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Syndicat
Une dissidence, menée par le 2è vice-président vient de tenter d’évincer le bureau l’Union des syndicats autonomes du Wouri. Relent de bicéphalisme en perspective. La menace d’implosion est forte.
La rentrée sociale de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun (Csac) a eu lieu le 2 mars 2010 à Douala, à la Bourse de travail de l’Union des syndicats autonomes du Wouri (Usaw). Une assise houleuse et empreinte d’un climat sulfureux d’une pétaudière. Elle a connu une forte participation de la délégation du bureau exécutif conduite par le Secrétaire Général, Louis Sombes accompagné du Secrétaire chargé de l’organisation, Okala Jean Paul, d’une délégation des membres des bureaux exécutifs départementaux (Mifi, Haut-Nkam, Bamboutos) de la région de l’Ouest, des syndicats de base (Santé, Bâtiments, Exploitation forestière, Industries alimentaires) du Wouri ; des syndicats nationaux du ports, des journalistes, de l’Energie et eau du Cameroun ; des délégués du personnel de ces syndicats.
A l’ordre du jour : communications sur la vie de la confédération et la mise au point sur la crise que traverse l’Usaw. Le président Jean-Marie Ndi de l’Usaw a d’emblée porté sur la table le problème qu’il a qualifié de désordre orchestré par certains de ses camarades de l’Usaw depuis le mois de novembre 2009. Dans le but de déstabiliser l’Union et instaurer un bicéphalisme qui va menacer la solidarité des camarades. Au regard de cette situation explosive et en violation des statuts de la Csac, Jean-Marie Ndi a appelé au concours de tous les participants afin que soit trouvé une solution urgente au sortir de ces assises, afin d’éviter à la Csac de plonger dans la crise que connaissent ou ont connu d’autres confédérations syndicales sœurs au point d’entraîner leur implosion. Plus encore, parce qu’il ne souhaiterait pas que le Wouri serve de rampe de lancement à une éventuelle crise déstabilisation de cette centrale.
En effet, le 12 février 2010, un congrès extraordinaire de l’Usaw a été organisé sous l’instigation du 2è vice-président, Kitchabo Jean-Bosco et le secrétaire administratif, Liyong Luc René. Profitant de l’absence du Cameroun, du président Jean-Marie Ndi, ces deux personnes ont pris soin d’obtenir 16 signatures des membres du bureau de cette Union pour la convocation de ce congrès extraordinaire. Des aveux ont été fait que c’était en contrepartie de la somme de 10.000 Fcfa. Congrès à l’issu duquel, un nouveau bureau de l’Usaw a été mis sur pied. Fort de ce mandat, Kitchabo Jean-Bosco a entrepris des démarches de charme et de reconnaissance qui lui ont permis d’entre en possession du certificat d’enregistrement de l’Usaw.
Jusqu’où ira la dissidence ?
Aussitôt informé, Louis Sombes, le secrétaire général du bureau exécutif de la Csac a aussitôt saisi les administrations compétentes (Sous-préfet de Douala Vè ; Préfet du Wouri ; Délégué régional du travail et de la sécurité sociale ; Gouverneur du Littoral) par des correspondances datées du 15 février afin de déclarer «d’illégal le congrès extraordinaire de l’Usaw ainsi tenu, et par conséquent nul et de nul effet toutes les décisions prises.» Et rétablir dans ses droits le bureau de l’Usaw issu du congrès du 31 mars 2006. Une réactivité saluée par les participants de cette assemblée générale dite de rentrée sociale de la Csac afin «d’étouffer dans l’œuf le désordre qui n’a pour seul but que ternir l’image de la très bonne marche de notre centrale. Tout en félicitant également les camarades président et 1er Vice président de l’Usaw pour le sang froid dont ils ont fait montre de manière à ne pas alarmer les travailleurs et travailleuses à la base.»
Par ailleurs, à l’unanimité des participants, il a été décidé : - la suspension des camarades : Kitchabo Jean-Bosco et Liyong Luc-René, conformément aux dispositions de l’article 15 de statuts en leur qualité d’instigateurs de ces violations des textes régissant la Csac. - la ventilation de la décision consacrant l’illégalité du congrès extraordinaire organisé par les camarades Kitchabo et Cie le 12 février 2010 et la confirmation de ses représentants légaux dans le Wouri à la coordination des unions des Syndicats du Wouri. - de statuer en urgence sur le cas de ces camarades en saisissant la commission des conflits de la Csac afin d’éviter le désordre au sein de l’Union du Wouri et partant de la Csac. - d’infliger un avertissement aux organisations suivantes (syndicats : des Industries Chimiques du Wouri - Bois et ameublement du Wouri - des Industries Alimentaires du Wouri - des employés du port - Synacom du Wouri) pour leurs actes déviationnisme avec ampliation au bureau exécutif de la Csac – que le secrétaire général du bureau exécutif de la Csac de prendre toutes les dispositions légales que lui confèrent les statuts de la Csac pour rentrer en possession du certificat d’enregistrement de l’Usaw détenu par le camarade Kitchabo Jean-Bosco.
La réunion du bureau exécutif élargie, tenue le 4 mars 2010 à Yaoundé à la suite de la rentrée sociale du gouvernement a été consacrée sur la gestion de cette situation qui peut imploser sur toute la centrale.
André Som