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Société civile
Plus d’une centaine d’associations jeunes de la région du Littoral se sont retrouvées à Douala, le 2 mars 2010 pour la mise d’une plate-forme devant les permettre d’affronter les défis et enjeux avenir.
C’est ragaillardi que les délégués d’un peu plus une centaine d’associations de jeunes se sont séparés mardi 2 mars 2010 à Douala. Sous l’initiative de l’Ong Un Monde Avenir, ils se sont retrouvés pour échanger une journée durant sur le thème : « jeunesse, citoyenneté et décentralisation » Il était question de s’approprier de ses notions ô combien capitales, si les jeunes veulent tenir leur destin et contribuer efficacement au développement du Cameroun, un pays où la jeunesse est considérablement ignorée. Pourtant, dans lequel, les chiffres officiels disent qu’il représentait en 2005, 72% de la population (source Dsrp). Certainement un peu plus aujourd’hui au regard de la progression démographique. «Il s’agit d’interpeller les jeunes sur une interrogation de la jeunesse sur leur citoyenneté dans un contexte de décentralisation », souligne Philippe Nanga, Coordonnateur d’Un Monde Avenir.
Ainsi tout en définissant ce que c’est que la jeunesse, qui est un état d’esprit et le jeune qui selon les différentes chartes internationales, est une personne de plus ou moins 35 ans, Jean-Jacques Abega Mbelle, de Fondation jeune Cameroun, a insisté sur la prise de conscience collective. Et la nécessité de s’affirmer et d’arracher ses droits tout en assumant ses devoirs. Car elle est au Cameroun, une couche sacrifiée sur l’hôtel de ceux qui gouvernent ce pays. D’autant qu’elle est la tranche de la population la plus touchée par les effets sociaux tels que : chômage, prostitution, drogue, sous scolarisation, mauvaise formation académique,… entrainant de fait sa marginalisation dans un processus de développement et de faible participation à la gouvernance et la vie publique.
Dr Guy Parfait Songue et Philippe Nanga s’est appesanti à leur inculper la culture de la citoyenneté devant la démission de l’Etat et la fourberie du régime. De manière à susciter en eux l’émergence d’une jeunesse entrepreneuriale, active et soucieuse de son engagement citoyen. Afin qu’à terme, les jeunes sachent comment s’y prendre pour participer dans un débat contradictoire et constructif dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Enjeux de la décentralisation
Maintenant plus que jamais, l’heure a sonné pour que la jeunesse joue sa partition dans ce concert. Notamment avec la mise en œuvre pratique et progressive depuis janvier 2010 de la loi n°2004/017 du 22 juillet 2004 sur la décentralisation. Qui dispose en son article 13 alinéa 1 que : «Toute personne physique ou morale peut formuler à l’intention de l’exécutif régional, ou communal, toutes propositions tendant à impulser le développement de la collectivité concernée et/ou à améliorer son fonctionnement.» A ce titre Léonard Eoussa, donnera les ficelles à ces jeunes pour tirer grand profit de la décentralisation. Puisqu’elle s’articule autour du principe du transfert des compétences aux collectivités territoriales décentralisées dans les domaines nécessaires au développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif. Tout en consacrant également un changement profond des relations entre l’Etat et les citoyens, à un rapprochement effectif et efficient entre les services publics et la population et une promotion de la démocratie.
Les jeunes ainsi réunis ont par la suite travaillé en une dizaine d’ateliers pour matérialiser les échanges issus de cette rencontre et arrêter les résolutions qui permettront d’afficher leur détermination de devenir des acteurs actifs dans la construction du Cameroun de demain. C’est le cas des enjeux socio-politiques et économiques à venir. Car jusqu’ici, la désillusion de la jeunesse camerounaise en général et du Littoral en particulier a été encore plus grande après la mise ne place d’un Conseil national de la jeunesse. Qui est définit comme un cadre consultatif pour les questions de la jeunesse. De même que des autres outils de facilitation soit d l’insertion socio-économique, soit de la promotion de l’auto-emploi à l’instar du Fonds national de l’emploi (Fne), le Piassi, le Programme d’appui à la jeunesse et urbaine (Pajer-u).
André Som, article publié par Aurore Plus du 05/03/2010