrative. Après les procédures d’usage, le chef de terre a facilité leur transfert vers leurs familles et communautés respectives. Le second est celui du week-end dernier, 20 février. Il est constitué de 19 étrangers (12 maliens et 7 camerounais).
Selon, l’Ong «Un monde avenir » qui a aussitôt volé au secours de ses refoulés, ces jeunes gens dont l’âge variait entre 15 et 45 ans, de nationalité malienne et camerounaise disent être partis de Yaoundé, Kye-Ossi, au Cameroun ; Cotonou au Bénin, Sikasso au Mali pour regagner la Guinée-équatoriale, le nouvel Eldorado en Afrique subsaharienne. Les raisons de leur expulsion sont diverses, portent toutes sur l’irrégularité de leur situation en sol équato-guinéenne : - Cartes de séjour expirées, cartes de résidence expirés, visas expirés. Mais certains de ses clandestins réfutent ces raisons brandies par les autorités équato-guinéennes, en soutenant qu’ils ont été victimes de rapatriements abusifs. Et même de tortures atroces. «Nos titres de séjours en cour de validités nous ont été retirés, nous avons été dépouillés de nos biens et emprisonnés pendant plusieurs jours avant de nous voir expulsé vers le Cameroun à bord des embarcation de fortune, sans un sou», affirment-ils pratiquement en chœur.
Violation des droits de l’Homme
Pour Elisabeth Bapa, représentante de l’Ong Un Monde Avenir, partie urgemment de Douala pour soutenir ses clandestins et recensés ses abus, cette situation récurrente est une violation des droits de l’Homme qu’il faut dénoncer avec force. Ce qui justifie la mobilisation de cette Ong qui a aussitôt pris en charge leur ration alimentaire et de concert avec le 1er adjoint préfectoral de l’Océan, Ndobo Kuntz Placide, ont déboursé les frais nécessaires pour leurs transferts vers le différentes villes (Douala, Yaoundé) du Cameroun où ils pourront rejoindre des familles et connaissances. En territoire camerounais, les maliens ne courent aucun risque de subir quelques sévisses morales que physiques. Le Cameroun et le Mali étant lié par un accord séculaire qui permet aux originaires des deux pays de circuler librement sur l’un ou l’autre sans aucune contrainte. Ce qui suscite véritablement la question sur l’application de la convention de la libre circulation des biens et des personnes qui était prévu pour entrer en vigueur depuis 2006 et dont Les chefs d’Etat de la Cémac se sont aussi engagés lors du dernier sommet de janvier 2010 à Bangui à rendre fonctionnel le passeport biométrique de la Cémac dès le 1er avril 2010. Ceci avec la collaboration d’Interpol. Il sera donc désormais possible de circuler dans les six pays de la zone Cémac à l’aide d’un seul passeport. Le Gabon et la Guinée équatoriale rejoignent ainsi le Cameroun, le Congo, le Tchad et la République centrafricaine, qui pratiquent déjà la libre circulation. Ainsi la seule présentation du passeport permettra de franchir les frontières qui lient les différents pays.
Des chiffres alarmants
En attendant, c’est dire si le torchon continue à brûler insidieusement entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale. Les ressortissants camerounais étant toujours sont pourchassés par les autorités équato-guinéennes. Les statistiques enregistrées par les autorités administratives de Kyé-Ossi, de Campo et de Kribi sont alarmantes. Même si, on évoque du côté du ministre équato-guinéen des relations extérieures, de la Coopération et de la Francophonie, on soutient que ces expulsions massifs sont sous-tendues par la signature d’une note d’information adressée à toutes les représentations diplomatiques, le 11 mai 2009. Dans laquelle, les autorités de la Guinée-équatoriale invitent « les étrangers en situation irrégulière sur le territoire équato-guinéen, à quitter volontairement le pays, dans un délai de 15 jours. Faute de quoi les autorités équato-guinéennes allaient procéder à des rafles et des refoulements systématiques des indésirables. » En revanche, le consul du Cameroun à Bata, Jean Noèl Abessolo, dit avoir sensibilisé ses compatriotes en situation irrégulière, à régulariser leur situation du moins à quitter ce pays, pour ne plus y subir ces pires formes d’humiliation et de pertes biens.
Le 27 mai 2009, environ 92 compatriotes ont regagné volontairement le Cameroun. Le lendemain, 158 autres Camerounais ont été refoulés de la Guinée Equatoriale. Le 29 mai 2009, 57 autres Camerounais seront à nouveau expulsés. Début août, un navire de 36 immigrés ont été débarqués. Le 18 septembre, un contingent de 100 étrangers (71 Camerounais et 29 Maliens) a été refoulé de la Guinée-équatoriale.
Mathieu Nathanaël NJOG
Listes des refoulés
Maliens
1- Lassina Djara, 35 ans
2- Boubakar Bagakoko, 23 ans
3- Draman Koulybaly, 29 ans
4- Soulemane Sangaré, 24 ans
5- Idrissa Sinayoko, 26 ans
6- Bourama Dambelle, 25 ans
7- Amadou Ibrahima, 17 ans
8- Diarra Dramane, 29 ans
9- Abouba Traoré, 15 ans
10- Daouda Koulybaly, 40 ans
11- Cheick Sekina Doumeya, 35 ans
12- Adama Koulybaly, 27 ans
Camerounais
13- Njekakad Joseph, 39 ans
14- Kenfack Rigobert, 45 ans
15- Moukam Wopiwo, 33 ans
16- Ayenfée Emma, 23 ans
17- Djambou Yentchou Colins, 19 ans
18- Ndogmo Arnaud, 34 ans
19- Ayuk Emmanuel, 23 ans