La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Affaire Cud Finances
Au regard de la déposition du témoin Onambélé Roland, expert comptable assermenté par la Cour d’Appel du Littoral, lors de l’audience du 23 mars 2010, le prévenu Edouard Nathanaël Etondè Ekoto s’est insurgé contre la demande de renvoi des avocats de la partie civile. Ces derniers ont argué qu’ils voulaient mieux préparer leur questionnaire. Pourtant la semaine dernière, l’affaire était renvoyée exclusivement pour ce volet. Etondè Ekoto a dit au tribunal d’avoir honte de la manière dont étaient conduit les débats. Car il y a des innocents qui croupissent depuis des années en prison, alors que le rapport des experts sur lequel s’appuie l’accusation a été faite à la légère sans qu’ils aient reçu des pièces justificatives souhaitées, comme ne cesse de le répéter le témoin Onambélé Roland, expert comptable.
Faisant suite à la session des 17 et 19 mars dernier, le tribunal a renvoyé l’affaire Cud Finances contre Edouard Etondè Ekoto (ex délégué du gouvernement de Douala), Lamine Mbassa (ex directeur administratif et financier) Djem Jean (ex-receveur municipal) et Manyinga Jacques (directeur du Cradem), poursuivi respectivement pour coaction de détournement de derniers publics à la Cud finance et au projet Cradem. A hauteur respectif de plus de 5 milliards Fcfa et 320 millions Fcfa.
Après une heure de débat, la présidente de la collégialité Catherine Ongolon a renvoyé l’affaire pour les 7 et 8 avril, à la demande des avocats de la partie civile. Pourtant lors de la dernière audience, le ministère public et les avocats de la partie se disaient prêt pour ouvrir l’examination in chief du témoin. Conséquence l’audience a été consacrée uniquement à l’exposition de l’accusation par le ministère public. Ceci en soumettant le témoin Onambélé Roland, (l’un des trois experts commis par le juge d’instruction pour mener une investigation sur laquelle s’appuie l’accusation), à la cross examination du témoin de la partie civile.
A la surprise de tous, Onambélé Roland a soutenu que lors de sa mission à la Cud qui consistait à donner un éclairage sur l’utilisation des fonds levés par la Cud Finances et l’utilisation des fonds du projet Cradem, il a été buté au refus de la communication des pièces indiquées. Conséquence leur rapport sur la justification de l’utilisation des fonds levés d’une part et d’autre part du paiement des prestations du Cradem ont été faites sans pièce justificative. C’est ainsi que lors de leur mission d’investigation, les trois experts n’ont pu entrer en possession de la convention pouvoir d’accord, liant les parties. C’est pourquoi, pour donner leur opinion sur la justification du paiement des prestations Cradem, ils se sont référés au code des marchés. Ce qui ne leur a pas permis de conclure que les paiements étaient réguliers ou non.
Mathieu Nathanaël NJOG