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Me Atou entendu à la police

Gestion du patrimoine

Après une interpellation du patron du Cabinet Atou, il a été relaxé après un passage expéditif dans le bureau du chef de la division de la police judiciaire du Littoral (Dppjl).

 

Il est environ 12h45 min lorsque des éléments de la police judicaire du Littoral conduits par le commissaire de police principal Vincent Nga Minkoa font irruption dans l’immeuble ex-Oncpb à Bonanjo (Douala). Ils se dirigent au premier étage où sont installés les bureaux du Cabinet Atou. La devanture de l’immeuble est aussitôt prise d’assaut par quelques curieux sortis des administrations voisines. Après une heure d’échanges à huis clos avec le chef Dppjl, Me Lazare Atou, le patron du cabinet éponyme, est conduit à la police judiciaire dans son véhicule personnel. Ses collaborateurs sont du convoi.

A leur arrivée à la Dppjl, une dizaine d’avocats au barreau du Cameroun s’y est spontanément retrouvée. " Ce sont les amis du boss qui se sont naturellement mobilisés ", avoue un des collaborateurs. Mais après une dizaine de minutes d’échanges dans le bureau du chef de la Dppjl, Me Lazare Atou repart libre. Selon certaines indiscrétions, la police judiciaire exécutait ainsi un mandat d’amener extrait des minutes du Tribunal de grande instance (Tgi) de Douala. A la suite d’une plainte du ministre des Domaines et des affaires foncières qui date de novembre 2007. Une affaire où le prévenu est accusé de " détournement de dernier publics ", notamment la braderie du patrimoine de l’Etat dans la gestion des actifs de l’ex-Oncpb, ex-Régifercam et ex-Onpc.

 

Echapper les griffes de l’Epervier

Cette expédition signée le 5 mars 2008 fait suite à une décision de justice du 12 décembre 2007. On lui reproche d’avoir refusé de déférer au mandat de comparution du 22 novembre 2007 décerné contre lui par le juge d’instruction n°3 du Tgi du Wouri. De sources policières, Me Lazare Atou aurait été libéré hier à la Dppjl à la demande du délégué général à la Sûreté nationale, Edgar Mebe Ngo’o. En revanche, selon des sources proches des conseils du prévenu, il a été constaté une méprise du nouveau Code de procédure qui rend de facto cette expédition nulle. "Le nouveau Code prescrit que dans le cas d’espèce le mandat d’amener est signé par le juge d’instruction. Or, celui extrait du dossier n°263/cab3/06-07 et signé du 5 mars 2008 est signé par un greffier", précise un des conseils.

Par ailleurs, dans son entourage, on estime que cette affaire qui tient d’une bataille pour la récupération du mandat de gestion des actifs à l’ex-Oncpb, ex-Regifercam et ex-Onpc a été tranché le 16 janvier 2008 par une instruction du ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République. " J’ai l’honneur de vous faire connaître que le président de la République vous demande de bien vouloir rapporter votre décision de suspendre le mandat du cabinet Atou dans la réalisation de sa mission de gestion et de préservation des actifs des liquidations de l’ex-Oncpb, de l’ex-Onpc et de l’ex-Regifercam ", a signé Laurent Esso.


Focal
Historique 
L’affaire remonte en 2007. Polycarpe Abah Abah, alors ministre de l’Economie et des finances, signe le 26 juin 2007, une note suspendant le mandat du cabinet Atou. Rappelant que ledit mandat a expiré depuis le 03 avril 2007 et n’a pas été renouvelé. A son tour, lorsque Essimi Menye prend les rênes du ministère des Finances, il signe le 4 janvier un communiqué dans lequel il confirme cette fin de mandat. Dans la même lancée, le ministre des Domaines et des affaires foncières de dénonce un mandat de lui que le cabinet Atou disait détenir. C’est alors qu’il engage des poursuites judicaires. 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 02-04-2008

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