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Les mauvais perdants font un putsch statutaire

Manidem

La bande à Ekane Anicet a obtenu la destitution du président élu Banda Kani. La décision a été prise le 29 mai 2010 lors de la session ordinaire du Comité national de coordination du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie tenue à Yaoundé.

 

Réuni, le 7 mai, le bureau politique s’était déclaré incompétent pour statuer sur la crise qui lézarde le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Conséquence cette instance avait décidé de porter l’affaire à la session du Comité national de coordination qui s’est tenu ce Weed-end dernier à Yaoundé. Seule habilité à statuer sur les affaires ayant trait à des insuffisances graves ou fautes lourdes, à l’instar de la révocation des membres du bureau politique. Comme, il fallait s’y attendre, cette session a débouché à la destitution du président national, Banda Kani. Et à l’élection d’Abanda Kpama. Celui là même que Banda Kani avait battu aux élections de renouvellement des structures dirigeantes du parti un an plutôt.  Ce que l’opinion publique redoutait est finalement arrivé. Et beaucoup y voit, une bataille de contrôle du parti en prélude aux échéances électoral avenir sur l’échiquier politique national. Sentant alors le président Banda Kani, incontrôlable, les cadres du parti ont décidé de l’évincer un peu plutôt.

C’est dire que le Comité national de coordination qui s’est tenu ce week-end à Yaoundé a confirmé l’invalidation de la décision du président Banda Kani d’exclure six de ses camarades. Il s’agissait de : Fils Valentin Dongmo, vice-président chargé des élections et des relations avec les institutions de la République, Pierre Abanda Kpama, secrétaire à la formation, Richard Martin Ntondo, secrétaire à l’organisation, Jean Emmanuel Mpouma, secrétaire adjoint des affaires économiques, Bona Bepa, coordinateur du parti dans le département du Mfoundi, et Ghonda Nounga, simple membre du Bureau politique. Pour les membres du Comité national de coordination, le Bureau politique est l’instance qui gère le parti entre deux sessions du Comité national de coordination,  et le Comité national de coordination (Cnc) est l’organe de direction du parti entre deux congrès. Par conséquence, le Comité national de coordination est convoqué par le Bureau politique et surtout que la direction du parti est collégiale. C’est pourquoi les mêmes sources soulignent que « les décisions ne sauraient en aucun cas être l’émanation d’un seul membre du Bureau politique ou du secrétariat ».

Pour Banda Kani, le président déchu, cette destitution, est nulle et de nul effet. Et il demeure  le président du Manidem et par conséquence il est dépositaire de la souveraineté du parti. Il répond de la gestion du parti et ses décisions sont souveraines. Toutefois, il reste confiant sur le fait que cette page triste va connaître une issue qui va permettre au parti de décoller à nouveau. Mais aussi va également permettre de définir les responsabilités des uns et des autres. L’avenir nous en dira...

André Som

 

 

 

 

 

 

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