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Les pièges qui attendent Obama

Etats-Unis

A la suite d’une brillante élection à la présidence américaine, l’imagerie populaire s’interroge sur la capacité du nouveau locataire de la Maison blanche de surmonter les obstacles qui l’attentent.

 

C’en est fait, quarante ans après, le rêve de Martin-Luther King n’en est plus un, il est une réalité. Les Etats-Unis ont élu un «Noir» à la Maison blanche. Il est d’origine africaine. Une victoire de la civilisation, une victoire historique, qui annonce une révolution, un vent du changement mondial sur la considération raciale du pouvoir. L’élection de Barack Hussein Obama vient nous indiquer que les Etats-Unis sont entrés de plein pied dans une ère post-raciale, où il n’est plus un problème crucial que de voir la plus haute charge politique confiée à un «Noir». Dès ce 4 novembre 2008, date mémorable et historique, chaque minute, chaque mot, chaque fait compte,  désormais pour le nouveau président des Etats-Unis. Même avant sa prestation de serment le 20 janvier 2009. Plus qu’ailleurs, aux Etats-Unis, le plus difficile n’est pas d’atteindre le sommet, mais de se maintenir. Il va faire face dès cet instant avec les réalités d’un pays vicieux et pernicieux, où le président n’a pas de vie privée et ses moindres frasques sont livrées sur la place publique avec une célérité, souvent, déconcertante.

Il va de soi que cette ascension n’est pas du goût de tout le monde, surtout pas de la majorité blanche où on dénombre une bonne frange de conservateurs. N’a-t-on pas arrêté des jeunes activistes qui ont tenté de l’assassiner ? C’est dire si les pièges seront nombreux tout au long d’un mandat qui est loin d’être un long fleuve tranquille. Tant la crise américaine, financière, économique et sociale, est profonde, la guerre en Irak et celle en Afghanistan demeurent un problème majeur... Avant lui, ses 43 prédécesseurs ont été confrontés plus ou moins aux mêmes difficultés, mais chacun les a affronté avec des fortunes diverses. Mais chaque fois que l’un d’eux a voulu bousculer les habitudes, il y a fait face à un complot de l’establishment. Certains n'ont pas eu le temps de prendre la pleine mesure se poser la question puisque assassinés dans l'exercice de leurs fonctions : John Fitzgerald Kennedy, Abraham Lincoln, James Garfield, William McKinley. Respectivement, trois républicains et un démocrate. D'autres sont morts durant leur mandat, tel Franklin Delano Roosevelt, au début de son quatrième mandat d'une hémorragie cérébrale. Il y a aussi ceux dont le passage à la Maison blanche a été marqué par des scandales, Richard Nixon, Bill Clinton, ….Comment ne pas dire : «Attention, Obama, attention!».

Prenons l'exemple des présidents américains depuis la deuxième guerre mondiale. Harry Truman, l'instigateur du plan Marshall quitte la Maison Blanche en 1953, impopulaire comme George W. Bush, qui culmine à 80% de mécontents. John Fitzgerald Kennedy est assassiné par un sniper à Dallas en novembre 1963. Il deviendra l'icône de la politique américaine malgré un bilan plutôt contrasté sur le plan de la politique internationale. Richard Nixon, va être contraint à la démission en 1974 suite au scandale du WaterGate. Gerald Ford, le tombeur, au sens figuré s'entend, termine le mandat de Nixon. En 1976, il est battu par Jimmy Carter, il gagne néanmoins l'ensemble de l'Ouest américain, y compris la Californie. En 1992, Bill Clinton empêche George Bush Senior de briguer un second mandat. Il effectue deux mandats de justesse. Le second a affaibli être interrompu par contumax parce que rattraper par l’affaire Monica Lewinsky. C’est une jeune stagiaire de la Maison blanche avec laquelle Clinton a eu une liaison extraconjugale. Appelée « Monicagate » par les médias, cette affaire est un scandale politico-sexuel qui sera perçue comme étant les enjeux d'un complot de la droite contre Bill clinton. D’ailleurs, il est encore l'un des événements majeurs de la fin du deuxième millénaire.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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