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5 milliards pour le Moungo

Financement

Le Programme participatif de développement rural du basin agricole du Moungo-Nka, (Pdrba-MN) est lancé.

 

Y a-t-il lieu d’espérer dans le département du Moungo ? Le département jadis prospère avec une activité agricole de rente florissante est depuis le début des années 90 tombé dans l’obsolescence. “ Regardez la ville, elle est en déclin à cause de la chute des cours du café. Il est arrivé un moment où le sac de café s’est vendu à 2000 Fcfa le sac de 50 kg, au lieu d’une quarantaine de mille. Etant la principale activité et la source principale des revenues, les populations ont tout simplement abandonné leurs champs et par ricochet l’agriculture ” raconte Elise Esther Tchuenkam, sexagénaire. Elle ne s’est pas découragée. Elle est présidente de plusieurs associations de regroupement des femmes et notamment du Binam. Il est vrai que dans Moungo, aujourd’hui les plantations ont vieilli, la main d’œuvre aussi. Et l’exode rural a vidé ce département de sa jeunesse. Depuis lors, les populations attendent le miracle. “ Les cours sont remontés. On achète déjà le sac de 50 kg à 20.000 Fcfa. Mais nous n’avons plus les forces et les populations ont jeté l’éponge ”, renchérit Mme Tchuenkam.

C’est dans ce climat que voit le jour le Programme de développement rural du bassin agricole du Moungo-Nkam (Pdrba-MN). Est-ce une lueur d’espoir pour les populations ? “ Nkongsamba est par essence la zone du café robusta au Cameroun. Après la libéralisation du secteur, elle est tombée dans la déchéance. Des études menés par des experts ont prouvé que un refinancement pourrait relancer cette filière et reculerait considérablement la pauvreté dans cette région ”, affirme Jean-Réné Boul Anong, directeur du projet. “ C’est pourquoi le gouvernement camerounais et l’Union Européenne ont décidé de mettre ce projet en valeur dans la ville de Nkongsamba, qui est au centre de cette zone que forme le bassin Moungo-Nkam ”, ajoute-t-il.

Le programme est préparé et mis en place dans la perspective de la lutte contre la pauvreté et la promotion d’un développement durable. Le montant de la convention signée et datant du 31 août 2006 est de 5 milliards Fcfa. Il est issu des ressources du Com Stabex 98 unifié. Le programme a une durée de 36 mois. A ce jour, il accuse déjà six mois de retard consommés dans le processus d’installation. Ses actions vont porter dans l’amélioration des infrastructures socio-économiques, le développement des produits agricoles, l’organisation du milieu rural, l’appui aux micro-projets.

L’objectif est d’améliorer la circulation des biens et des personnes, ainsi que des conditions d’accès des populations aux services sociaux de base, de renforcer des capacités de production et d’organisation des producteurs agricoles locaux, tout comme les capacités de maîtrise d’ouvrage et de gestion des bénéficiaires. Les bénéficiaires peuvent être les collectivités décentralisées, ou les groupes organisés. “ Nous ne venons pas avec les projets que nous imposons aux planteurs. Ceux qui viennent à nous doivent être capables de monter un certain nombre ”, précise chef du projet.

 

 

Domaine prioritaire

Le département du Moungo n’est pas la seule zone d’intervention. Ce programme concerne aussi le département du Nkam, l’arrondissement de Santchou et les arrondissements de Kekem, Bafang, Bakou et le district de Banwa. Au total, 20 mairies, quatre départements et deux provinces sont concernés. Pour une superficie de 7160 Km2 avec une population estimée à 716.000 habitants. Les responsables du projet sont déjà d’avis qu’après les premières descentes sur le terrain, il est évident que l’enveloppe de ce programme est faible. La réalité sur le terrain est alarmante et il y a urgence d’intervenir. Entre autres, le district du Nord-Makombé dans le département du Nkam. Encore, faudra-t-il que les populations sachent encore en bénéficier. Les domaines prioritaires d’interventions sont la construction, la réhabilitation et l’équipement des salles de classe, des centres de santé, des centres polyvalents, des points d’eau, des hangars de marché, des magasins de stockage des pistes et des ouvrages de désenclavement.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG envoyé spécial à Nkongsamba

Le 06-06-2007

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