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Religion - Douala
Les fidèles musulmans de la capitale économique ont massivement fait le déplacement des différents lieux de célébration de la prière de fin du jeûne dimanche 20 septembre 2009.
Après que les autorités islamiques ont signalé l’aperçu de la lune au couché du soleil la veille, samedi 19 septembre 2009, les fidèles musulmans savaient alors la date de la rupture de la période de 30 jours de privation et de dévotion. C’est ainsi que le dimanche 20 septembre, dès les premières heures de la matinée, les rues étaient pris d’assaut par des jeunes, femmes et hommes drapés dans leurs plus beaux vêtements (gandouras ou boubous assortis d’un chéchia et pagnes assorties d’un foulard) avec dans les mains un chapelet et une natte en soi ou en polyéthylène, ils se dirigeaient vers les différents lieux de célébration officiellement désignés de la ville de Douala (- Gare Bessengue – Place de l’Udeac – Sous préfecture de Bonaberi – Maképé Bonamoussadi – Esplanade ancienne aéroport- Mosquée centrale – Base Ascena – Stade réunification – Lycée de Nylon (Bonaloka) – Camp Bertaud et Génie militaire).
Ces différents lieux de célébration étaient bondés de monde, avec la présence en bonne place des chefs religieux, autour desquels des milliers de musulmans étaient attroupés, mais aussi où l’on pouvait apercevoir en bonne place la présence des autorités administratives, traditionnelles, hommes politiques et élites des différentes localités venues communier avec la communauté islamique. Le gouverneur Faï Yengo Francis et tout son état-major étaient à la place de l’Udeac. On apprendra que pour se rendre à cette prière de la célébration de fin de jeûne, les fidèles devraient effectuer les ablutions qui sont e ce jour différentes des autres, en ceci qu’ils sont faites pour aller accomplir la prière ; se vêtir de ses plus beaux habits, pas nécessairement les habits neufs ; et aussi, manger quelques chose avant de se rendre au lieu de prière, préférentiellement des dattes en nombre impair. Non sans invoquer tout long du chemin, «Barka da Sallah !» Traduction : «Dieu est grand !»
Purification et partage
La célébration a été marquée dans sa phase solennelle par des prières solennelles, les recueillements, les milliers de fidèles qui ont investi les lieux de célébration ont dans la discipline et la concentration suivi la prêche des Imams, mais aussi ont plusieurs reprises repris en choeurs l’invocation «Barka da Sallah !» Cette invocation s’accompagnait des mouvements réguliers et cadencés de génuflexions pour marquer leur dévotion et leur prosternation à Dieu qui les a donné les forces et les moyens de tenir pendant ces 30 jours de privation.
Dans les différentes prédications, les fidèles ont été invités à la culture de la paix en mettant un accent sur la tolérance. La tolérance de soi, mais aussi la tolérance religieuse envers les pratiquants des autres religions. L’Imam El Hadj Amadou, qui a dirigé la prière à la gare ferroviaire de Bessengue a invité les fidèles en outre à se repentir avec soi-même et que cette purification permanente du cœur entamé pendant toute cette période d’abstinence ne saurait être mise en veilleuse pour attendre le prochain jeûne. Mais que ce mois d’abstinence qui est une épreuve physiologique, morale et spirituelle devrait être une introspection qui permet aux fidèles de repartir sur des bases plus saines et qui va guider le musulman pratiquant tout au long des 365 prochains jours. Pour sa part l’Imam de la place de l’Udea a exhorté les fidèles musulmans à mener une vie plus probe, saine et vertueuse, pour se préparer une place de choix dans une prochaine vie. En évitant les dérapages qui peuvent ternir l’image de leur personne, de la religion et même de menacer la paix, l’harmonie, la fraternité et l’unité des peuples. Seulement on aura encore relever la faible participation des femmes et enfants dans les lieux, ce qui est en contradiction avec ce que régit par l’islam.
Dans l’après-midi, la fête s’est poursuivie dans les familles à l’honneur des convives de tout acabit. Une manière de faire les bonnes œuvres en partageant avec les voisins et effectuer les nôtres. Une manière de faire la «Sakate» qui est l’offrande obligatoire pour toutes les personnes qui ont les moyens. Elle a la particularité que cela permet d’absoudre les fautes. Cette obligation fait de l’islam une religion du partage.
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager