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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Les zones d’ombre sur le meurtre d’un agent d’Aes Sonel

Assassinat  - Bafoussam

Henri Gaston Mbouendeu a été assassiné dans les conditions troubles à l’entrée de son domicile le 18 avril 2009. L’enquête piétine, les pistes plausibles pour la manifestation de la vérité restent inexplorées.

 

Devant les questions qui restent sans réponse, la colère de la famille gronde. «La famille attend toujours les suites de l’enquête qui traîne alors que la douleur est intense. On veut savoir au moins pourquoi il a été assassiné», affirme les membres de cette famille. Depuis lors la famille à solliciter l’exploitation des éléments qui auraient permis aux enquêteurs d’explorer des pistes plausibles, curieusement, elles restent royalement ignorées. La légion de gendarmerie de Bafoussam aurait été saisie pour que soit menée une enquête parallèle. La famille se promettrait même de saisir le Président de la République.  Le 2 mai 2009 lors des obsèques à Banka-Bafang sa sœur cadette Mari Mbouendeu et confidente dans son témoignage déclare que Gaston Henri Mbouendeu, électricien très qualifié (Etq) en service à la brigade des fraudes de la Délégation régionale Aes Sonel de l’Ouest avait découvert une importante réseau de fraude qui le taraudait l’esprit. Il était partagé entre le dénoncer ou alors le taire. Le jour de son assassinat, le 18 avril 2009, il était question qu’il se rende à Bafang pour lui remettre une copie des conclusions de cette enquête et de discuter de la conduite à tenir.

 

Flou

Malheureusement, il n’arrivera miraculeusement jamais à Bafang après avoir quitté son domicile au quartier Kamkop lieu dit Carrefour moulin le samedi 18 avril pour se rendre à Bangangté puis à Bafang où il devait passer la nuit avant de regagner Bafoussam lendemain dimanche. Sans savoir pourquoi, il part de Bangangté dans la nuit pour regagner Bafoussam entre 22h et 23h. « Qu’est-ce qui t’a fait rentrer ce même samedi alors que je t’ai appelé à 22h tu ne m’as pas dit que tu as changé de programme ? », s’interroge sa concubine Germaine Kuete dans son témoignage. Pourtant, Nadine, la sœur du défunt affirme qu’elle l’aurait appelée à 21H42 pour savoir si Gaston était à Bafang. Ce qu’elle ne dit pas dans son témoignage. En revanche, elle dit avoir appelé Gaston à 22h pour lui demander de lui passer sa belle-mère, il a répondu qu’il était encore à Bangangté. Réplique-t-on, elle n’a pas l’habitude d’appeler sa belle-mère qui détient un téléphone mobile.

Devant son domicile,  le portail bloqué et aucun occupant ne venant ouvrir, il est agressé, ses bourreaux lui loge une balle dans la joue. Alertées par le coup de feu, les occupants de son domicile sortent enfin. «J’ai vu sa voiture garée comme s’il voulait entrer, la portière ouverte, les documents éparpillés», déclare Germaine. Que recherchaient ou lui reprochaient ses bourreaux, difficile de le dire. Toutefois, on retrouvera dans la paperasse de son véhicule la fiche technique de constat de fraude dans lequel il est mentionné « piquage en direct sur la marche S/D à l’aide de fils Th de section 1,5mm2 de couleur noir pour alimenter plusieurs boutiques et maisons », comme détail de la fraude constatée et contresignée par l’huissier stagiaire Dogmo de l’étude Nguetsop le 9 janvier 2009. En février la brigade de fraude est dissoute, le personnel dispersé et H. Gaston Mbouendeu est affecté le 1er mars à l’agence Nylon de Bafoussam.

 

Contradictions

L’acte de décès indique que Henri Gaston Mbouendeu est décédé à 23h45mns. Pourtant informée dès 23h42 par la sœur cadette de sa concubine que des malfrats avaient tiré sur leur frère, la famille est restée en contact avec Germaine qui l’avait transporté à l’hôpital régional de Bafoussam. Un échange téléphonique avec Clément Mbouendeu, chef de famille aux environs de 00h48mns, Germaine rassure que la situation est maitrisée et le médecin sait ce qu’il a à faire. A 01h24mns, Germaine, en communication avec Clément qui s’est aussitôt mis en route va lui passer un collègue de Gaston qui confirme que Gaston est au bloc opératoire. 10 minutes plus tard, c’est le lieutenant Esso qui joint le chef de famille pour l’annoncer du décès de Gaston. Curieusement son ami et collègue Elie T. prendra sur lui de mettre la dépouille à la morgue sans s’enquérir de l’avis de la famille. Et ne participera pas aux obsèques.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

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