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Difficile décollage de la Fédération

Ouverture de saison

 Le powerlifting en proie aux problèmes de développement. Le ministère des Sports et de l’éducation physique et le président de cette fédération indexés.

 

La Fédération camerounaise de powerlifting (Fécapolif) n’est pas parvenue à concrétiser la promesse des fleurs d’un bon début d’activité. L’ouverture de la saison 2008 au lycée technique d’Edéa, le 15 mars dernier, a révélé un gros malaise. Elle a été émaillée par l’absence des autorités et une très mauvaise performance des athlètes. “ Tous les athlètes étaient très en deçà de leur réel niveau. Une véritable déception ”, reconnaît Victor Bessely Joly, préposé entraîneur national adjoint. Plusieurs power liftiers sur qui reposent les espoirs de médailles lors d’éventuels championnats internationaux, ont brillé par des contre-performances lamentables. Certains ont même écopé d’une note nulle sur l’une des trois épreuves de compétition. On peut citer Wilfried Kibengue et Francis Adjongako au soulevé de terre, Christian Ndjanda au développé couché, Bertrand Npegna, Thomas Essaka et Patricia Fokou à la flexion de jambes.

De même, un air de boycott et une mauvaise organisation ont émaillé cette compétition d’Edéa, disputée en l’absence du public. Le directeur technique, Roger Bilé et le secrétaire général de la fédération Samuel Raoul Fopessi Yougang, n’étaient pas de la partie. Le premier a été retenu par l’Ag de la fédération camerounaise d’haltérophilie dont il est membre et le second aurait été aperçu aux obsèques dans les environs de la ville d’Edéa. Il y est reparti, sans assister à la compétition. On l’accuse d’ailleurs de n’avoir jamais pris part à une seule compétition de cette fédération, depuis sa création. Un état d’âme qui traduit un malaise au sein du comité de gestion de la Fécapolif. A cela, il faut ajouter l’absence de plusieurs athlètes et responsables des ligues provinciales existantes. La gestion très autocratique du président national, Constant Tchandji, est l’une des accusations.

 

Accusés levez-vous !

En réplique, le président Tchandji met tout cela sur le compte d’une démotivation générale qui a gagné aussi bien les athlètes que ses plus proches collaborateurs. Cela, du fait de certains cadres du ministère des Sports et de l’éducation physique qui ont pris sur eux de bloquer le bon déroulement des activités de cette fédération. Entres autres, sont citées au moins trois compétitions internationales auxquelles l’équipe nationale de Power lifting a été conviée à participer et n’y est pas allée.

On cite le championnat du monde junior à la Garde en France en septembre 2007, le championnat du monde féminin et masculin à Sölden en Autriche et les championnats du Commonwealth de décembre 2007 à Christchurch en Nouvelle-Zélande. Cette dernière avait sonné comme le ras-le-bol de toute la famille du powerlifting. Surtout que, le commissariat de Grande-Bretagne s’était personnellement impliqué pour que la délégation obtienne l’avis favorable du Minsep. En vain. Alors que la délégation était entièrement prise en charge. Et même la remise d’une subvention en matériels. Cette situation vaut au Cameroun d’être menacé d’exclusion du Commonwealth. Une enquête est en cours au niveau du ministère des Relations extérieures.

 

Une dynamique brisée

Agréée le 30 juillet 2007 par le ministère des Sports et de l’éducation physique, la Fécapolif a aussitôt démarré ses activités en fanfare avec l’organisation le 4 août à la gare de Bessengue Douala, de la première journée du championnat national. Pour une première sortie, la Fécapolif avait fait un tabac en faisant compétir dix athlètes. Les performances réalisées étaient alors très encourageantes. Certains menaçaient les records africains. Seule fausse note, tous les athlètes étaient de Douala et venaient du club pionnier, Africam Negro Club.

Un impair très vite corrigé deux semaines plus tard, lors de la 2ème journée du championnat national. Cette fois, le président de la Fecapolif, Constant Tchandji, avait décidé d’aller conquérir la capitale en organisant cette compétition à l’Injs. Si la mauvaise organisation n’avait pas permis une mobilisation du public, elle avait eu le mérite de susciter une adhésion d’une vingtaine de nouveaux athlètes. Une nouvelle fois, les athlètes stimulés par une saine compétitivité, avaient réalisé des performances qui avaient ému Roger Bilé, le directeur technique par intérim. Il avait alors avoué sa surprise de voir la qualité des athlètes que regorgeaient la ville Yaoundé, qui avaient rivalisé d’adresse avec leurs camarades de Douala. Au point de les damer le pion en s’emparant du titre honorifique du meilleur athlète de la soirée qu’avait enlevé Fréderic Fokedjou.

Le 6 août dernier, c’était au tour de la conquête de la province du Sud-Ouest avec en prime l’installation de la ligue provinciale. Marquée par une adhésion. Mais depuis lors cet enthousiasme semble s’être estompé.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 09-04-2008

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