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Can 0range 2010
Depuis la qualification au fil des coéquipiers d’Eto’o pour les quarts de finale, la capacité du Cameroun de venir à bout de l’Egypte est au centre de tous les commentaires.
Le Café foot Orange Angola 2010 de Douala a organisé depuis la qualification à l’arrachée des poulains de Paul Marie Le Guen pour le quart de finale deux conférences de presse. Le lendemain (22/01) du match nul (2-2) devant la Tunisie, Sonckeng Etienne, l’ancien entraîneur des Lionceaux juniors amateurs, Domkeu Faustin, président de l’union de Douala /Acpd et Massing Benjamin, ancien Lions quart de finaliste de la Coupe du monde 90 étaient au devant des journalistes. Et le dimanche 24 janvier, la veille du match Egypte – Cameroun, Sinkot Isaac, ancien Lions et entraîneur de football ; et Prince Fongang, consultant ont décrypté les chances des Lions.
Dans l’ensemble, il en ressort que Eto’o et ses coéquipiers partent avec les chances égales devant Mohamed Hassan et ses coéquipiers. Toutefois, ils déplorent que les Lions jouent avant un manque de concentration criard à chaque entame des rencontres. Ce qui justifie les buts qu’ils prennent en tout début des trois matches de poule. Un manquement qu’ils doivent rapidement combler. D’autant plus que les Egyptiens sont très sérieux et très rapide dans leur jeu. Les spécialistes ont mis cette difficile entame de match sous le coup du mauvais échauffement. «En regardant au sérieux on se rendra compte que la phase échauffement est mal dirigé. Il y a une forte responsabilité du préparateur physique»
Mais ils reconnaissent tout de même que au regard des statistiques du tour d’écrémage, les Pharaons partent avec les faveurs des pronostics. Pour que les Lions ayant la capacité de donner du change, il y a lieu de faire des ajustements important sur le plan tactique et sur le choix des joueurs. Ils sont tous étonnés de la révolution de palais effectuée par Le Guen lors du dernier. Si certains saluent cette option de rajeunissement du onze entrant, d’autres en revanche relèvent que Le Breton fait montre d’une méconnaissance de son effectif et d’un manque de sérénité. « Il n’est pas en confiance avec son effectif», affirment-ils. Tout en souhaitant qu’il cesse avec ses atermoiements. « S’il veut préparer la relève qu’il aille jusqu’au bout de sa logique. Cela ne sert à rien de sortir les anciens comme Rigobert Song et Géremie Njitap et les ramener. Il faut les maintenir ou les sortir définitivement.»
Tous pense que donner un sang neuf à cette équipe des Lions n’est pas mal pensé mais c’est le processus d’intégration de ces nouveaux qui est remis en cause. Elle devait s’accompagner d’une préparation préalable, avec des matches amicaux et une bonne préparation, ce qui n’a pas été le cas au regard des quatre jours de préparation que Le Guen avait jugé nécessaire pour aller à une compétition comme La Coupe d’Afrique des nations. Une compétition qu’il a sous-estimée au profit de ses piges à Canal +. Et d’ajouter que pour avoir passé pour la première fois plus d’une dizaine de jour avec son équipe, il est confronté à d’autres réalités africaines auxquelles il n’avait pas encore fait face. «C’est bien différents des deux ou cinq jours qu’il a passé avec les Lions pendant la phase qualificative. Le Guen a un réel problème d’adaptation à l’environnement africaine qu’il n’avait jamais connu. »
Les spécialistes du Café foot Orange, sont arrivés au constat qu’au regard de la liste des 22 Lions, il a une sélection, pas une équipe. Conséquence il manque cette cohésion recherchée et il est difficile de dire dans quel schéma de jeu les Lions évoluent. «Les Lions jouent en fonction des situations qu’ils rencontrent sur le terrain. » Et devant les poulains Shehata, les spécialistes conseillent à Le Guen a revenir sur le système qui a le mieux réussi aux Lions, celui mis en place par Pierre Lechantre, avec un système de 4-4-2, avec deux récupérateurs et un deuxième avant centre qui joue le rôle de meneur. Mais aussi que les Lions qui seront alignés devant les pharaons doivent être vigilants et provocateurs dans le jeu. Tout en évitant dans les phases offensives de se laisser à découvert. Car ils auront en face une équipe égyptienne qui joue de lâcheté dans les balles arrêtées et à un jeu de contre très rapide en phase offensive. Et tout faire pour marquer les premiers, ce qui fera douter les Pharaons et les mettre dans la déroute. Au point de confondre entre vitesse et précipitation.
Sur le plan individuel, les spécialistes s’accordent très peu. Alors que certains soutiennent que l’on peut compter sur l’expérience de Rigobert Song et Géremie Njitap et sur leur capacité de récupération après avoir été mis au repos lors du dernier match de poule. Ce match étant celui de leur survie au sein des Lions. Certains s’y opposent catégoriquement. Et demandent que le sélectionneur Breton reste dans la dynamique du rajeunissement de son effectif en apportant des réajustements. En revanche tous sont unanimes que Rigobert Song, Gérémie Njitap, Jean II Makoun, Landry Nguemo, Idriss Carlos Kameni, sont les grandes déceptions de ce premier tour. Ils souhaitent qu’on joue sur le flan gauche défensif avec un gaucher de métier, et sur le couloir droit offensif avec un joueur de métier et de percussion. Ils citent respectivement Chedjou ou Bedimo et Alo’o Efoulou ou Emana. Et à la récupération Alexandre Song et Stéphane Mbia. Tout en demandant à Alexandre de discipline son jeu. En se consacrant à la récupération et évitant de trop conserver le ballon.
Synthèse de Mathieu Nathanaël NJOG