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La bataille de succession dans les coulisses

Fécafoot

La dernière élection fédérale du 24 mai 2009 n’a pas fini de livrer ses coulisses. Le dauphinat de Iya Mohammed a-t-il été réglé ?

 

En attendant que le ministre de la jeunesse et de l’éducation physique (Minsep) valide ou invalide les élections du nouvel exécutif fédéral de la fédération camerounaise de football (Fécafoot), les enjeux autour de Iya Mohammed porte sur sa succession. Entretenant la rumeur sur l’entrée au prochain gouvernement du président élu dans une parodie d’élections, ou encore comme le soutiennent ses adversaires d’une probable arrestation dans le cadre de l’opération épervier, ses lieutenants se sont livrés bien avant et se livrent encore à des sourdines batailles de positionnement ou de destruction qui finissent bien par ternir l’image d’un groupe en mal de crédibilité au sein de l’opinion public. Et ceci avec le concours de certains médias. Les ligues régionales du Centre, Sud, Littoral et l’Ouest se sont livrés par leaders véritables ou supposés à des trafics d’influence pour occuper la première vice-présidente.

Prenant tout le monde au contre-pied, Iya a départagé les protagonistes, en portant John B. Ndeh, le leader de la ligue régionale du Nord-Ouest au prestigieux poste de premier vice-président et Charles Emedec à celui de deuxième vice-président. Ce qui vaut à Emedec de conduire la délégation de la Fécafoqui se tient à Nassau au Bahamas les 2et 3 juin 2009. Des choix qui viennent conforter sur la confiance que Iya porte sur ses proches collaborateurs. Surtout que la présence de certaines personnes au comité directeur et comité exécutif de la Fécafoot ont fait l’objet des commentaires les plus tendancieuses au sortir de l’assemblée générale élective du 24 mai 2009.

 

Mayebi – Emedec : Je t’aime moi aussi

Pour comprendre cette bataille, il faut remonter aux négociations entre Iya et les délégués des différentes régions. La ligue du Centre en mal d’un leader véritable exigeait le poste à la table des négociations de conserver le poste qu’il occupait à la dernière mandature par l’entremise de Jean Réné Atangana Mballa. Ses délégués soutenaient qu’en qualité de région siège des institutions, avoir toujours partagé les deux postes principaux de la Fécafoot. Soit la présidence ou le secrétariat général, soit la première vice-présidence lorsque le secrétariat n’était plus un poste électif. Malheureusement depuis le retrait de J.R. Atangana Mballa, le Centre ne s’est pas désigné un leader, en dépit d’un activisme de Antoine Essomba Eyenga. La ligue du Sud espérait aussi que Dr Francis Mveng qui a été le pseudo secrétaire général de la Fécafoot avait suffisamment gagné la confiance de Mohammed Iya pour être porté au poste en guise de récompense et de confiance acquise. C’était sans compter avec les frasques cumulées au poste. La ligue du Littoral par la carte personnelle de David Mayebi a animé une véritable campagne de positionnement.

La ligue de l’Ouest devant ses batailles de coulisse n’était pas en reste pour revendiquer leur fidélité et leur discipline derrière Iya. Surtout que les sirènes de la déstabilisation ne cessaient de brandir la mise à l’écart du leader de l’Ouest au profit du président de l’association des clubs de première division (Acpd), Faustin Domkeu. Evoquant à cet effet, le souci de l’équilibre régional dans la répartition des dix autres postes du comité directeur. Une plausible analyse qui conduisait à la sortie de Charles Emedec du comité directeur au regard de l’équilibre régional. Oubliant que Domkeu était président de l’Union de Douala, un club du Littoral et qu’il menaçait plutôt la présence du représentant du Littoral au comité exécutif. D’autant que si cette analyse était vraie, la région du Centre n’aurait pas deux fils aux postes de vice-présidents en dépit du fait qu’ils viennent de deux ligues différentes.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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