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Le médecin légiste chargé de l’autopsie ses désiste

Dossier 8
Affaire Mapuro – Bamkoui

La nouvelle a été rendu public hier mercredi 3 décembre 2008.

 

La famille du défunt Mapuro Hervé et leurs avocats étaient au tribunal militaire du Littoral hier mercredi 3 décembre 2008 pour rencontrer le Colonel André Ngalao, Commissaire du gouvernement. En vain. Ils voulaient comprendre les raisons du retard qu’accuse l’exécution de la réquisition prise pour la pratique de l’autopsie. Cette dernière sortie a été motivée par l’incident survenu le mardi 2 décembre 2008 à l’hôpital Laquintinie lorsque le médecin légiste et ses collègues n’ont pas pu accéder au corps de l’inspecteur Mapuro parce qu’il n’avait toujours pas été transféré de la morgue de l’hôpital militaire pour celui de l’hôpital Laquintinie. Pendant qu’il attendait dans l’enceinte du tribunal militaire l’arrivée du commissaire du gouvernement, ils apprendront des sources proches de l’hôpital militaire que le Dr Fewou Amadou, chef service anatomo-pathologie à l’hôpital Laquintinie et médecin légiste commis par la même institut sanitaire pour effectuer cette autopsie qu’il ses désistait. Raison évoquée, ses origines tribales. «Il est originaire du Noun comme le défunt et ne souhaiterait pas que les résultats de l’autopsie fassent l’objet  d’un contestation et qu’il se trouve au centre d’une polémique de mauvaise aloi», affirme un capitaine en service à la garnison militaire.

Toutefois, la famille sera rassurée quant aux mesures prises pour palier à ce désistement. C’est ainsi que l’hôpital Laquintinie a rassuré la commission mixte chargée de l’enquête sur le fait que des dispositions de substitution ont été aussitôt prises. En effet, le second médecin légiste de cette institution sanitaire, Dr Bruno Djimeli, anatomo-pathologiste, collègue de service du Dr Fewou a été commis pour effectuer cet acte médical. Il restait de régler la question du transfert ou non de la dépouille de Mapuro pour l’hôpital. Alors que l’hôpital Laquintinie exigeait que le corps soit transféré, la commission mixte chargée de l’enquête a obtenu du médecin légiste que les prélèvements soient faits à la morgue de l’hôpital militaire. Et que les analyses soient poursuivies à l’hôpital Laquintinie. Surtout qu’il s’agit dans cette pratique d’ouvrir respectivement la boîte crânienne et l’abdomen pour effectuer des analyses médicaux rigoureuses et nécessaires sur les organes. Au moment d’aller, sous presse, nous avons appris de sources proche du corps médical que la da te retenue pour pratiquer cette autopsie est ce jeudi 4 décembre 2008. Il ne reste plus que d’attendre les révélations de cet acte médical.

 

Les attentes des avocats

Les avocats de la partie civile disent reposer tous espoirs sur ces résultats pour bâtir leurs moyens de défense. Ils attendent que cette autopsie révèle si oui ou non, Mapuro a été drogué, sinon, voir si le taux d’alcool qu’il aurait ingurgité ce soir équivaut à la consommation des ¾ de la bouteille de whisky qu’il aurait bu en compagnie de l’épouse de Bamkoui comme la déclarer le chef d’escadron Emile Bamkoui dans sa déposition. Mais aussi établir si le défunt a subit les tortures et pendant combien d’heures. Car pour les membres de la famille du défunt sont convaincus que Mapuro a été molesté loin du domicile de Bamkoui avant d’être ramené au lieu du vrai ou supposé délit «d’adultère». Ils souhaitent aussi être situés sur l’objet utilisé pour fracturer la jambe gauche de l’inspecteur Mapuro, de même que le nombre de balles reçues et l’identification des balles utilisées. Mais aussi, si toute la quinzaine de points de sutures décomptés sur le corps de Mapuro sont dus aux impacts de balles ou à l’utilisation d’une arme blanche.

Tout ceci pour le collègue d’avocats, il est question d’évacuer l’optique du crime passionnel pour soutenir un meurtre prémédité.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dasn Le Messager

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