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Détournements / Chantier Naval
Déféré au parquet le vendredi 5 juin 2009, le dossier de la deuxième plainte a été retourné à la police judiciaire pour complément des enquêtes.
Jean Simon Ngwang, le directeur financier du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) est encore gardé à vue dans les cellules de la Division régionale de la police judiciaire du Littoral (Drpjl). Il a été déféré au parquet le vendredi 5 juin 2009. Après une journée passée dans les cellules du parquet, le procureur de la république du Tribunal de grande instance (Tgi), Amadou Souley l’a renvoyé à la police judiciaire pour complément d’enquête. Hier, lundi 8 juin, la Drpjl n’avait toujours pas bouclé le dossier. Et pour cause, on a appris que certaines personnes qui devraient être entendus ne l’étaient toujours. Notamment, Zacchaeus Forjindam, l’ex Dg placé en détention provisoire à la prison centrale de Douala depuis le 8 mai 2008 pour une précédente affaire similaire dont le procès a été ouvert depuis le 8 mai 2009. Forjindam aurait refusé d’être extrait de la prison pour venir répondre de cette deuxième plainte dans laquelle il est une nouvelle fois poursuivi par le Cnic. Devant cette obstacle, les dépositions de Jean Lebon Ndoumbé, chef comptable et Charles Kouoh II, commissaire aux comptes du Cnic qui ont déposé comme témoins, semblaient avoir suffi pour éclairer les fins limiers de la Drpjl et incriminés davantage les accusés. On se souvient que Charles Kouoh II est le bourreau des ennuis de la première affaire dans laquelle Zacchaeus Forjindam est accusé de coaction de détournement d’un montant de près d’un milliard avec Mme Njoh Moudio née Massot Rose Constance Angèle et autres (neuf personnes en fuite).
C’est le 1er juin 2009 que le Jean Simon Ngwang est interpellé par les éléments de Drpjl pour être entendu à la suite d’une plainte déposée par le directeur général par intérim de la Cnic, Antoine Bikoro contre lui et Zacchaeus Mungwe Forjindam, l’ex Dg. Le chef d’accusation porte sur la coaction de détournements de deniers publics. Le montant incriminé est de 260 millions Fcfa dont on ne retrouverait pas la lisibilité dans les livres financiers pour la seule période allant de janvier à mars 2003. Pour ces trois mois, ils auraient en coaction signée 17 chèques fictifs. Au moment des faits, Jean Simon Ngwang occupait le poste de Chef du département comptable et financier. A cet effet, on l’implique dans la signature de sept des dix sept chèques qui correspondent à 127 millions Fcfa des 260 millions incriminés. Mais pour ses avocats, il était difficile pour lui de distinguer les fournisseurs tant le fichier fournisseurs était comptait 451 clients.
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager