Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

309 associations créent Conseil national bis

Dissidence

Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise a été créé pour rivaliser avec la plate-forme étatique.

 

Un mémorandum parvenu à notre rédaction, annonce la mise en œuvre d’une plate-forme dénommée : Rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rcj). En son sein se réunissent les jeunes du Cameroun, mouvements associatifs ou non.  Elle a été créée pour élire le porte-parole national de la jeunesse. «Nous sommes aujourd’hui trois cent vingt neuf associations et sept mille quatre cent soixante six adhérents pour ceux qui ont manifesté la volonté de partager la plate-forme née depuis octobre 2008», clame Sismondi Barlev Bidjocka, qui se réclame le porte-parole élu de la jeunesse camerounaise. Les motivations de la création du Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise (Rjc), vont chercher dans l’échec de la mise sur pied d’un Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc) par les jeunes et pour les jeunes, c’est-à-dire un organe non caporalisé par la nomenclature politique en place. «Et non comme c’est le cas actuellement, une structure habitée par le népotisme et contrôlée par l’Etat», soutient Bidjocka.

Le Rcj se veut en fait une organisation rivale  du Cnjc. Car tout comme le Cnjc, le Rcj se définit comme une plate-forme de concertation nationale où se regroupe toute la jeunesse. De même, ces deux mouvements ont les objectifs similaires. «Notre objectif est d’élaborer des propositions propres à notre génération et peser pour leur prise en compte dans les processus de décision», poursuit le porte-parole. Et pour se démarquer du Cnjc, le Rjc dans son mémorandum aux leaders des partis politiques du Cameroun dans la perspective des élections présidentielles à venir, engage la jeunesse d’une forte participation au prochain scrutin. ««Accusée d’avoir déserté les urnes pour les raisons que l’on sait, nous avons décidé d’y retourner pour la prochaine présidentielle et de défendre notre choix», indique le mémorandum.

 

Doléances

Non sans poser les préoccupations d’une jeunesse, abandonnée, meurtrie et en déperdition, mais qui a décidé de prendre on destin en main.  «La jeunesse camerounaise, c'est une jeunesse qui se sent marginalisée et sous estimée, qui demande que ses aspirations soient reconnues », avant de poursuivre : «La jeunesse camerounaise refuse l'infantilisation, car ce type de vision réductrice, conduit soit à la caricature, soit à la stigmatisation. Nous voulons être une jeunesse à la fois libre et engagée ; libre, c'est-à-dire rétive aux embrigadements, aux formatages idéologiques, au prêt à penser», énonce Bidjocka. Avant d’égrener leur chapelet d’exigences : «- La nomination d’un jeune de moins de 35 ans auprès du prochain chef de l’Etat comme chargé des affaires des jeunes. Son rôle sera de vérifier chaque fois la bonne application des politiques des jeunes, et la prise en compte de leurs propositions ; Une rencontre annuelle entre les jeunes et le chef de l’Etat avec échange direct à la télévision nationale ; Un dialogue permanent entre les instances de jeunesse et l’Etat ; Un ministre de la Jeunesse âgé de 37 ans au plus ; La construction de deux stades olympiques ; Un fonds de subvention pour le fonctionnement des associations des jeunes sur la base d’un annuaire mis à jour tous les deux ans » Et pour cause ,le Rjc révèle dans le mémorandum que les jeunes ont pris conscience de leur poids démographique. « Les jeunes sont 75% de la population nationale et donc un poids électoral essentiel.»

Avec cette sortie qui arrive en prélude au début des élections des organes décentralisés du Cnjc, le Rcj fait un véritable pied de nez à son rival. Car, elle anticipe sur les réflexions du Cnjc dont la mise en place accuse un énorme retard. Le Cnjc est une prescription du chef de l’Etat dans son discours à la jeunesse du 10 février 2007. La fin du processus de sa mise sur pied était annoncée pour fin 2008. L’échéance n’ayant pas été tenue, il sera donné au ministre Adoum Garoua le délai de 2009 pour la mise en fonctionnement du Cnjc. C’est alors que la tenue de l’Assemblée générale adoptive des textes de base, le 16 janvier 2009, va marquer le déclenchement de la longue et difficile marche vers le Cnjc. Pour cela, il a fallu attendre que les textes reçoivent l’onction de la Primature et de la présidence de la République.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article