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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Quatre présumés dealers devant la barre

Justice - Trafic du cannabis

 

Depuis un an leur procédure traîne devant le tribunal de grande instance de Douala. Et ils ne sont pas au bout du compte.

 

Placé sous mandat de dépôt à la prison central de New-Bell depuis le 22 mars 2007, l’affaire a été appelée pour la première fois au tribunal de grande instance de Douala mardi 1er avril dernier. Après les débats, le juge d’audience a décidé de mettre l’affaire en délibéré pour le 6 mai prochain. Il sera question de se prononcer dans un premier temps sur la déclaration de culpabilité des deux prévenus des quatre prévenus qui ont plaidé non coupable. En l’occurrence Mme Yveline Tsotié épouse Lontsi et Eugène Bwaya. Ce n’est qu’après cela que les plaidoiries sur le fond et la condamnation éventuellement pourront suivre.

L’affaire remonte en mars 2007 lorsque les éléments de la brigade de gendarmerie de Logbessou opèrent un coup de filet à Pk12, Pk 13, et Pk 14 qui permet de prendre MM. Nkono Botock, Isaac Mawel, Eugène Bwaya et Mme Yveline Tsotié. Il s’en suit une perquisition dans leurs domiciles où on retrouve des sachets de cannabis. La quantité la plus importante, 6 kg, a été retrouvée au domicile de la famille Lontsi où était installé le centre de distribution. Seulement au moment de la perquisition, M. Dieudonné Lontsi était absent. Son épouse Yveline Tsotié que les passeurs (Botock Nkono et Isaac Mawel) désignent comme celle qui les ravitaille est arrêtée. Ce qui conforte le parquet sur le rôle principal qu’elle jouerait dans cette activité illicite. Même si elle s’évertue à se disculper et à mettre à l’index son époux en fuite. Elle avoue d’ailleurs, qu’il y a quatre mois qu’elle soupçonnait son mari de mener une activité répréhensible. Après avoir retrouvé des sachets peu orthodoxes dans sa cuisine. Toutefois, elle affirme qu’elle flairait que c’était le chanvre indien, mais n’ayant pas l’expertise nécessaire, elle se contentera de menacer son mari de divorce s’il s’avérait que ces soupçons étaient confirmés.

Résidant au Pk 13, elle dit être maritalement liée à sieur Lontsi depuis 14 ans. Avec qui, elle a cinq enfants. Son mari était livreur de pain, et il quittait la maison tous les 4heures du matin pour y revenir à trois heures du temps plus tard, soit 7 heures. Et il passait le reste de son temps à la maison. Curieusement ce 22 mars 2008, après avoir rempli ces heures de travail, il regagne la maison et pour la première fois décide de débuter les travaux champêtres. Et depuis que son épouse est entre les mailles de la justice, il n’a jamais regagner son domicile, n’y rendu visite à son épouse.

Pour le procureur de la république, c’est la preuve que ce mari n’existe que dans l’imagination de Mme Tsotie. Et demande que soit retenu contre tous les quatre prévenus le délit de coaction de consommation et de trafic du chanvre indien communément appelé cannabis. En réplique, le conseil de cette dernière, plaide pour que ne soit retenu pour sa cliente que « le délit d’omission de dénonciation ». Tout en insistant sur la difficulté qu’elle avait en tant qu’épouse sans activité reconnue de dénoncer un mari qui survient à tous les besoins de cette famille de cinq enfants de bas âges.

Mathieu Nathanaël NJOG

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