Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

Débrayage des employés temporaires paralysent

Chantier Naval

Depuis lundi 1er mars, le Chantier naval et industriel du Cameroun connaît une situation explosive. Les forces de maintien de l’ordre fortement armées ont pris d’assaut les lieux pour éviter les débordements. Les manifestants ont dit opté hier jeudi pour l’arbitrage du gouverneur de la région d Littoral.

 

Les installations du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) sont sous forte protection des forces de maintien de l’ordre. Les camions anti-émeutes de la gendarmerie sont soigneusement positionnés, malgré qu’hier, jeudi 4 mars 2010, la tension était relative retombée à l’entrée principale où est situé le site abritant la direction générale et les installations techniques. C’est que les milliers d’employés temporaires en grève avaient choisi de se rendre au service du gouverneur afin de solliciter son arbitrage.  Déclinant, la négociation que les émissaires du directeur général Antoine Alo’o Bikoro étaient venus leur proposer la veille. Très outré de ce que, le directeur général, avait déclaré au début de ce mouvement d’humeur ne pas les reconnaître comme employés du Cnic. Ce qui avait conduit les éléments des forces de l’ordre de les brutaliser, bastonner et refouler sans ménagement. Bilan plusieurs blessés, et plusieurs arrestations dont les grévistes demandent la libération sans condition. C’est pourquoi, mercredi 3 mars, ils sont revenus à la charge arborant leur tenue de travail de couleur bleue pour les uns  et orange pour les autres, où on pouvait lire inscrit Cnic-Uic.

Tout est part le lundi 1er mars, lorsque les employés temporaires décident de manifester dans l’enceinte du chantier naval dans un premier temps pour réclamer les retenues injustifiées sur salaire qu’ils subissent lors de leurs rémunérations mensuelles. Notamment, des taxes diverses (Irpp, Cnps, redevance audiovisuelle,…). Et pour cause, toutes ses taxes ne sont certainement pas reversés aux administrations destinataires et les concernés ne peuvent pas bénéficier des biens faits eu égard à leur statut de temporaire. Par ailleurs, cela grève suffisamment leurs revenus. D’autres vont jusqu’à évoquer une incidence de 60  à 80% du salaire. Un peu exagéré pense-t-on du côté de la direction générale où on se refuse d’en dire plus, tout en récusant cette incidence lorsqu’on sait que pour deux semaines de travail, les temporaires gagnent entre 100 et 500 000 Fcfa.

 

Bikoro dans un chaudron

En tout cas, au stade actuel de la crise, les employés temporaires qu’on chiffre à près de 2000, n’entendent plus simplement réclamer le remboursement de toutes les retenues injustifiées dont ils ont été victimes jusqu’ici. Ils revendiquent le solde de tout compte, la mise à la fin de leur contrat de travail provisoirement définitif (dont certains ont 15 ans d’ancienneté) et le paiement de l’indemnité de séparation. «Un temporaire à la Cnic peut rester des mois en chômage avant de se faire appeler pour une pige de cinq, dix, quinze jours, voire plus. Nous travaillons pour les mois de disettes et le Dg et ses collaborateurs trouvent tout le moins le moyens de nous dépouiller d’une bonne partie.»

Toutefois, la coïncidence de cette grève et les audiences de l’affaire de détournement de denier publics au Chantier naval et industriel du Cameroun, dans laquelle est poursuivi l’ex Dg, Zacchaeus Forjindam  et « la toute puissante » Directeur des ressources humaines Mme Njoh Moudio née Massot Rose, laissent toute de même les observateurs dubitatifs sur les mobiles de cette grève. Les proches de l’actuel Dg rappellent que dans son mémoire de défense et dans dépositions aux audiences, Zacchaeus Forjindam, ne cesse de clamer qu’il a laissé  une entreprise prospère qui est actuellement en plein déclin. Non sans ajouter que c’est Bokoro, l’actuel Dg qui a commandité sa chute. Ils y voient une main tapis dans l’ombre pour discréditer l’opération de redressement qu’a engagé le remplaçant de Forjindam. Comme en témoigne les déclarations de Louis Claude Nyassa, Pca, qui a affirmé que la Cnic se porte mieux que jamais depuis deux exercices. C’était, lors de sa déposition comme témoin devant le tribunal.

Surtout que depuis la prise de fonction du nouveau Dg, Antoine Alo’o Bikoro, en mai 2008, il ne cesse d’essuyer d’innombrables écueils. Plus ou moins assis sur des fondements solides. Les proches de Bikoro citent entre autres : Les mouvements d’humeur de plus d’une centaine de temporaires qui exigeaient leur intégration, et qui sont revenus à la charge à plusieurs reprises en 2008. Celle des temporaires qui s’offusquaient du retard de paiement de salaire en fin 2008. Il en était de la campagne de sabotage menée par des fournisseurs qui n’appréciait pas que la nouvelle équipe dirigeante de la Cnic instaure des vérifications de l’exécution des marchés avant paiement des factures, notamment celles antérieures à leur prises de fonction. Ainsi que de la grève du personnel de l’Uic qui réclamait une rupture de contrat avant de reprendre sous de nouvelles bases avec la fusion Cnic-Uic en fin 2009. Si cette situation est aujourd’hui réglée avec le paiement des droits des employés ayant choisis le départ volontaire, il reste qu’une procédure judiciaire est engagée par quatre ex-employés de l’Uic pour licenciement abusif. Même si la direction générale parle de quatre personnes qui se sont mis en marge de la réglementation en organisant un mouvement de grève sans préavis. A la direction générale, on dit rester serein car la haute hiérarchie connaît la réalité de la situation. Tout le reste n’étant que des actes de sabotage.

 

André Som

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article