La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Projet d’investissement
En prélude à la visite au Cameroun du secrétaire d’Etat français aux affaires étrangères, chargé de la coopération et la francophonie, Jean-Marie Bockel.
La mise en œuvre du Contrat de désendettement et de développement (C2d) déclenché avec l’atteinte du point d’achèvement fait sa première évaluation. La société civile, exclue du processus d’animation et de supervision à travers le Comité technique bilatéral (Ctb), a été sollicitée pour l’analyse critique du rapport de mise en œuvre du C2d. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir multiplier les interventions pour que l’Arrêté n° 052/ du Premier ministre du 30 mai 2006 fixant les missions, l’organisation et le fonctionnement du comité technique bilatéral du C2d soit modifié et prenne en compte la société civile.
Les représentants de la société civile, membres du comité d’orientation et de suivi du C2d (Cos-C2d) estiment que, dans l’ensemble, le document porté à leur connaissance est intéressant et relativement consistant, même s’il est resté sur une approche très comptable et technicienne, voir “ peu qualitative ” sic. On apprend alors que le C2d finance en ce moment la construction de 250 ponts dans sept provinces du Cameroun. La société civile observe que le rapport “ manque également de précision d’une part en ce qui concerne les localités où sont exécutés les ouvrages ”. Tout en constatant que le niveau de réalisation reste imprécis.
De même qu’elle remarque que “ le rapport reste très vague quant à la suite du processus du nouvel appel d’offre (P.10). ” Elle en vient à traduire que de façon globale, il y a “ un retard considérable observé dans la mise en œuvre du programme ” et qu’aucune raison n’est avancée pour le justifier. D’ailleurs, la société civile observe que “ le lancement d’une bonne partie des appels d’offres est encore en cours pendant que certains ayant été lancés font et continuent à être l’objet de multiples renvois. ” Par ailleurs, les entreprises qui ont remporté les appels d’offres sont majoritairement à capitaux étrangers. (Scetauroute, Louis Berger SA, Ingecam, Beta Consult, Razel, jean Dupuch Export, …)
Ce qui suscite ce commentaire. “ Considérant la non prise en compte des Pme constituées majoritairement des capitaux privées camerounais, l’on s’interroge sur la fameuse clause de renforcement des entreprises camerounaises énoncée dans le processus d’attribution des différents marchés. ”
En somme, l’analyse critique de la société civile conclut que “ le rapport fait ressentir l’absence des activités liées au secteur de l’emploi, secteur du développement dans un contexte de lutte contre la pauvreté et l’inconsistance des activités prévues dans le secteur rural. ” Et de finir en stigmatisant la gouvernance financière des fonds C2d qui apparaît être systématiquement calquée sur le modèle de l’administration.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 01-10-2007