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Les étudiants réclament le départ du Vice-Chancelor

 Université de Buea - Tension estudiantine

Le Pr.  Vincent Titanji a levé la suspension de quatorze étudiants avant le débute des 12ème  Jeux universitaires. Mais dans la ville de Molyko ont parle de plus en plus de son limogeage.

 

C’est un campus universitaire de Buea dans le calme que nous avons retrouvé le lundi 4 mai 2009. Les patrouilles mixtes qui avaient essaimé le campus depuis le 22 avril avaient disparu. « La tension est tombée et tout est revenue dans le calme avec la levée de la suspension des quatorze étudiants», déclare un étudiant. Malgré tout, la rumeur la plus forte fait état de ce que, le Vice-Chancellor, le Pr Vincent Titanji va laisser les plumes de par sa gestion de cette crise. D’aucuns sont même péremptoire, en annonçant son limogeage imminent. D’autant plus que pour désarmer cette tension, il a fallu recevoir des injonctions fermes du ministre de l’enseignement supérieur afin d’éviter les manifestations annoncées par les différentes associations d’étudiants des différentes universités d’Etat en solidarité à leurs camarades de Buea. Pour cela, tout est allé très vite entre le 30 avril et le 1er mai date à laquelle Pr. Vincent Titanji, Vice-Chancellor  de l’Université de Buea a levé la suspension de cours qui frappait quatorze étudiants, membres de l’Union des étudiants de l’Université de Buea (Ubus) depuis deux semaines.

Une décision survenue le vendredi 1er mai 2009, lorsque la délégation de cette université avait déjà pris ses quartiers à Ngoa Kellé. Mais alors sous fond d’une forte menace de perturbation des 12ème Jeux universitaires (JU). Puisque la frange dissidente au président controversé et contesté, de l’Ubus, Paul Shijpuh Pertiangma, avait décidé de manifester bruyamment tout au long des JU qu’organise l’Université de Yaoundé I. Jeux qui se sont ouverts le samedi 2 mai 2009. L’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec) et les organisations des autres universités d’Etat du Cameroun, à l’instar de celle de Douala s’étaient montrées solidaires à cette menace de perturbation en annonçant des manifestations de protestation lors de la cérémonie d’ouverture. Dans une lettre adressée au ministre de l’enseignement supérieur (Minesup), Jacques Famé Ndongo, l’Addec disait notamment s’insurger contre la dictature du Vice-chancelor.

 

La plate-forme

Pour désamorcer cette crise, il s’était préalablement tenu dans la nuit de jeudi 30 avril une réunion entre le Minesup et les représentants de l’Ubus et l’Addec. C’est alors que le Pr. Jacques Fame Ndongo a recommandé au Pr. Vincent Titanji d’accéder au dialogue longtemps sollicité par l’Union des étudiants de l’Université de Buea. C’est ainsi que le 1er mai il a rencontré les différentes factions de l’Ubus en présence des représentants de l’Addec. C’est à l’issue de cette rencontre qu’un compromis a été trouvé : La démilitarisation du campus - La levée de suspension des cours qui frappait quatorze étudiants qu’on qualifiait de meneurs dans la tension qui opposait l’administration à l’Ubus – la réhabilitation immédiate et sans condition de l’étudiant Fred  Woka Nguve (UB025562) au   poste de  Chairman de la Universty of Buea Students Union (Ubus) – La mise sur pied d’une commission dans les deux prochaines semaines   avec  pour   mission  de trouver des solutions aux problèmes posés par les étudiants dans leur mémorandum du 17 avril 2009.

On se souvient que c’est le refus du Vice-chancellor, Vincent P. K. Titanji de prendre en compte ce mémorandum, décliné en dix points qui avait abouti au débrayage du mardi 21 avril, au point de paralyser les cours à l’Université de Buea. Il avait qualifié cette démarche d’une attitude des mauvais perdants de la  dernière assemblée élective au sein de la Ubsu au cours duquel on accusait l’administration d’avoir torpillé le processus pour installer au forceps un étudiant qui leur était acquis. De même qu’une militarisation du campus et une campagne de circulation de tracts quotidienne appelant à la révolte.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, Article publié dans Le Messager

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