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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Camair-Co négocie un troue d'air

Camair-Co négocie un troue d'air
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Transport aérien                     

Depuis l’arrivée de l’actuel Dg de la compagnie aérienne nationale camerounaise, voici huit mois, les espoirs portés en lui n’ont pas porté les fruits des fleurs. Le plan de redressement de Boeing consulting tarde toujours à être déployé. Obligeant à la Direction générale de lancer son plan B.

 

Au Cameroun, la  Cameroun Airline Corporation (Camair-Co) n’arrive toujours à prendre son envol. Depuis son lancement en 2011, la Compagnie aérienne Camerounaise ploie sur le poids d’endettement astronomique de plus de 30 milliards Fcfa. Le plan de redressement de 90 milliards Fcfa (soit 60 milliards Fcfa pour son refinancement et 30 milliards Fcfa destinés au paiement de la dette) présenté en aout 2016 en grande pompe par le gouvernement n’a toujours pas connu un début d’application. Précurseur de l’arrivée du cinquième Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum, débauché de la compagnie Emirates où il a brillamment fait ses preuves comme Directeur de cette compagnie pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest avant d’être affecté au Zimbabwe, ce plan disait-on, proposé par Boeing Consulting prévoyait l’acquisition de neuf (09) nouveaux avions avec l’appui du fabricant américain Boeing et un redéploiement sur 27 destinations dont cinq intercontinentales (Paris, Bruxelles, Washington, Wangzhou), 13 régionales et neuf domestiques. Et pour plus de transparence, le plan proposait également un accompagnement de Boeing dans sa mise en œuvre sur une période de 18 mois renouvelables.

Faute pour le Top management de Camair-Co d’obtenir du gouvernement le quitus nécessaire pour l’application du plan de redressement de la Camair-Co, il se contente d’exploiter les deux (02) aéronefs chinois MA60 acquis en 2015 dans une forte controverse et mis péniblement en exploitation en janvier 2016 pour maintenir, certes palie, «L’Etoile du Cameroun» uniquement dans le ciel camerounais. Ce d’autant plus que, malgré la décision du 20 juillet 2016 de l’Autorités aéronautique civile du Cameroun (CCAA) levant l’interdiction aux avions Camair-Co de survoler l’espace aérien européen, et malgré le retour du fleuron de l’aviation camerounaise, Boeing 767-300 TJ-CAC (Dja), dans un état encore fébrile, l’actuel Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum n’a toujours pas jugé utile l’exploitation des vols en destination d’Europe. Certaines indiscrétions justifient cela par le niveau de pourrissement du fonctionnement de la Camair-Co dont il a hérité. Avec des avions 737-800 pris en leasing et dont l’état de santé les avait obligé de rester cloués au sol. Après avoir quasiment frôlé la banqueroute avec l’exploitation d’un seul avion MA60 sur les vols intérieurs jusqu’en janvier dernier, la direction générale de Camair-Co a profité des difficultés actuelles de Camrail  pour densifier ses vols nationaux.

Non seulement Camrail ne dessert plus la ligne Douala-Yaoundé-Douala avec l’arrêt de l’Intercity (depuis l’accident ferroviaire d’Eseka du 21 octobre 2016) et n’arrive plus à transporter les 1 200 passagers en moyenne par jour sur la ligne Yaoundé-Ngaoundéré-Yaoundé avec sa mise temporairement hors service d’un certain nombre de voitures voyageurs (wagons), suite à «une anomalie constatée simultanément sur ses systèmes de freinage». A cet effet, Camair-Co assure désormais avec ces deux MA60 des rotations intérieures avec trois vols par jour entre Douala et Yaoundé, C'est-à-dire le matin, en mi-journée et en fin de journée. Le nombre de vols sur Bafoussam est passé à trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le dimanche. En revanche sur le septentrion les vols sont désormais quotidiens soit sur Garoua, Maroua ou Ngaoundéré avec l’un des deux Beoing 737-800 de location. Et pour cause, ces avions permettent de satisfaire le transport des bagages qui sont très importants. Ce qui n’est pas le cas de MA60 qui ont une très faible capacité de bagages.  Des vols sur le septentrion passent souvent à deux vols pour certains jours soit sur Garoua et après Ngaoundéré ou Maroua. Ce qui a permis à Camair-Co d’améliorer son taux de remplissage de jour en jour à la grande satisfaction du Top management.

Mathieu Nathanael Njog

 

Décryptage

Le plan B déployé

Toute chose qui fait croire que la compagnie aérienne nationale compte s’appuyer sur les avions chinois pour redorer son blason en attendant le déblocage nécessaire des fonds destinés à son plan de redressement. Pour éviter toute surprise nouvelle de voir ses avions MA60 cloués au sol, la direction générale de Camair-Co et son partenaire, le fabricant chinois Avic, afin d’intensifier sa coopération par un programme de formation de pilotes et de techniciens camerounais qui assureront la maintenance. Par ailleurs, il faut aussi relever que Camair-Co a aussi intensifié ses vols sur l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Avec des lignes ouvertes ou densifiées sur Libreville au Gabon, à Abidjan en Côte d’Ivoire et Cotonou au Benin. Privilégiant progressivement les lignes où il y a une forte demande. Ceci à la grande satisfaction de la clientèle. Pour le Top management, il est inéluctablement question de reconquérir prioritaire la confiance des usagers sur les lignes intérieurs et continentales avant d’aller à la conquête des lignes dites long courrier (sur l’Europe, l’Asie, et l’Amérique) comme le prévoit le plan de redressement de Boeing qui va s’accompagner avec l’arrivée des avions gros porteurs  pour satisfaire aussi à la forte exploitation du fret.

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