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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Paul Eric Kingue redoute un empoisonnement

Malversation financière - Mairie de Njombé-Penja

La seconde audience en appel a lieu ce mercredi 4 mars 2009. Mais avant, l’ex maire du Rdpc a écrit au vice-premier ministre, garde des sceaux parce que sa vie serait en danger.
 

Dans une lettre adressée à Ahmadou Ali, Vice-premier ministre, ministre de la justice et garde des sceaux, datée du 28 février 2009, Paul Eric Kingue, qui dit être le «maire légitime de Njombé-Penja, innocent, illégalement révoqué et abusivement détenu à la prison de Nkongsamba»(sic) dénonce les : «persécutions, montages et arrestations ciblées et manipulées contre compromissions, diverses, atteintes graves aux droits de l’homme à Njombe-Penja et dans le Moungo en général»(sic). Depuis son arrestation théâtralement orchestrée le 27 février 2008 pour les accusations de complicité de pillage ne bande pendant les émeutes de fin février 2008, la ville de Njombé vit dans une psychose permanente. Les éléments des forces de l’ordre multiplient des arrestations arbitraires au sein des proches familiaux et politiques de l’ex-maire. «Le harcèlement de ma famille est devenu le lot quotidien», au point de la contraindre «à la débandade, dans le seul but de ne pas leur permettre de m’assister dans mes tribulations à la prison où je croupis innocemment», écrit-il. C’est le cas  de «ma sœur (la seule que j’ai) qui s’occupe de ma pension quotidienne, est depuis quelques jours persécutée par les parquets de Mbanga et de Nkongsamba, sous le prétexte qu’elle aurait participé au recrutement d’un marabout qui avait pour mission d’empêcher que je sois condamné à 15 ans de prison ferme ! Un drôle de montage, un de plus…», indique-t-il.

 

Le cri de coeur

Avant d’ajouter : «L’objectif visé étant de me couper de tout ravitaillement, afin que le plan machiavélique de m’empoisonner soit mis en exécution. Ma vie est en danger à Nkongsamba, et parce que vous êtes soucieux des droits des citoyens camerounais, j’en appelle à votre intervention, avant que le pire ne se produise». Il affirme que «Depuis en effet quelques semaines, j’ai été informé d’un projet d’empoisonnement dont je pourrais être la cible très prochainement et ce, de la part de mes adversaires politiques qui ont raccommodé cette fameuse affaire de février 2008, à Njombé-Penja pour me débarrasser de la scène politique. Le but recherché étant de faire taire définitivement les procédures qui suivent leur cours ; procédures pour lesquelles ils ont menti à la haute hiérarchie de l’Etat » (sic). Et de conclure : «C’est un cri de cœur que je vous envoi afin qu’une fois de plus des arrestations fantaisistes, les arrestations ne reposant sur rien ne se multiplient» plus.

Puisqu’il est convaincu que «Dans le Moungo…il n’y a ni respect des droits de l’homme dans le Moungo, ni justice…Njombé-Penja est devenu depuis mon arrestation le fonds de commerce des parquets de cette partie du pays…», dénonce-t-il. Avant de déplorer que «Les tribunaux dans cette ville sont devenus de vulgaires boutiques que X et Y peut manipuler à sa guise, à condition d’être le plus disant sans doute… ». Il précise qu’il est loin d’être la seule victime en la matière. Il en veut pour preuve plusieurs autres cas qu’il a recensé dans la prison principale de Nkongsamba où il invité les autorités compétentes de mener une enquête. Seulement pour son cas, il dit avoir confiance au principe de la double juridiction. «Je reste convaincu que des magistrats plus sereins et pas compromis, c’est à dire ceux de la Cour d’appel et ou de la Cour suprême, feront en toute conscience, leur travail tel que leur grandeur et leurs qualités le leur commande», écrit-il avec le brin d’espoir qui le maintient encore fringant.

 

Ce matin à la Cour d’appel

L’affaire opposant le ministère public et la mairie de Njombé-Penja contre Paul Eric Kingue, ex-maire de cette commune et portant sur des accusations de malversations financières et faux usage de faux en écriture fait l’objet d’appel de la part des avocats de l’accusé pour demander la requalification des faits en «irrégularité en écriture». La première audience en appel a eu lieu le 4 février 2009 à la Cour d’appel du Littoral. D’emblée, elle a été renvoyée à l’audience criminelle de ce mercredi 4 mars pour le motif : «Retour de citations des parties».  En effet, plusieurs procédures judiciaires sont engagées contre l’ex-maire de Njombé-Penja, Paul Eric Kingué. L’une d’elle a connue son épilogue le 19 janvier 2009 par une inculpation des délits de «complicité de pillage en bande, d’attroupement sur la voie publique, de réunion et manifestation interdites»,  suivie d’une condamnation par le président de la collégialité Edouard Kitio du Tribunal de grande Instance du Moungo, à six ans d’emprisonnement ferme et le paiement solidaire avec seize coaccusés de la somme de 804 millions de Fcfa à la partie civile composée de la société des Plantations de Haut Penja (Php) et autres individus.

Toute chose qui conforte la population de cette commune qu’il n’y a aucun doute que ce sont les compagnies de bananeraies (Php, Sbm…) exerçant dans la localité qui ont obtenu la tête du maire du Rdpc. Et pour cause, Paul Eric Kingué dès sa prise de fonction à la tête de la mairie, s'était scandalisé des salaires (25.000 Fcfa par mois) pratiqués par ces sociétés exploitant les bananeraies. Et avait dénoncé les privilèges fiscaux et les exonérations de taxes dont bénéficient ces entreprises à capitaux français.

Mathieu Nathanaël NJOG

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