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Présidentielle 2011
Le Conseil électoral de Election Cameroon a reçu Sismondji Barlev Bidjocka, qui passe pour le porte-parole de la jeunesse en lieu et place du président du conseil national de la jeunesse, structure contestée et controversée par les jeunes.
Le président d’élection Cameroon (Elecam), le très controversé Samuel Fonkam Azu autant que l’institution dont il a en charge le destin, a reçu hier à 11h, celui qui passe pour être le porte-parole de la jeunesse camerounaise, Sismondi Barlev Bidjocka. Ce dernier s’est fait accompagner par le chargé de la communication et de la trésorière du rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rjc). C’était en présence de la presse et de tous les membres du Conseil électoral d’Elecam. L’entretien a porté sur la participation des jeunes à la prochaine élection présidentielle. Pour le président de la structure chargée de gérer les élections au Cameroun, cette assise entre dans le cadre d’une série de rencontres que le Conseil électoral d’Elecam va poursuivre avec les partis politiques et la société civile en vue de la préparation d’un grand forum sur la question.
Le bureau du Rjc en a profité pour remettre solennellement à l’issue de cet entretien qui a duré une heure, une lettre contenant les aspirations de la jeunesse que le Rjc représente. Les membres du conseil électoral d’Elecam présents étaient - Dr Fonkam Azu’u (président), Njeuma,née Effange Dorothy Limunga, Sadou Daoudou, née Lady Bawa, Abdoulaye Babale, Ejake Mbonda Thomas, Massi Gams Dieudonné. Un pied de nez au Conseil national de la jeunesse, institution née dans la douleur et dont la mise en place est laborieuse. Les espoirs que la jeunesse camerounaise y avait portés se sont évanouis. Et pour cause, les dés ont été pipés depuis l’entame du processus, et les batailles pour les 13 milliards FCFA du budget ont emmené les barons du régime d’imposer leurs protégés, mieux leur progéniture. «Tout ce qui se fait pour les jeunes sans les jeunes est contre les jeunes. Cet organe ne garantit pas un cadre d'épanouissement pour les jeunes. Toutes les associations qui ont protesté ont été priées d'aller se faire voir ailleurs. Voilà pourquoi, nous, la jeunesse avertie, avons dit non au Cnjc en l'état », affirme Sismondi Bidjocka.
Actions d’éclat
Conséquence, en avril 2009, le Rjc a commis un mémorandum en vue de la participation des jeunes au vote de 2011: « voter et défendre notre choix à tout prix », tel est le leitmotiv qui l’accompagne. Par la suite, en novembre 2009, Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise a adressé une lettre interpellative au président d’Election Cameroon dans la perspective des prochaines joutes électorales. Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rjc) qui se veut la vraie plate-forme de la jeunesse camerounaise, en opposition au Conseil national de la jeunesse (d’obédience gouvernementale et inféodée par le pouvoir), avait écrit au président de Election Cameroon (Elecam). Dans une lettre datée du 18 novembre 2009, le porte-parole du Rjc, Sismondi Barlev Bidjocka, appelle à la responsabilité de cette structure chargée d’organiser et de superviser les prochaines échéances électorales, dont la prochaine présidentielle, qui devront participer à renforcer la crédibilité de notre démocratie. «Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise […] vous a interpellé à travers une lettre il y a quelques mois sur les retards à propos du démembrement de votre organe», lit-on. Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise n’entend plus se laisser compter, il affirme sa détermination à être associé à ce processus électoral. On peut donc comprendre pourquoi le Conseil électoral d’Elecam a préféré le Rjc qui pose des actes concrètes au Cnjc plongé dans la torpeur et pas du tout représentatif.
Dans la lettre remise hier au président d’Elecam, le Rjc annonce la mise en place d’un contrôle parallèle et rigoureux du processus électoral. Pour cela, il propose des voies de transparence et d’impartialité dans le processus électoral. Il demande que soit :- remis un reçu à chaque citoyen après chaque inscription sur les listes électorales - mis en lumière du code électoral, outil de travail capital pour toute élection transparente. Le Rjc dit avoir le souci à cet instant d’expliquer aux jeunes ce code électoral, comment s'inscrire, se porter candidat, voter, et surveiller le dépouillement. «Nous allons même expliquer comment la tricherie se fait, et nous ne tolérerons pas que quelqu’un se déclare vainqueur alors qu’il ne l’est pas, ou que vous déclariez vainqueur celui qui ne l’est pas », indique-t-il avec fermeté. Dans cette perspective, le Rjc va d’ailleurs déployer de gros moyens avec le soutien de plusieurs partenaires, car il n’est plus question pour les jeunes d’être des victimes expiatoires des enjeux électoraux. «Par le passé on a accusé la jeunesse d’avoir déserté les urnes. Cette fois, nous sommes déterminés à y retourner et défendre notre choix afin de libérer les énergies pour le développement, et surtout protéger et sensibiliser les jeunes contre les manipulations au vote multiples», affirme Sismondi B. Bidjocka. Seulement s’indigne-t-il : «Mais au Cameroun quand vous dites non, on vous taxe d'opposants (encore que nous n'avons pas peur ou honte de l'être, mais si nous le devenons, nous le ferons savoir avec plaisir »
Défier les politiques
Le Rjc, jeune organisation de la société civile a-t-il les moyens de réussir là où les partis politiques ont échoué lamentablement jusqu’ici ? Le Rjc, indique que faute de pouvoir défendre le vote des électeurs ? «La moindre plainte sera filmée, photographiée, recensée et diffusée sur France 24 et Africa 24 et tous les autres médias avec qui nous avons des partenariats, grâce à un don Japonais qui nous a munis de matériel informatique de pointe. (Modem internet pour avoir les résultats de dépouillement en temps réel, appareils photos, téléphone, fax…). Le but étant à la fin de crédibiliser ou décrédibiliser le processus et le déroulement aux cas ou les choses se seront bien ou mal passées, en prenant l’opinion à témoin.». Avant d’inviter Fokam Azu’u, le président de Elecam Cameroon de ne surtout pas le prendre mal : «Il s’agit de marquer notre détermination à choisir notre président, qu’il soit effectivement le fruit du vote. Autrement aucune force publique ne pourra nous arrêter, aucune».
Elecam qui fait l’objet de critiques acerbes et de discrédits de la classe politique, sait désormais qu’au-delà des élucubrations politiques, le Rjc prenant une avance sur les autres organisations de la société civile a décidé d’anticiper. Car ce mouvement qui revendique de regrouper à ce jour 729 associations de jeunes et 47 000 adhérents, garantit une forte participation des jeunes à la prochaine élection présidentielle. «Nous comptons peser sur le processus électoral et le choix final. Les jeunes sont 75% de la population nationale et donc un poids électoral essentiel», conclut le Rjc. D’ailleurs on se souvient que dans son mémorandum d’avril dernier, le Rjc proposait entre autre déjà : - La fixation du salaire du président de la république à un taux raisonnable connu de tous. - La publication annuelle ou plus, des états de santé du président de la République. -La mise en place d’une procédure de destitution du Président de la République, en cas de mensonge politique, faute grave ou haute trahison -La revue à la baisse du budget de la présidence de la République -Le désenclavement systématique des pistes rurales pour l’acheminement des vivres -La majoration des budgets d’investissement des ministères au détriment du budget de fonctionnement à revoir à la baisse -La fixation des plafonds de consommation de l’eau, l’électricité et le téléphone dans les ministères.
André Som, article publié dans Aurore Plus