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Affaire Cud Finances
Après la dernière sortie du témoin à charge Onambélé Roland, laissant entrevoir une légèreté révoltante sur le rapport d’expertise, et le dilatoire des avocats de la partie civile, Etondè Ekoto demande à au tribunal d’avoir honte de la manière donc ce procès est mené.
L’audience du 23 mars 2010 était consacrée à l’entame du deuxième volet de l’accusation de l’affaire de coaction de détournement de derniers publics à la Communauté urbaine de Douala à travers les projets Cud Finances et Cradem. Elle était consacrée à la présentation des faits de l’accusation à partir de la cross examination du témoin, Onambélé Roland Désiré, consignataire du rapport d’expertise judiciaire sur laquelle s’est appuyée le juge d’instruction pour asseoir l’accusation et signer l’ordonnance de renvoi devant le tribunal. Le second le volet de l’accusation porte sur le détournement de 320 millions Fcfa à la Cud à travers le projet Cradem, et dans laquelle sont poursuivis Nathanaël Edouard Etondè Ekoto (ex délégué du gouvernement de Douala), Lamine Mbassa (ex directeur administratif et financier) Djem Jean (ex-receveur municipal) et Manyinga Jacques (directeur du Cradem).
A la surprise de tous, et alors qu’on s’attendait à des dénonciations fortes, Onambélé Roland a soutenu que lors de sa mission à la Cud qui consistait à donner un éclairage sur l’utilisation des fonds levés par la Cud Finances et l’utilisation des fonds du projet Cradem, il a été buté au refus de la communication des pièces indiquées. Conséquence leur rapport sur la justification de l’utilisation des fonds levés d’une part par la Cud Finances et d’autre part du paiement des prestations du Cradem, ont été faites sans pièce justificative, comparatives et base. C’est ainsi que lors de leur mission d’investigation, les trois experts n’ont pu entrer en possession de la convention d’accord, liant les parties. C’est pourquoi, pour donner leur opinion sur la justification du paiement des prestations Cradem, ils se sont référés au code des marchés. Ce qui ne leur a pas permis de conclure que les paiements étaient réguliers ou non. Ce qui a soulevé des murmures de désapprobation de la part de la quasi-totalité des personnes présentes dans la salle d’audience.
Révolte
Les avocats des prévenus ont soutenu que comme sur le volet de la première accusation, portant sur le détournement de 5,250 milliards Fcfa, issus des emprunts crédits et obligataires à la Cud finances, le rapport des experts sur lequel s’appuie l’accusation a été faite à la légère sans qu’ils aient reçu au préalables des pièces justificatives, comparatives et même de base souhaitées, à l’instar de la loi des parties qui est le contrat, la convention ou les textes statutaires régissant les différents projets. Ainsi que ne cesse de le répéter le témoin à charge, Onambélé Roland.
En revanche, les avocats de la partie civile, tout en rappelant que cette procédure n’émane pas d’une plainte avec constitution de partie civile, ont à la suite du ministère public demandé le renvoi de cette audience afin de mieux préparer leur questionnaire. Après une heure de débat, la présidente de la collégialité Catherine Ongolon a renvoyé l’affaire pour les 7 et 8 avril, à la demande des avocats de la partie civile. Pourtant, lors de la dernière audience, le ministère public et les avocats de la partie se disaient prêt pour entamer la cross examination du témoin. Le prévenu Edouard Nathanaël Etondè Ekoto s’est insurgé contre cette demande de renvoi des avocats de la partie civile. Faisant remarquer qu’une semaine plus tôt, l’affaire avait été renvoyée exclusivement pour que cette audience soit consacrée à la cross examination de ce deuxième volet de l’accusation. Insinuant cela à une méprise du tribunal et des accusés, Etondè Ekoto a dit au tribunal d’avoir honte de la manière dont était conduit ce procès. Car il y a des innocents (coaccusés) qui croupissent depuis des années en prison. Et à qui, le tribunal a refusé toutes les demandes de mise en liberté provisoire ou de résidence surveillé afin de comparaître libre.
André Som