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Justice - Emeutes de février 2008
L’audience criminelle de la Cour d’appel du 20 mars 2009 portait sur l’examination in chief et la cross examination des témoins de la partie civile.
Pour le témoin Pierre Eboumbou, directeur des installations à la société des plantations de Mbanga (Spm), Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste Lapiro de Mbanga avait été contacté au téléphone par leur avocat conseil, feu Me Makembé pour exploiter sa popularité afin de calmer les tensions des émeutiers décidés à tout saccager sur leur passage, particulièrement les intérêts français. Ce qui explique le fait que dès la deuxième attaque des émeutiers dans les plantations de la Spm, le cortège sécuritaire va lors de sa descente dans les plantations trouver Lapiro de Mbanga en pleine négociation avec les jeunes vandales qui prendront la poudre d’escampette à leur arrivée. Lors de la troisième attaque, les vandales vont se diriger à la direction générale de la Spm qu’ils vont saccager sans ménagement. Alerté, le cortège sécuritaire va descendre sur les lieux où ils vont retrouver à nouveau Lapiro de Mbanga filmant les dégâts avec son caméscope après la fuite des vandales.
Les jeunes de Muyuka mobilisés par leur chef pour sauvegarder les biens de la Spm qui fait la fierté de leur village, vont arriver sur les lieux avec du retard. Et n’apprécieront pas que Lapiro leur filme. C’est ainsi qu’ils vont arracher le caméscope remis entre les mains du commandant de compagnie de gendarmerie avant de l’endommager. Pour le directeur des installations de la Spm, il ne fait aucun doute que Lapiro Mbanga a essayé tant bien que mal de mener la mission a lui confié par feu Me Makembé, «il n’y est pas arrivé parce que la situation était plus forte que lui, tout comme pour la vingtaine des vigiles de la Spm», déclare-t-il.
La chefferie Balong soupçonné
Bien avant, Jacques Mbonjo, le maire de Mbanga va reconnaître que n’eût été l’intervention de Lapiro de Mbanga, la maire aurait été incendiée par les vandales en furie. Seulement, il va déduire que la présence de Lapiro en ces lieux et le fait qu’il a été écouté par les vandales, traduit le fait qu’il était le chef de ces vandales. Pourtant, en sa qualité de chef de quartier 8, auxiliaire de l’administration et homme populaire qui est l’identité de la ville de Mbanga, Lapiro de Mbanga dit «être le plus malheureux devant cette situation et celui qui a tout à perdre si cette ville était détruite».
La seule contradiction viendra de Eyambe Ebéné, un habitant de Mbanga qui dira avoir vécu en directe la mise en flamme du Centre divisionnaire des impôts (Cdi) de Mbanga. De son témoignage, il ressort que Lapiro de Mbanga est celui qui a transporté les bidons d’essence qui ont servi à cette salle besogne. Seulement, il n’a pu identifier aucun des pyromanes complices, ni estimer le temps mis, ni le nombre des vandales, ni décrire de quoi était fait la porte principale du Cdi. Pis encore, il va affirmer ne pas avoir identifié le moto-taximan qui avait transporté Lapiro de Mbanga. Ce qui est contradictoire du témoignage fait par le chef du canton Balong à l’audience du 11 mars 2009. Il a affirmé que sieur Eyambé Ebéné lui avait donné au téléphone et sur le feu de l’action le nom du moto-taximan. En la personne du surnommé Tigana. Pour Lapiro de Mbanga, Eyambé, conseiller des affaires foncières du chef Balong et ce dernier avaient tout intérêt à ce que le Cdi soit détruit, car ils n’ont jamais apprécié le fait que l’Etat n’ait pas dédommagé cette communauté sur l’acquisition de cette parcelle où a été construit le Cdi.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager