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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Le quotidien des célèbres prisonniers de Douala

Prison

Voici comment Lapiro de Mbanga, Etondè Ekoto, Forjindam et leurs compagnons de la spéciale 18 vivent à la prison centrale de Douala.

A la prison centrale de Douala, le chantier d’extension poursuit son cours pendant que celui de réfection des cellules détruites lors de l’incendie de septembre 2008 est aux arrêts. Les effectifs sont toujours pléthoriques, avec près de 3000 prisonniers, soit 2500 prévenus et près de 500 condamnés. C’est toujours un climat de tension et de frustration qui y prévaut. Les détenus égrènent un chapelet de récriminations. Hier mardi, on pouvait entendre les détenus lancer : «nous voulons les médicaments pas les fournitures scolaires». Quelques uns nous ont approché pour nous faire part de leurs préoccupations. «Nous sommes les brûlés de la dernière incendie de la prison. Depuis que nous avons quitté l’hôpital nous ne recevons plus de soin. Nous sommes abandonnés à nous même. Pis encore, pour les certificats médicaux que nous réclamons, on nous exige 50.000Fcfa. Même l’assistance judiciaire nous ne bénéficions pas. Les 200 avocats du Pacdet réquisitionnés se contentent de percevoir les honoraires sur notre dos sans nous apporter l’assistance judiciaire nécessaire», affirme Koum.

Dans l’ensemble, on pouvait distinguer des détenus à la mine apathiques, faméliques, patibulaires, atrabilaires…Tous se donnant à la mendicité agressive, voire vorace. Les plus chanceux se sont tirés avec quelques piécettes des âmes sensibles. Mais on a pu remarquer l’absence dans la grande cour de la prison, des pensionnaires de la spéciale N°18.  Le quartier où sont placés les very important prisoners (vip) : Lambo Sandjo Pierre Roger alias Lapiro de Mbanga (artiste musicien),  colonel Edouard Nathanaël Etondé Ekoto (ex Délégué Cud et Pca Pad), Zacchaeus Mungwe Forjindam (ex-Dg Chantier naval), Siewe Nintcheu (cadre Pad), Simon Pierre Ewodo Noah (ex Dga du Pad),  Dr Mbangue (ex direct hôpital provincial de Nkongsamba et responsable provincial du programme de lutte contre le sida), Lewis Medjo 5directeur publication de La détente), Lamine Mbassa (ex directeur financier de la Cud), Jean-Louis Edou Olo’o (ex- Tpg), Mbouopda (Pdg Afrique construction, et  président du quartier), la liste est loin d’être exhaustive.

 

Ludo, damier, lecture et télévision

En effet, les pensionnaires de la spéciale 18 sortent très peu de leur quartier, si oui pour les corvées que certains bénéficient. Ils évitent au maximum tout contact avec la plèbe de ce pénitencier. «Nous évitons les agressions. C’est très bouillant là dehors. Surtout qu’ils croient que nous autres avions beaucoup d’argent », affirme un cadre d’entreprise qui y est en détention provisoire. Les seuls contacts avec les autres prisonniers sont circonscrits à ceux qu’on appelle taxi (ceux qui vont transmettre les demandes de communication) et ceux qui viennent proposer leurs services pour la cuisine, la lessive et autres petits services. Evidement tous payants. En revanche, Lapiro est l’un des rares Vip à se sentir à son aise au milieu de cette plèbe. Depuis son arrivée, il a déjà fait le tour de toutes les cellules où il a reçu une ovation populaire, proportionnelle à la célébrité qu’il s’est établi au sein cette base classe sociale qui l’adule comme artiste engagé. «Je suis dans mon monde, si quelqu’un pensait me nuire en m’envoyant ici, il s’est bien gouré».

Si les pensionnaires de la spéciale 18 ne sont pas à la base des amis, il règne entre eux un respectent mutuel. Certains sont très réservés, c’est le cas de Forjindam. Surtout que depuis un mois il y a un nouveau compagnon qui n’arrive pas à situer les circonstances de sa mise sous mandat de dépôt. Il se passe pour un journaliste que même Lewis Medjo ne l’identifie pas au bataillon. Ce qui aiguise des suspicions. Il est alors considéré comme un mouchard infiltré. Outre ce climat, les locataires de la spécial 18 pour passer le temps, ils jouent au ludo, au damier, lisent les journaux et regardent la télévision. Le colonel Etondè Ekotto qui a regagné la prison le 4 novembre 2008, après dix huit jours passés à l’hôpital général de Douala a la mine plus reluisante qu’au moment de son évacuation sanitaire. Pourtant, il se déplace toujours à l’aide de deux béquilles. Et il est celui qui reçoit plus de visite. Le président de ce quartier, Mbouopda, reconduit lors l’assemblée de fin septembre 2008

Mathieu Nathanaël NJOG

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